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"Vous n'êtes pas ma famille, je n'ai pas envie de faire partie de votre famille, vous êtes tous des ratés, des pauvres cons, je vous déteste tous..."
Comment vous sentiriez-vous si votre enfant à l'âge de dix- huit ans vous parlait ainsi ?
C'est Dwane, un des personnages principaux de ce petit bijou d'optimisme et de tonus qu'est le film "Little miss sunshine" qui s'exprime ainsi.
Et la scène où il entre dans  une énorme crise de rage fait partie de mes favorites. Elle montre une évidence : après une grosse déception on peut être terriblement en colère et s'en prendre à tous ceux qui sont là, la famille de Dwane est sa première cible. Mais c'est une famille aimante, et compréhensive, ça mérite d'être souligné, même s'il s'agit de cinéma. La situation problématique trouvera une issue inattendue émouvante de simplicité, mais je vous en laisse la surprise.

La deuxième scène que j'ai particulièrement aimée, c'est celle où toute la famille soutient Olive, c'est la scène finale, et c'est une magnifique preuve d'amour inconditionnel...
Je ne vous en dis pas plus, le film est sorti en DVD et il vaut vraiment la peine d'être vu, ici toute la famille a été enthousiaste !!!

Vous me raconterez vos impressions ?
Bonne journée.

Catherine Dumonteil Kremer
Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 07:03

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"J'ai tout essayé : les explications, la douceur, les cris, l'isolement rien ne marche, il n'y a que la fessée, ou la gifle que mes enfants "comprennent.""
J'ai vraiment très fréquemment entendu cette affirmation désespérée formulée très spontanément par certains parents.
Si je l'observe d'un peu plus près, je me pose trois questions. La première : Comment un enfant peut-il comprendre un coup, ou même comprendre en recevant un coup ? La deuxième : Lorsque l'on affirme avoir "tout" essayé, est-ce juste ? La troisième : A-t-on vraiment cherché à explorer les solutions possibles ou seulement celles dans lesquelles nous croyons, celles qui nous ont été léguées par nos parents ?

Vous le savez probablement, la fessée ne fait qu'engendrer un stress profond à l'enfant, il a peur, se paralyse quelquefois, il ne comprend absolument pas la situation, par contre il fait l'expérience de ce que la personne qui l'aime et le protège, celle en qui il a confiance, dont il est terriblement dépendant, peut lui faire mal physiquement.
Un fossé commence alors à se creuser, quand les coups sont l'unique solution, quand les parents ne sont pas soutenus et qu'ils portent seuls leurs blessures d'enfant, quand l'épuisement, les soucis sont là comme des parasites en quasi permanence, la colère n'est jamais loin, les enfants sont souvent frappés, ils développent alors des conduites d'évitement, n'ont plus confiance en leurs parents, en eux-mêmes.
Un des nombreux retentissements des coups, fessées, claques, tapes sur la main, sur la couche, etc... C'est qu'ils apprennent une façon d'être à nos enfants. En les frappant nous leur apprenons tout simplement à frapper aussi, nous leur apprenons la violence. Nous sommes des modèles très influents pour les bambins, on pourrait même dire que ce qu'ils expriment vient très souvent de nous, de notre histoire, et de notre façon de nous conduire avec eux.
Qui ne s'est pas un jour reconnu dans les paroles formulées par un tout petit ?  Votre enfant enregistre tout depuis très longtemps, ce qu'il entend, ce qu'il ressent, un jour vient le temps de la restitution et des grosses surprises.

