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Je lis, j'écoute

Oui, je sais, vous n'avez pas eu le temps d'aller lire "pourquoi j'ai tué Pierre ?". Tant-pis j'ai envie de vous en parler un peu quand même.
Olivier est un petit garçon élevé dans une famille libertaire, dont les aspirations tournent autour d'un éventuel retour à la terre. Leur sexualité est vécue très librement, c'est intéressant de lire le ressenti de l'enfant sur cette question d'ailleurs.
D'après ce qu'en dit Olivier, ses parents sont "anti-curés" pourtant Pierre (curé de gauche) entrera dans leur vie. C'est un personnage chaleureux et sympathique, il deviendra l'ami de chacun dans la famille, et surtout celui d'Olivier. Olivier comme beaucoup d'enfant est ravi de cette amitié avec un adulte, il se sent exister, il se sent important, il aime cette relation où l'on tient compte de lui et de ses besoins. Pierre est un adulte qui partage beaucoup avec lui. C'est à neuf ans qu'a lieu la rencontre avec son nouvel ami, quand il aura 12 ans Pierre abusera de lui et le marquera de façon indélébile.
Si vous lisez la BD vous comprendrez facilement dans quel piège Olivier est tombé. Il considère que Pierre est son ami, et quand il lui demande un massage, il est étonné, trouve cela étrange, la situation le gêne, mais il dira oui, parce qu'il aime cet adulte qui est spécial pour lui, il se sent son ami, et refuse-t-on quelque chose à un ami ?
C'est une manière de voir la pédophilie, qui peut également expliquer qu'un enfant se laisse piéger, ce n'est pas une agression qui vient brutalement de l'extérieur à laquelle on pourrait dire non parce qu'elle est incompréhensible et terrorisante, c'est plus complexe, plus difficile.

Catherine Dumonteil Kremer





Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 05:59

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J'ai passé un très bon moment à lire cette BD, il s'agit du prix du public du festival d'Angoulême 2007.
Encore une occasion pour un adulte de prendre contact avec ses sentiments son vécu d' enfant, je ne veux pas aller plus loin et dévoiler le sujet. Olivier raconte sa vie et un évènement qui le marquera dans sa chair de façon définitive.
Voici une réflexion que j'ai retenue "Un môme c'est de la pate à modeler, tu poses tes doigts l'empreinte reste".
Vous resituerez cela dans le contexte, lisez-le ou faites le acheter par votre bibliothèque...  Et venez raconter ce que vous en avez pensé, ce que vous avez ressenti.
Bonne journée !

Catherine Dumonteil-Kremer
Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /Fév /2007 08:55

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C'est ML qui m'a parlé de cet ouvrage, et comme cela faisait un moment que nous nous interrogions sur le fait d'avoir des enfants et d'être "éveillé", nous voilà satisfaites...

Enfin presque ! Je garde pour ma part les pieds sur terre, et je me pose toujours des questions quand on me parle d'éveil (au sens spirituel du terme). En tout cas, ce que j'ai remarqué c'est qu'apparemment on n'accède pas à l'éveil quand on a des enfants.

Tout comme les grands pédagogues,  les "éveillés" ne semblent pas s'être beaucoup frottés à "leurs" enfants. J'attends cependant vos commentaires qui ajoutent souvent des éléments d'informations intéressants. Attention, je commence à vous connaitre, je n'ai pas dit que les grands pédagogues n'ont pas eu d'enfants, j'ai dit qu'ils ne s'y sont pas frottés, ils se sont peu occupés de leurs propres enfants. Pourtant tous ces auteurs ou maîtres spirituels se sont exprimés sur le sujet de l'éducation.

Katie Byron elle, a des enfants, et ce qu'elle en dit me pousse à croire qu'elle est poussée par la pratique bien plus que par la théorie.

Ecoutez plutôt :"Notre partenaires, nos enfants, et nos parents sont les mentors les plus éloquents que l'on puisse espérer. Ils nous dévoileront encore et encore, les vérités que nous ne souhaitons pas voir, et ce jusqu'à ce que nous les saisissions."

"Les gens me demandent souvent si j'adhérais à une religion quelconque avant 1986, je leur réponds : Oui au culte "mes enfants devraient ramasser leurs chaussettes."

"La réalité était que, jour après jour, mes enfants laissaient traîner leurs chaussettes partout, malgré toutes ces années passés à prêcher, à les harceler, à les punir. J'ai pris conscience que si je ne voulais pas de cela par terre, c'était moi qui devait les ramasser. Mes enfants filaient le bonheur parfait avec leurs bas semés ça et là. A qui cela posait-il pb ? à moi. C'était mes idées à propos des chaussettes par terre qui me compliquaient la vie, pas les chaussettes en soi."

Katie explique alors que le jour où elle a ramassé elle-même les chaussettes avec plaisir ses enfants se sont mis à suivre.

J'aime beaucoup cette manière de voir le lâcher prise, ça semble simple n'est-ce pas ? C'est la base de mon travail de parent, travailler sur moi pour lâcher les attentes, les lâcher complètement. Le travail commence en moi, ce n'est pas facile, je crois que ça l'est beaucoup moins que ce que Katie prétend. D'ailleurs je ne la rejoins pas sur l'ensemble de son livre. Mais si vous y trouvez de l'aide, tant mieux...

Elle évoque des notions connues qu' elle a rebaptisées, elle part à la recherche des projections en pratiquant des "inversions", se demande à qui est le pb à sa façon, se connecte à la réalité pas à des conceptions de la réalité, ou à des conditionnements. Elle nous invite à investiguer nos pensées, nos ressentis !

Un livre qui ne manque pas d'intérêt pour tous les adpetes de la secte de ceux qui veulent que les enfants ramassent leurs chaussettes ;-)))))

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

 

Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 10:45

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Il est petit, facile à lire, comme tous les pratiques jouvence. Il s'agit de la retranscription d'une conférence que j'avais beaucoup aimée. Le livre reprend toutes les bases de la cnv avec l'humour et la chaleur de Marshall.

Malgré son titre, ce petit ouvrage n'est pas seulement destiné aux enseignants, Marshall y évoque son expérience dans les pays en guerre, raconte des anecdotes concernant le couple, les enfants, il aborde de nombreux sujets.

Je suis toujours impressionnée de voir à quel point Marshall est plein d'amour et d'attention, on peut trouver le processus de la cnv un peu lourd et difficile à appréhender mais ce qu'en fait Marshall Rosenberg est assez exceptionnel !

Bonne lecture !

Catherine Dumonteil Kremer

Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 08:46

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