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Je lis, j'écoute

C'est ML qui m'a parlé de cet ouvrage, et comme cela faisait un moment que nous nous interrogions sur le fait d'avoir des enfants et d'être "éveillé", nous voilà satisfaites...

Enfin presque ! Je garde pour ma part les pieds sur terre, et je me pose toujours des questions quand on me parle d'éveil (au sens spirituel du terme). En tout cas, ce que j'ai remarqué c'est qu'apparemment on n'accède pas à l'éveil quand on a des enfants.

Tout comme les grands pédagogues,  les "éveillés" ne semblent pas s'être beaucoup frottés à "leurs" enfants. J'attends cependant vos commentaires qui ajoutent souvent des éléments d'informations intéressants. Attention, je commence à vous connaitre, je n'ai pas dit que les grands pédagogues n'ont pas eu d'enfants, j'ai dit qu'ils ne s'y sont pas frottés, ils se sont peu occupés de leurs propres enfants. Pourtant tous ces auteurs ou maîtres spirituels se sont exprimés sur le sujet de l'éducation.

Katie Byron elle, a des enfants, et ce qu'elle en dit me pousse à croire qu'elle est poussée par la pratique bien plus que par la théorie.

Ecoutez plutôt :"Notre partenaires, nos enfants, et nos parents sont les mentors les plus éloquents que l'on puisse espérer. Ils nous dévoileront encore et encore, les vérités que nous ne souhaitons pas voir, et ce jusqu'à ce que nous les saisissions."

"Les gens me demandent souvent si j'adhérais à une religion quelconque avant 1986, je leur réponds : Oui au culte "mes enfants devraient ramasser leurs chaussettes."

"La réalité était que, jour après jour, mes enfants laissaient traîner leurs chaussettes partout, malgré toutes ces années passés à prêcher, à les harceler, à les punir. J'ai pris conscience que si je ne voulais pas de cela par terre, c'était moi qui devait les ramasser. Mes enfants filaient le bonheur parfait avec leurs bas semés ça et là. A qui cela posait-il pb ? à moi. C'était mes idées à propos des chaussettes par terre qui me compliquaient la vie, pas les chaussettes en soi."

Katie explique alors que le jour où elle a ramassé elle-même les chaussettes avec plaisir ses enfants se sont mis à suivre.

J'aime beaucoup cette manière de voir le lâcher prise, ça semble simple n'est-ce pas ? C'est la base de mon travail de parent, travailler sur moi pour lâcher les attentes, les lâcher complètement. Le travail commence en moi, ce n'est pas facile, je crois que ça l'est beaucoup moins que ce que Katie prétend. D'ailleurs je ne la rejoins pas sur l'ensemble de son livre. Mais si vous y trouvez de l'aide, tant mieux...

Elle évoque des notions connues qu' elle a rebaptisées, elle part à la recherche des projections en pratiquant des "inversions", se demande à qui est le pb à sa façon, se connecte à la réalité pas à des conceptions de la réalité, ou à des conditionnements. Elle nous invite à investiguer nos pensées, nos ressentis !

Un livre qui ne manque pas d'intérêt pour tous les adpetes de la secte de ceux qui veulent que les enfants ramassent leurs chaussettes ;-)))))

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

 

Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 10:45

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Il est petit, facile à lire, comme tous les pratiques jouvence. Il s'agit de la retranscription d'une conférence que j'avais beaucoup aimée. Le livre reprend toutes les bases de la cnv avec l'humour et la chaleur de Marshall.

Malgré son titre, ce petit ouvrage n'est pas seulement destiné aux enseignants, Marshall y évoque son expérience dans les pays en guerre, raconte des anecdotes concernant le couple, les enfants, il aborde de nombreux sujets.

Je suis toujours impressionnée de voir à quel point Marshall est plein d'amour et d'attention, on peut trouver le processus de la cnv un peu lourd et difficile à appréhender mais ce qu'en fait Marshall Rosenberg est assez exceptionnel !

Bonne lecture !

Catherine Dumonteil Kremer

Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 08:46

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J'ai souvent l'impression que mon lit est un nid, il n'y a encore pas si longtemps mes trois filles y venaient, discuter, jouer, rire, faire des câlins avec moi...

Ce lit c'était un refuge, un véritable lieu chaud et tendre... La semaine dernière j'ai regardé un documentaire sur Simone Veil, dés les premières minutes on l'entend dire "mon plus grand fantasme c'est d'avoir un loft avec un grand lit rond où toute ma famille pourrait venir", et elle se met à expliquer que pour elle son lit est un radeau où les enfants viennent contre les parents.

On la voit d'ailleurs deviser avec une amie, rencontrée dans les camps allongée sur son lit. Ce que dit cette dernière est étonnant."Je ne t'enviais pas d'être arrivée là avec ta mère, moi je n'aurai pas pu, je me sentais libre, je n'avais plus personne." Elles étaient de jeunes adolescentes de dix- sept ans, mais elles n'avaient vraisemblablement pas reçu la même "éducation" de la part de leurs parents. Simone Veil adorait sa mère, elle dit d'ailleurs n'avoir jamais pu accepter sa mort, c'est cette mère qui faisait que sa vie d'enfant était plus humaine.

On peut se demander comment était le quotidien de son amie, pour qu'elle en arrive à se sentir libre dans un lieu aussi terrifiant...

Bonne journée à tous.

Catherine Dumonteil Kremer

 

Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /Nov /2006 07:48

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Je devrais ajouter, "je regarde" parce-que j'adore le cinéma !

Le dernier film que j'ai vu avec mes enfants c'est "L'homme de sa vie" de Zabou Breitman. Je ne veux pas vous raconter ce film, simplement vous dire, que je l'ai ressenti plus que regardé. Je trouve le regard de Zabou très sensuel-sensoriel. On voit pas mal de pieds nus, des petits pieds et des grands, des qui marchent sur le carrelage froid, ou sur les parquets qui craquent, des pieds tout doux tout petits qui vont rejoindre maman dans son lit.

Il y a ce voile tout simple, bousculé par le vent qui n'a cessé d'attirer mon regard, et puis il y a cette magnifique scène où Charles Berling s'allonge aux côtés de son père mourant, un père qui l'a renié, blessé, et qu'il rejoint malgré tout à la fin  de sa vie, ressentant peut-être qu'il ne reste de lui que l'essentiel.

Il y a cette torture que procure le sentiment amoureux !

Allez le voir si ça vous tente, c'est un merveilleux spectacle doublé d'une sensibilité rare...

Catherine Dumonteil Kremer

Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 07:10

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