ça y est !!! Mon livre sur les frères et soeurs est sorti chez Jouvence, au format maxi pratique.
Vous y trouverez quelques pistes concrètes, et comme d'habitude des témoignages de parents qui vivent au quotidien les difficultés de la fratrie.
Je le dis dans l'intro, depuis que j'ai plusieurs enfants les problèmes se sont multipliés, je ne voyais pas à quel point un groupe de ce type réactive mille souvenirs, émotions, sentiments, de l'ordre de la compétition, la préférence, la culpabilité, la comparaison, la liste n'est pas exhaustive, elle pourrait être très longue.
Que c'est compliqué de vivre avec un groupe, de vivre avec des individus qui n'ont au début de leur vie et pendant une bonne quinzaine d'année qu'une seule idée en tête être proche de leurs parents ! Que c'est difficile dans une société qui ne nous soutient pas beaucoup ! Pourquoi devrions-nous nous sentir régulièrement seuls, découragés, désespérés même ? Si vous vivez avec plus d'un enfant de moins de trois ans, voyez-vous ce que je veux dire ?
Vous savez aussi que c'est riche d'être parent, c'est encore compliqué mais vous le remarquez déjà vos enfants sont des personnes très différentes, qui ont beaucoup à dire. Voilà ce que je découvre chez mes enfants en ce moment et depuis quelques années, le plaisir de partager, de parler ensemble, de découvrir des êtres qui ont une intelligence vive et fraîche, à laquelle j'ai plaisir à me confronter. Ainsi je peux donc dire sans hésitation que je suis à la fois exténuée et ravie, l'un ne va pas sans l'autre, et chez vous c'est comment ?
Bon courage !
Catherine Dumonteil Kremer
Mardi 23 mai 2006
2
23
/05
/Mai
/2006
06:59
10
Après mon week-end à Strasbourg (c'était vraiment très chouette !), je me suis précipitée chez mon libraire habituel, et je me suis procurée une BD recommandée par Christian (merci à toi si tu me lis, j'ai suivi toutes tes suggestions au moins pour les mangas.) "Blankets, manteau de neige" de Craig Thomson.
Pourquoi cet article n'est-il pas classé dans la rubrique "Je lis, j'écoute", et bien parce qu'en le lisant, j'ai recontacté la terrible solitude de mon enfance, et celle de mon adolescence. Nous en avons même discuté avec Coline, je sais que mes enfants se sentent compris partiellement, il y a toujours des points complexes, mais ils ne se sentent pas seuls dans un monde complètement hostile, ils n'ont pas peur de s'exprimer, de dire ce qui ne va pas, ils sentent que notre vie est "aussi" organisée en fonction d'eux de leurs besoins, de leurs affinités, de leurs désirs.
Je n'ai jamais été très amateur de BD, bidochons et frustrés mis à part. Mais j'ai trouvé dans celle-ci une grande sensibilité, c'est une découverte pour moi en tout cas.
Dés les premières pages l'auteur met en scène la peur d'un petit enfant, punis, enfermé dans un placard, il s'agit du frère du personnage central, sa peur est perceptible, elle dépasse le cadre du dessin, on pourrait presque la sentir. Ce qui m'a frappée le plus c'est la grande solitude de Craig (cette histoire est autobiographique), partout où il est, il ne se sent compris par personne, il est écrasé par ses "copains" de classe, il subit des railleries de toute part, ses parents tentent de le faire entrer dans un certain type de moule, son éducation est très reliée à la religion chrétienne. Mais lui en tant qu'être, n'a aucun espace de reconnaissance. Il fuit dans le dessin, c'est sa seule respiration, ce sont ses seuls moments de bien-être. Voici quelques unes de ses paroles :
"Enfant j'étais convaincu que le vrai monde était horrible et qu'il devait y avoir quelque chose de mieux."
Et il ajoute "Tous les soirs j'aurais aimé pouvoir m'enfuir".
Cela me rappelle le titre du célèbre bouquin de John Holt "Sévader de l'enfance", moi aussi j'aurais bien aimé m'évader, mais c'était impossible, je me sentais seule, et mes livres constituaient un refuge. J'ai passé un temps infini seule, à penser, et à repenser à tout ce qui allait m'arriver avant l'âge adulte où je pourrai faire ce que je voudrais faire, enfin !!! (Je n'avais pas beaucoup d'ambition de ce côté-là, juste vivre à mon propre rythme !)
Je voyais l'école comme une période d'enfermement interminable, je crois qu'à trois ans, je n'arrivais pas en voir le bout, j'essayais d'imaginer mais c'était impossible. En plus, avec mes livres j'étais en constant décalage avec les centres d'intérêt des autres, j'avais malheureusement une année d'avance et cela n'arrangeait rien.
J'ai eu comme cet auteur envie de quitter l'enfance, je n'y avais aucun pouvoir sur ma vie, je devais seulement me conformer aux demandes des autres : Parents et enseignants. Tout cela a cessé au lycée où subitement je suis devenue très populaire. Mais la route m'a semblé longue, un désert d'incompréhension.
Voilà le commentaire du Time trouvé sur la quatrième de couv du bouquin de Craig Thomson :"Une rareté : L'histoire d'un premier amour si précisément et si honnêtement relatée qu'elle nous rappelle ce que c'est que tomber amoureux... Vraiment magnifique."
Je vais y ajouter ceci, une vision de l'enfance très réaliste, un coup de crayon qui pénétre sans ménagement au coeur de l'émotion passée, cette histoire fera-t-elle écho à la votre ? Tenez-moi au courant...
Bonne journée.
Catherine Dumonteil-Kremer
Jeudi 18 mai 2006
4
18
/05
/Mai
/2006
07:31
10
Un livre à ne pas rater si vous avez un bébé ou un bambin qui commence à peine à parler. Nathanaelle Bouhier-Charles nous initie à la langue des signes pour les bébés. Son propos est passionnant, convaincant, cela m'a fait regretter de ne pas avoir un bébé pour en faire l'expérience. L'histoire du petit Simon qui émet ses deux premiers signes "pipi et caca" dans la voiture de ses parents, c'est fascinant vraiment, je suis enthousiaste pour une raison au moins : voilà une manière de faire qui va permettre aux enfants préverbaux d'exprimer leurs besoins. Ce livre est un ouvrage très pratique, il n'était pas facile de "montrer" des signes dans un livre mais Nathanaelle et Monica ont réussi ce défi, c'est clair et très facile à exploiter en tant qu'outil concret. Les témoignages de parents sont riches et très motivants.
J'étais déjà vraiment intéressée par "l'hygiène naturelle infantile", ou le fait de vivre sans couches pour un bébé qui est écouté dans ses besoins d'élimination. Si vous souhaitez en savoir plus lisez "L'hygiène naturelle infantile" de Sandrine Monrocher aux éditions Jouvence, il est vraiment complet pour un petit format très agréable à lire.
Nombreux sont les parents qui commencent ses techniques en France et qui ne peuvent que constater que les pleurs de leurs bébés diminuent, qu'ils comprennent bien mieux leurs demandes et y répondent par conséquent plus rapidement. Des faits qui font réfléchir, et qui montrent que les demandes du bébé peuvent être multiples. La langue des signes lui donne enfin la possibilité de l'exprimer avec clarté.
Je souhaite beaucoup de succés à ces ouvrages qui ouvrent la voie à une compréhension plus subtile et en même temps très efficace des enfants petits.
Catherine Dumonteil Kremer
Mercredi 17 mai 2006
3
17
/05
/Mai
/2006
18:39
7
Ha ha, intriguée hein ?
Et bien ...OUI !
ça vous en bouche un coin !!! (Photos de Coline Kremer).
Catherine Dumonteil Kremer
Lundi 8 mai 2006
1
08
/05
/Mai
/2006
10:03
4