journeesansfessee.gif

 

leslivres.gif

ça fait longtemps que je suis fascinée par les femmes qui en ont aidé d'autres à découvrir leur sexe, ça a l'air tout simple mais ça ne l'est pas tant que ça.

J'ai commencé par lire "Le rapport Hite" sur les femmes, si vous ne l'avez pas lu, et que vous avez l'occasion de le faire, ne vous en privez pas, les témoignages des femmes parlant de leur plaisir intense sont savoureux et instructifs ! Je crois qu'il est en poche ce bouquin maintenant, aux éditions j'ai lu bien être, publié sous le tire "Le nouveau rapport Hite".

 

Grâce à Christian, un ami, j'ai pu lire un vieux bouquin intitulé "L'orgasme au féminin" publié sous la direction de Christine L'heureux, vraiment très chouette aussi avec pas mal de témoignages de femmes, de magnifiques dessins représentant des sexes féminins...etc... Ce livre retrace des expériences de vieilles routières des années soixante- dix, époque où certains groupes de femmes étaient organisés autour de l'orgasme, et où on se masturbait en coeur ! La découverte de l'orgasme clitoridien était pour certaine un choc, tant elles vivaient dans la croyance qu'une simple pénétration les conduirait au septième ciel, tant elles s'étaient résignées à ne quasiment rien ressentir, tant aussi elles vivaient cela comme normal, banal. Il y en a qui en ont fait des chansons d'ailleurs :"Quatre vingt quinze fois sur cent la femme s'emmerde en baisant...". Ces pionnières ont diffusé un autre type de message : oui les femmes peuvent jouir aussi facilement et intensément que les hommes, si elles n'ont pas d'orgasme, c'est que leur partenaire est mal informé, ou bien qu'elles n'osent pas prendre la situation en main.

Troisième bouquin sur ma route, il est plus récent celui-là : "Les monologues du vagin" de Eve Ensler, j'y ai retrouvé la même authenticité dans les témoignages féminins à propos du vagin, si mystérieux quelquefois, bafoué, incompris, jugé, et pourtant source de plaisirs et de vie.

Dans ce livre j'ai trouvé une référence à Betty Dodson, une américaine , qui a permis à des centaines de femmes de mieux connaitre leur sexe. Et vous savez quoi ? Il y a quelques jours ARTE a diffusé un théma "vieillir et jouir sans rougir", encore une émission pleine d'humanité !

Ce que j'ai adoré dans le deuxième reportage, c'est voir Betty Dodson que j'ai reconnue, et j'en suis sûre quelques autres membres de sa bande de femmes qui ne s'en laissent pas raconter sur la sexualité. Leur propos est encore bien plus intrigant quand on connait leur âge : je crois que Betty a 76 ans, j'ai entendu parler des femmes de 85 ans, toutes avaient je pense plus de 65 ans et un sexe en état de marche, une libido encore, et une grande envie de vivre des relations sexuelles.

A un âge où la solitude les frappe bien plus, beaucoup étaient veuves, d'autres venaient de rencontrer l'amour tardivement, d'autres vivaient des relations étonnantes (Betty et son jeune amant vivent une expérience très particulière qui demande à chacun tolérance et respect, ils n'ont que quarante ans d'écart...) à un âge où on ne les voit plus, combien d'entre elles décrivent cette non existence de la personne âgée, la terrible indifférence du monde à leur égard, elles luttent ces femmes, afin que leur génération existe dans toutes ses dimensions. C'est  sûrement grâce à elles que ma vieillesse sera  plus excitante, et la vôtre aussi je pense.

Un  des commentaires dans l'émission disait ceci en substance : lorsque la génération du baby boom aura atteint 65 ans, il y aura énormément de femmes âgées, il y a des chances pour que ces femmes assument leurs besoins de sexe, pour qu'elles soient plus ouvertes aux relations sexuelles avec d'autres femmes, ou qu'elles trouvent des partenaires plus jeunes, qu'elles devront peut-être partager !

Comme le disait Pierrot :"Etonnant NON ?"

Bonne journée

Catherine Dumonteil Kremer

Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 11:35

Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire

Ma réponse à une maman inscrite au groupe Parents Conscients :

"

..."ça semble difficile de vivre avec un petit bambin qui commence à se déplacer, d'ailleurs c'est apparemment à ce moment-là que les parents commencent à "taper", beaucoup de tapes sur la main sont données à cet âge, avec les meilleures intentions qui soient. 

