J'ai souvent l'impression que mon lit est un nid, il n'y a encore pas si longtemps mes trois filles y venaient, discuter, jouer, rire, faire des câlins avec moi...
Ce lit c'était un refuge, un véritable lieu chaud et tendre... La semaine dernière j'ai regardé un documentaire sur Simone Veil, dés les premières minutes on l'entend dire "mon plus grand fantasme c'est d'avoir un loft avec un grand lit rond où toute ma famille pourrait venir", et elle se met à expliquer que pour elle son lit est un radeau où les enfants viennent contre les parents.
On la voit d'ailleurs deviser avec une amie, rencontrée dans les camps allongée sur son lit. Ce que dit cette dernière est étonnant."Je ne t'enviais pas d'être arrivée là avec ta mère, moi je n'aurai pas pu, je me sentais libre, je n'avais plus personne." Elles étaient de jeunes adolescentes de dix- sept ans, mais elles n'avaient vraisemblablement pas reçu la même "éducation" de la part de leurs parents. Simone Veil adorait sa mère, elle dit d'ailleurs n'avoir jamais pu accepter sa mort, c'est cette mère qui faisait que sa vie d'enfant était plus humaine.
On peut se demander comment était le quotidien de son amie, pour qu'elle en arrive à se sentir libre dans un lieu aussi terrifiant...
Bonne journée à tous.
Catherine Dumonteil Kremer
Dans quelle rubrique mettre cet article, il aurait pu figurer dans les "je lis, j'écoute" mais son sujet est très lié à la violence éducative... Alors !!!
J'en ai toujours un peu "voulu"(tout est relatif ;-)))) à Michel Onfray de ne pas vouloir d'enfants ! Avec tout le respect que je porte à son travail cette question-là restait un peu un mystère, comment refuser ce qui peut transformer nos vies en définitive.
Je considère que mes enfants sont une immense richesse, source de progrés avant toute chose, Michel Onfray lui a décidé de ne pas en avoir. En lisant la préface de son dernier ouvrage "La puissance d'exister" aux éditions Grasset, j'ai eu me semble-t-il un début de réponse.
"Je suis mort à dix ans, une belle après-midi d'automne, dans une lumière qui donne envie de l'éternité...J'aborde enfin sur le papier ce moment de mon existence après le prétexte d'une trentaine de livres pour ne pas avoir à écrire ces pages qui suivent. Texte remis à plus tard, trop de peine à revenir sur ces quatre années d'orphelinat chez des prêtres Salésiens..."
En lisant cela, je me suis imaginée que jusqu'à sa dizième année, Michel Onfray était un enfant heureux,que l'entrée à l'orphelinat (alors qu'il n'était nullement orphelin) avait fait basculer dans une indiscible souffrance.
Malheureusement ce n'était nullement le cas. "Ma douleur c'est ma mère" écrit-il, "je n'étais pas insupportable mais elle ne me supportait pas."
Abandonnée dans un cageot à la porte d'une église, elle ne se remettra jamais de ce rejet, qu'elle fera subir à son fils de mille manières jusqu'à l'abandonner à l'âge de dix ans dans un orphelinat, curieux orphelin muni de parents défectueux mais vivants !
iL 2CRI"Toujours est-il que cette femme qui enfant fut frappée, frappa son enfant, compulsivement avec tout ce qui lui tombait sous la main. Pain, couverts, objets divers, n'importe quoi."
"Comment pour ma mère exister sereinement avec en elle une plaie de laquelle un sang coule depuis le portail de l'église ?"
Après son abandon, Michel Onfray décrit avec une grande sensibilité sa vie d'enfant, son cauchemar quotidien, ses sanglots je pouvais les respirer, les vivre, en lisant la description de son désespoir.
J'ai tellement sangloté enfant, quand mes parents me laissait à l'école, je vivais un abandon quoidien, je ne sais pas si j'aurais survécu à l'orphelinat. Michel Onfray s'est accroché à la connaissance, au savoir si méprisé par les curés pédophiles qui ont croisé sa route quatre années durant.
Je vous encourage à lire cette préface : autoportrait à l'enfant, et à venir donner votre sentiment ici, si vous en avez le temps.
Quand j'étais étudiante une de mes amies utilisait un diaphragme comme moyen de contraception, la pilule était en pleine expansion à cette époque-là, mais on trouvait encore des praticiens qui savaient mesurer le col de l'utérus en vue de poser cette capsule de latex ou de silicone. Tout ceci est devenu complètement désuet face au règne des hormones, que ce soit sous forme de patch, ou de pilules. Qui s'est intéressé au diaphragme ces dernières années ?
Il m'aurait pourtant été bien utile entre deux grossesses, mais impossible de trouver un praticien formé, les diaphragmes avaient complètement disparu du marché français, je souhaitais en parler dans "Elever son enfant ...autrement" mais il fallait contacter une association en angleterre, la démarche pouvait paraître un peu complexe, un vrai parcours du combattant.
Fort heureusement, depuis mai 2005, on trouve à nouveau des diaphragmes et des capes cervicales en France, ainsi que des praticiens formés. Et ce en grande partie grâce à une sage femme, Farida Hammani, qui a mis en place une formation pour les sages femmes intéressées par ce moyen de contraception qui préserve la santé. Une liste de praticiens est constamment remise à jour, il y a donc de fortes chances que vous puissiez si vous le souhaitez vous faire prescrire un diaphragme ou une cape cervicale.
Le parcours du combattant s'est considérablement simplifié.
La première chose à faire c'est de trouver un praticien formé ; pour cela vous pouvez contacter Bivea, vendeur de diaphragmes ou l'association Femmes sages femmes d'Aquitaine.
Votre praticien vous aidera à choisir la bonne taille, vous aurez la possibilité de sentir avec quelle forme de protection vous vous sentez à l'aise : cape cervicale ou diaphragme. Il vous montrera comment les poser et les enlever, vous donnera les conditions pour un résultat optimal, enfin il établira pour vous une prescription.
Là il vous faudra aller en pharmacie et si la pharmacie n'a pas en magasin l'objet de votre convoitise, vous prendrez votre courage à deux mains, et lui signalerez l'existence de Bivea où ils pourront commander votre protection.
Je vous encourage à faire savoir à vos sages-femmes que des formations existent, qu'elles sont concernées, c'est une partie de leur domaine de travail.
Pour ma part je vais prendre rendez-vous avec une sage-femme à Marseille, suite au prochain épisode...
Bonne journée.
Catherine Dumonteil Kremer