A-t-on tout essayé ? J'ai connu une époque où des psychanalystes influants ont porté au pinacle la parole, le dialogue, les explications dans la relation aux enfants. Il fallait parler, parler, et encore parler, dés la naissance de l'enfant. Il comprenait, c'était une évidence.
Evidemment parler, c'est infiniment mieux que frapper. Mais je ne crois pas que cette parole salvatrice ait empêché les parents de donner des fessées à leurs enfants, d'une part parce qu'il y a reproduction de la violence éducative de génération en génération, d'autre part parce qu'expliquer quoique ce soit à un enfant de deux ans, ou bien à un bébé de dix huit mois ne l'a jamais empêché à ce que je sache, d'agir à sa guise.
Il veut quelque chose de tout son être, et ne peut absolument pas résister à ce que son moteur interne lui dicte de faire. Il est dans l'incapacité d'intellectualiser quoique ce soit.
Je me rappelle d'Aletha Solter qui disait lors d'une de ses interventions que les enfants ne répondent pas aux injonctions verbales avant sept ans.
Ceci correspond pleinement à mon expérience. Il peut arriver qu'un tout petit réagisse favorablement à des explications, mais il est vraiment primordial de comprendre que cela ne fonctionnera pas à tous les coups et que les solutions efficaces ne sont pas là. Expliquer simplement, et demander sont des étapes, en ne les oubliant pas, notre enfant prend l'habitude de la parole. Mais elles ne peuvent être considérée comme des solutions à part entière.
Elles vont pourtant parfois nous conduire à la colère, le classique "Il ne m'écoute pas", "il me provoque" conduisent à penser que nous attendons d'un tout petit que non seulement il écoute, mais aussi qu'il tienne compte immédiatement de ce que nous venons de lui dire, et qu'il "obéisse" aussitôt.
Or nous sommes là pour aider l'enfant à grandir, et grandir ne signifie pas apprendre à se soumettre. Cela signifie plutôt être en contact avec soi et les autres et apprendre à rechercher un équilibre entre nos besoins, ceux des autres, savoir établir des priorités, devenir conscient...
Qui a dit que c'était facile ? Evident ? Je suis toujours à la recherche de cet équilibre, chaque jour, à chaque minute qui passe même. C'est d'autant plus ardu que je ne l'ai pas appris dans mon enfance. Je n'avais pas vraiment d'autres choix que celui d'obéir.
Les autres solutions, (vous en trouverez toute une liste dans mon petit livre "Poser des limites à son enfant et les respecter" aux éditions Jouvence),
dépendent de la situation.
Pourriez-vous créer un jeu autour de cette situation ?
Pouvez-vous remplacer l'objet désiré par un autre ?
En dehors des situations conflictuelles, savez-vous proposer des activités nourrissantes à vos enfants ?
Comment vous sentez-vous à l'idée de contenir fermement mais tendrement votre enfant pour éventuellement l'empêcher de commettre une action que vous jugez inacceptable ?

Il y aurait d'autres questions à se poser, le sujet est vaste...
Pour le compléter un peu vous trouverez sur ce blog d'autres articles notamment sur la punition, les conséquences (1 et 2) et sur le site de La Maison de l'Enfant un article sur le time out (mise à l'écart) par Aletha Solter.
Bon week-end à tous.

Catherine Dumonteil Kremer


















Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 08:34

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"C'est un pays tout blanc où il n'y a que des mamans, où il ne vient que des enfants ou bien encore quelques grands qui viennent rechercher le temps, le temps d'avant. C'est un pays tout doux, où il n'y a que des genoux et des mains tendres autour de vous, de la chaleur dessus dessous, c'est plein de baisers dans le cou, de rires fous"

C'est un extrait de la fameuse chanson d'Anne Sylvestre, et ça se termine par "ce pays-là c'est le beau pays du lait".


Tiens j'y retournerai bien un peu moi avec mes filles au beau pays du lait.

Cette magnifique chanson est tirée de l'album "Fabulettes à manger" (Bénédicte tu te demandais, et bien voilà, inutile de chercher...)

Chantez bien !

Catherine Dumonteil Kremer
Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 08:53

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L'école pourrait être un lieu de vie très riche pour les enfants et les adultes.
C'est une histoire qui démarre assez bien : les enfants adorent apprendre, les adultes sont motivés, aiment travailler avec eux, sont parfois passionnés par leur discipline.
Et pourtant tout ça ne fonctionne pas très bien... Si mes enfants ne vont pas à l'école c'est aussi parce que l'institution laisse ses enseignants faire face à des situations ingérables et ne prévoit que très peu de soutien pour eux.
Les enseignants qui débutent sont souvent déracinés, mutés à des centaines de kms de chez eux, ils se voient souvent attribuer des classes difficiles, et se retrouvent hurlant et désespérés, face à des groupes d'adolescents cumulant les difficultés et déchargeant leur agressivité sur ces adultes qui devront rapidement choisir la voie de la séduction, ou celle de l'autoritarisme pour survivre. Une troisième voie existe pourtant !
Avec une agrégation ils seront à peu près assurés de travailler en lycée où les jeunes ont d'autres attentes, et sont un peu mieux lotis.
Cela dit n'est-ce pas un peu paradoxal que les plus qualifiés se retrouvent avec les classes les plus simples à gérer ?
Encore un paradoxe de cet ascenseur social qui ne joue plus son rôle depuis longtemps...

Bonne journée.

Catherine Dumonteil Kremer


Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 08:22

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