 

Pour moi ce pb a deux dimensions, celle qui me concerne en tant que parent : ce que j'attends de mon enfant (est-ce réaliste ? Pourquoi ses attentes ? Comment ai-je vécu cette période de ma petite enfance ? ) dans les faits il y a pas mal de questions à se poser, pourquoi cet agacement ? Pourquoi cette colère ? Qu'a-t-il fait ce petit-là si ce n'est son "travail d'enfant en croissance". Une force intense est à l'oeuvre en lui, elle lui dit : explore, découvre, touche, expérimente, fais tout ce qui est en ton pouvoir pour apprendre et comprendre, pour entrer dans ce monde fascinant. Tout ceci n'est pas conscient, c'est juste une image que je te donne, personnellement elle m'aide à comprendre les petits avec leurs désirs, leur impétuosité, leur « vouloir », ils veulent si fort, si intensément quelquefois ! ça m’énervait beaucoup ces « je veux » en boucle, avant que je comprenne et ressente à quel point il n’y avait eu que peu de place pour mes désirs, mes «  je veux » quand j’étais enfant.

 

La plus grande partie du pb m’appartient quand je veux absolument que mon enfant de quinze mois « fasse ou ne fasse pas », ce sont mes propres blessures qui se manifestent et elles n’ont pas grand chose à voir avec mon enfant. Mon enfant grandit et fait ce que son moteur interne lui commande de faire, il découvre par tous les moyens, il demande ce dont il a besoin, il l’exige même, on peut lui faire confiance.

 

L’autre dimension c’est notre attachement à certains objets, livres, disques, ordinateurs, que sais-je encore, notre attachement aux autres en général, nous ne voulons pas que notre enfant agresse les autres, ou qu’il détruise certains objets que ce soit les nôtres ou ceux des autres.

 

C’est une question épineuse, qui engendre parfois pas mal de discussions entre les parents. Il y a ceux qui ne veulent rien changer chez eux, et d’autres qui déménagent leurs maisons à la cave en attendant des jours meilleurs ;-))))

 

Les solutions pour lesquelles nous optons n’ont que peu d’importance en définitive, celui qui ne veut rien changer devra probablement pendant cette période courir beaucoup après son enfant, et trouver des solutions alternatives d’un autre côté,son enfant s’acclimatera vite à la fragilité de certains objets, il apprendra à se servir de ce qui est technique facilement, s’il est accompagné depuis l’âge de la marche bien entendu, j’admire les parents qui le font.

 

J’ai opté pour un juste milieu, entre garder un maximum d’objets chez moi, et scotcher un tapis souris sur ma colonne d’ordi (pas facile de taper un document quand un enfant vient expérimenter l’usage des interrupteurs !) et ma foi, j’ai survécu à trois enfants en pleine santé avec un grand désir de découverte.

 

Quand les enfants s’apprêtaient à faire quelque chose, comme par exemple, casser un vase ou quoique ce soit d’autre, je m’écriais « attends » et j’empêchais mon enfant de le faire avec douceur, considérant que ce que son moteur lui dicte de faire ce n’est pas « casse ce vase pour ennuyer ta mère » mais plutôt « essaie de voir ce qui se passe si tu lances cet objet au sol, c’est si excitant de lancer et de voir tomber ! » Tu vois ce que je veux dire ?

 

A chaque fois que j’ai fait autrement, à chaque fois que j’ai crié, (ce qui m’arrive encore) j’ai fait peur à mes enfants, et j’ai généré en eux un doute, un doute à propos d’eux mêmes, tout ce que je suis me dicte de le faire, et ma mère me fait peur.

 

Il y a beaucoup de petits trucs à mettre en œuvre pour la, pose de limite (c’est pour en faire un petit catalogue que j’ai écrit « Poser des limites à son enfant et le respecter » ) mais tous les trucs de la terre ne remplaceront pas l’introspection que l’on peut faire quand on est parent, les trucs aident à vivre au quotidien, ils nous aident quand on n’en peut plus, quand on se sent devenir violent avec ses enfants. Mais le travail sur nous, est d’une efficacité considérable, je ne peux pas te dire le nombre de fois, ou travaillant un pb précis de mon enfance, je voyais cette même difficulté disparaître immédiatement du comportement de mes enfants.

 

Dans cette relation parents enfants il y a tant de richesses à trouver sur nous mêmes, on se découvre, on a la chance de redevenir nous mêmes, avant d’aborder la vieillesse, d’être presque en pleine possession de nos moyens. Et le voyage commence au moment où on se met en rogne n’est-ce pas ?

 

Dans le fond il y a une bonne nouvelle là dedans.

 

Bon courage."

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

 

 

 

 

Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 11:29

Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire

C'est ML qui m'a parlé de cet ouvrage, et comme cela faisait un moment que nous nous interrogions sur le fait d'avoir des enfants et d'être "éveillé", nous voilà satisfaites...

