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"N'abandonnez jamais, jamais, jamais." Winston Churchill.

Si vous pensez à la non violence éducative, à la volonté de respecter nos enfants, cette injonction prend une couleur très spéciale. Je sais que c'est quelquefois difficile, qu'on a souvent envie de baisser les bras, de ne plus se poser de questions, d'arrêter de revivre nos souffrances d'enfant en thérapie, oui c'est compliqué c'est douloureux mais vous n'êtes pas seuls dans ce bateau ! Courage, n'abandonnez pas !

Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 08:00

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Je le remarque assez souvent : mes enfants me demandent de l'attention au moment où je m'y attends le moins, et où en plus je n'ai pas spécialement envie de répondre. Un exemple typique : je suis couche tôt depuis la naissance de ma dernière fille... Je me réjouis à l'idée d'aller bouquiner tranquille, je m'allonge au chaud (avec ma bouillotte, lol, vous saurez tout) et voilà qu'une de mes filles débarque pour me parler... Mais pourquoi est-ce toujours à cette heure-là ?

Zut alors, c'est un peu comme notre bouteille de gaz elle en est toujours à son dernier souffle quand nous recevons du monde ! Enfin, ce n'est jamais "le bon moment" pour jouer, parler et écouter. Pourtant notre vie est faites de ces moments, ces minutes précieuses que je laisse s'échapper, ces petites périodes où je pourrais me connecter à mes enfants un peu plus, j'en ai de plus en plus conscience : je dois apprendre à leur dire de plus en plus souvent "oui", même si cela ne m'arrange pas. Rien n'est plus important que nos relations n'est-ce pas et celles que nous avons avec nos enfants le sont encore bien plus que les autres.

Alors si vous êtes victimes du syndrome du "attends", "pas maintenant", "attends deux minutes", "tu dois apprendre à attendre" pensez que viendra un moment où il sera trop tard pour être proche de votre enfant, chaque moment que vous passez avec lui, chaque minute d'attention fera partie intégrante de ce qu'il est...

A chaque fois que vous dites oui, vous lui donnez une sécurité affective qui le soutiendra toute sa vie. L'entretien de votre maison peut attendre, la confection ndes repas aussi, vos chers livres seront toujours là quand vos enfants auront quitté la maison, vos petits grandissent et chaque minute vous rapproche d'une relation très différente, ils seront toujours dans votre coeur mais dans vos bras ?

Alors avez-vous joué avec votre enfant aujourd'hui ? Ce sera le défi pour cette semaine, un jeu chaque jour avec vos petits... Tenez-moi au courant, je ferai de même.

 

Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 07:00

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Hier j'ai eu la visite d'Hélène, j'ai eu plaisir à la voir, cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas rencontré, elle vit pourtant à 5 minutes de chez moi ! Elle est venue avec un documentaire sous le bras, nous voulions le voir ensemble, il s'agit d'un film assez court sur le thème de la communication facilitée. Vous connaissez ?

ça s'appelle aussi psychophanie (attention pas psychophonie). "Le concept de Communication Facilitée a été développé en Australie dans les années 1980 pour des enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale, par la pédagogue Rosemary Crossley.
C’est au départ, un processus de communication destiné à pallier l’absence de langage chez des personnes dans l’impossibilité de s’exprimer. Anne-Marguerite Vexiau, orthophoniste, a introduit en France la Communication Facilitée. Ses deux livres, "Je choisis ta main pour parler" chez Robert Laffont et "Un clavier pour tout dire" chez Desclée de Brouwer, témoignent de son expérience.
A partir de son travail auprès d’enfants handicapés, elle a découvert la valeur thérapeutique de la Communication Facilitée pour les personnes valides, enfants ou adultes, présentant un mal-être ou des troubles psychosomatiques. Cette utilisation thérapeutique s’appelle la Psychophanie, du grec "psyché" âme et "phan" mettre au jour. C’est un processus relationnel de communication qui révèle l’être profond."

Voilà l'historique que l'on peut trouver sur le site de la communication facilitée. Cela fait un bon moment que ce thème me fascine. J'ai lu les deux ouvrages d'Anne marguerite Vexiau "Je choisis ta main pour parler" et  "Un clavier pour tout dire" aussi quand Hélène m'a parlé d'un film sur ce thème, j'étais intriguée et je souhaitais le voir mais aussi partager avec elle qui travaille beaucoup au contact d'enfants handicapés.

J'ai beaucoup apprécié de voir Anne Marguerite travailler avec ses clients autistes. En gros voilà ce que j'ai vu : elle prépare les enfants à utiliser leur index pour montrer des images par exemple, des objets, ils leur montre comment choisir en montrant. Ensuite elle propose des exercices qui vont muscler un index. Puis elle commence à travailler avec un petit clavier. Au départ (et pendant plusieurs années) elle soutient le bras et même le doigt qui va aller appuyer sur une touche du clavier. Mais c'est bien l'enfant qui décide ou aller. En lisant ses livres, j'étais à la fois fascinée mais aussi sceptique, ce qu'elle proposait me semblait à la limite de l'ésotérique. Pourtant en la voyant travailler, je ne peux pas me résoudre à conclure autrement qu'avec confiance.

Ce qui se passe est très important, et il ne faut surtout pas croire que c'est facile. Les enfants passent par des étapes, mais ce qu'ils expriment est essentiel. Comment négliger cette dimension qui leur permettraient enfin de ne plus vivre emmurés ? Ces enfants savent s'exprimer avec un clavier, ils savent lire mais ne peuvent pas le montrer. Anne Marguerite démontrent les énormes capacités visuelles qu'ont parfois les enfants autistes, ils enregistrent tout ce qui est écrit.

Certaines scènes m'ont énormément touchées : un petit garçon qui écrit qu'il veut être laveur de voiture mais qu'il sait que ça n'est pas possible, il pleure en tapant sur le clavier, Anne Marguerite en voix off explique que c'est la première fois que ce petit pleure dans son cabinet. Il y a aussi celui qui décline les effets de sa maladie, il écrit "la maladie me lamine", la maladie me fait mourrir", la maladie me ridiculise"... Il y a celui qui raconte un accident de voiture ignoré de toutes les personnes présentes, il sera confirmé par la suite. Et celui qui vit énormément de colères et qui exprime qu'il enrage de ne pas pouvoir se dire comme ses frères et soeurs. 

J'ai trouvé Anne Marguerite très honnête, elle parle aussi de la "suggestion" possible de l'accompagnant on peut se demander qui écrit. C'est l'objet des formations à la communication facilitée : éviter la suggestion et les enfants autistes sont très sensibles à cela, c'est en tout cas ce qu'elle dit. Voilà comment s'est déroulée mon après-midi, il y a un être qui veut communiquer en chacun d'entre nous, et permettre cela à ceux qui sont coincés en eux mêmes est un sacré objectif !

Bonne journée à vous tous.

  

Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /Déc /2005 10:00

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"Le lait que te donne ta mère, il te désaltère toute ta vie" Esther Mujawayo.

J'ai trouvé cette perle dans le livre "SurVivantes" (éditions de l'Aube), où Esther raconte le génocide Rwandais, à lire, à écouter et à partager. Je dis écouter parce qu'Esther évoque souvent dans son ouvrage la fuite des "autres", "C'est trop dur, arrête de raconter" mais c'était dur pour qui ? En la lisant j'ai eu l'impression de passer du temps avec une amie, pas avec une victime, mais avec une femme qui a souffert et qui a pris la situation en main. Merci à Janine de m'avoir fait découvrir ce livre.

 

Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /Déc /2005 09:36

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