Enfin presque ! Je garde pour ma part les pieds sur terre, et je me pose toujours des questions quand on me parle d'éveil (au sens spirituel du terme). En tout cas, ce que j'ai remarqué c'est qu'apparemment on n'accède pas à l'éveil quand on a des enfants.

Tout comme les grands pédagogues,  les "éveillés" ne semblent pas s'être beaucoup frottés à "leurs" enfants. J'attends cependant vos commentaires qui ajoutent souvent des éléments d'informations intéressants. Attention, je commence à vous connaitre, je n'ai pas dit que les grands pédagogues n'ont pas eu d'enfants, j'ai dit qu'ils ne s'y sont pas frottés, ils se sont peu occupés de leurs propres enfants. Pourtant tous ces auteurs ou maîtres spirituels se sont exprimés sur le sujet de l'éducation.

Katie Byron elle, a des enfants, et ce qu'elle en dit me pousse à croire qu'elle est poussée par la pratique bien plus que par la théorie.

Ecoutez plutôt :"Notre partenaires, nos enfants, et nos parents sont les mentors les plus éloquents que l'on puisse espérer. Ils nous dévoileront encore et encore, les vérités que nous ne souhaitons pas voir, et ce jusqu'à ce que nous les saisissions."

"Les gens me demandent souvent si j'adhérais à une religion quelconque avant 1986, je leur réponds : Oui au culte "mes enfants devraient ramasser leurs chaussettes."

"La réalité était que, jour après jour, mes enfants laissaient traîner leurs chaussettes partout, malgré toutes ces années passés à prêcher, à les harceler, à les punir. J'ai pris conscience que si je ne voulais pas de cela par terre, c'était moi qui devait les ramasser. Mes enfants filaient le bonheur parfait avec leurs bas semés ça et là. A qui cela posait-il pb ? à moi. C'était mes idées à propos des chaussettes par terre qui me compliquaient la vie, pas les chaussettes en soi."

Katie explique alors que le jour où elle a ramassé elle-même les chaussettes avec plaisir ses enfants se sont mis à suivre.

J'aime beaucoup cette manière de voir le lâcher prise, ça semble simple n'est-ce pas ? C'est la base de mon travail de parent, travailler sur moi pour lâcher les attentes, les lâcher complètement. Le travail commence en moi, ce n'est pas facile, je crois que ça l'est beaucoup moins que ce que Katie prétend. D'ailleurs je ne la rejoins pas sur l'ensemble de son livre. Mais si vous y trouvez de l'aide, tant mieux...

Elle évoque des notions connues qu' elle a rebaptisées, elle part à la recherche des projections en pratiquant des "inversions", se demande à qui est le pb à sa façon, se connecte à la réalité pas à des conceptions de la réalité, ou à des conditionnements. Elle nous invite à investiguer nos pensées, nos ressentis !

Un livre qui ne manque pas d'intérêt pour tous les adpetes de la secte de ceux qui veulent que les enfants ramassent leurs chaussettes ;-)))))

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

 

Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 10:45

Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire

Je viens de lire ton commentaire Dali, et je vais te dire pourquoi je n'utilise pas la méthode Billings.

En gros elle consiste en une observation régulière de l'état de la glaire cervicale. Selon son aspect, sa consistance, son élasticité, on va considérer que l'on traverse une période fertile ou pas. Si vous voulez en savoir plus, chercher sur n'importe quel moteur vous trouverez des détails. Il y a des animatrices Billings un peu partout en France. C'est une méthode de contraception naturelle, plus ou moins efficace, il faut s'observer, se connaitre, apprendre à le faire, c'est le côté que j'aime dans cette méthode.

Par contre, ce que je n'apprécie pas, c'est qu'elle demande l'abstinence à un moment où j'ai du désir spontanément. Je ne sais pas si vous avez observé cela pour vous, mais la période d'ovulation est pour moi une période de désir inhabituelle, et avec Billings je m'en prive. On ne peut utiliser aucun moyen de contraception mécanique car, selon leurs critères ils modifient l'aspect de la glaire cervicale.

Alors, je vais te dire une chose, moi, je fais un mix entre observation de mon col qui s'ouvre lorsque je suis fertile, dont la consistance est plus molle à ce moment-là, alors qu'elle est ferme comme mon nez en période de sècheresse, je combine à un moyen mécanique.

Pour info j'ai connu des filles qui mettaient leurs diaphragmes sans spermicide, mais il est vrai que c'est fortement recommandé !

Bon dimanche ! 

Catherine Dumonteil Kremer

Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 09:15

Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

presentation.jpg

bienvenue.jpg

categories.jpg

 

accompagnement.jpg

contact.jpg


newsletter.jpg

 

recherche.jpg

 

agenda

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés