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Au fil des jours

Voici un article que j'ai lu il y a quelques semaines, je le partage avec vous je l'ai trouvé intéressant mais ses conclusions sur la réification de l'enfant m'ont laissé sur ma faim.

Voici un résumé :

"L’aide à la fonction parentale s’est structurée à partir de la fin des années 1980 autour des réseaux administratifs ayant en charge la gestion de « l’opération pouponnières » et elle constitue aujourd’hui une catégorie de l’action des pouvoirs publics. Pour autant, elle ne renvoie pas à un référentiel univoque car elle est traversée par deux logiques contradictoires. Dans un cas, il s’agit de valoriser les compétences des parents, même lorsque ceux-ci sont « défaillants », afin qu’ils puissent effectivement assurer leurs droits et obligations. L’aide à la fonction parentale est ainsi mobilisée dans le cadre de projets visant à construire autour de l’enfant et de ses besoins une harmonie dont chacun pourrait tirer profit en terme de sécurité et d’épanouissement. Dans le second cas, le soutien à la fonction parentale est rattaché à une conception disciplinaire de l’action publique qui se nourrit de la problématique de l’insécurité, et qui repose sur la menace et la répression. L’action sur la parentalité est un moyen de sécurité publique et la prévention vise alors moins la sécurité de l’enfant que celle des tiers. Entre l’émancipation et le contrôle, nous observons ainsi deux manières opposées de concevoir les rapports entre la sphère du privé et celle du public, mais une même focalisation sur l’enfant que traduit l’affirmation répétée de l’ordre familial comme composante de l’ordre social global."

 

Bonne lecture.

Catherine Dumonteil Kremer

Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 08:58

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... Il m'a émue Higelin Dimanche dernier, il racontait comment il avait écrit une chanson sur/pour sa fille, et subitement l'émotion était à son comble, elle l'a submergée, il était bouleversée, et moi... qui traverse ce moment si particulier, cette période où les enfants s'envolent peu à peu, j'ai pleuré avec lui...

Et puis j'ai écouté cette chanson où il lui dit qu'il l'aime, qu'il sera toujours là,  et qu'il se demande, subtilement au détour d'une phrase comment il pourra vivre sans elle...

Si vous voulez l'écouter c'est encore possible ici.

Catherine Dumonteil Kremer

Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 07:54

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Hier je vous parlais de Betty Dodson et de ces groupes femmes, de ces livres étonnants de simplicité et d'authenticité que j'ai découvert au fil du temps, et dans lesquels je me replonge pour mes propres enfants, en me demandant quelles sont les sources exploitables en matière de sexualité pour des jeunes aujourd'hui. Des idées ?

Cela m'a mise devant le fait que pendant les années soixante-dix, le féminisme avait pour objectif la conquête des territoires masculins, et l'orgasme fait partie de ces conquêtes en quelque sorte. Les hommes jouissaient facilement, (en apparence en tout cas) les femmes devaient faire de même. On leur a appris à se connaitre suffisamment et maintenant on se trouve un peu dans une espèce de course à l'orgasme, il va falloir toujours plus de stimulations pour y parvenir, il y a une espèce de surenchère de la sensation qui doit être plus intense chaque fois.

Il y a une autre manière de voir la sexualité. Pour ceux qui sont inscrits à la liste Parents Conscients vous vous rappelez peut-être une conférence de Stephen Vasey que j'avais prêté à certains inscrits, qui parlait de ressenti, de respiration, de caresses sans excitation, sans objectif autre que d'être présent à soi. ça vous dit quelque chose ?

C'est pour moi l'autre versant de la sexualité, celui qui peut émerger quand on se sent en sécurité dans une relation, le versant féminin, qui accueille, qui écoute le corps de l'autre, sans attendre son "orgasme" obligatoire.

Je ne dis pas que l'on devrait s'en passer, je dis juste que limiter notre sexualité à la recherche de l'orgasme c'est dommage. Quand on sait comment ça fonctionne, on peut entrer dans une forme de relation très mécanique dans le fond. Alors que, faire de la place à la lenteur, à la découverte, au ressenti, laisser le corps vivre, en faisant totalement abstraction de ce que l'on fait par conditionnement avec son partenaire, parce que c'est comme ça que l'on devrait faire, nous conduit souvent sur des chemins totalement inexplorés.

Travailler sur un ressenti plus subtil, plutôt que de chercher des sensations de plus en plus fortes, c'est aussi un chemin...

Bonne journée à tous.

Catherine Dumonteil Kremer

Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 07:00

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ça fait longtemps que je suis fascinée par les femmes qui en ont aidé d'autres à découvrir leur sexe, ça a l'air tout simple mais ça ne l'est pas tant que ça.

J'ai commencé par lire "Le rapport Hite" sur les femmes, si vous ne l'avez pas lu, et que vous avez l'occasion de le faire, ne vous en privez pas, les témoignages des femmes parlant de leur plaisir intense sont savoureux et instructifs ! Je crois qu'il est en poche ce bouquin maintenant, aux éditions j'ai lu bien être, publié sous le tire "Le nouveau rapport Hite".

 

Grâce à Christian, un ami, j'ai pu lire un vieux bouquin intitulé "L'orgasme au féminin" publié sous la direction de Christine L'heureux, vraiment très chouette aussi avec pas mal de témoignages de femmes, de magnifiques dessins représentant des sexes féminins...etc... Ce livre retrace des expériences de vieilles routières des années soixante- dix, époque où certains groupes de femmes étaient organisés autour de l'orgasme, et où on se masturbait en coeur ! La découverte de l'orgasme clitoridien était pour certaine un choc, tant elles vivaient dans la croyance qu'une simple pénétration les conduirait au septième ciel, tant elles s'étaient résignées à ne quasiment rien ressentir, tant aussi elles vivaient cela comme normal, banal. Il y en a qui en ont fait des chansons d'ailleurs :"Quatre vingt quinze fois sur cent la femme s'emmerde en baisant...". Ces pionnières ont diffusé un autre type de message : oui les femmes peuvent jouir aussi facilement et intensément que les hommes, si elles n'ont pas d'orgasme, c'est que leur partenaire est mal informé, ou bien qu'elles n'osent pas prendre la situation en main.

Troisième bouquin sur ma route, il est plus récent celui-là : "Les monologues du vagin" de Eve Ensler, j'y ai retrouvé la même authenticité dans les témoignages féminins à propos du vagin, si mystérieux quelquefois, bafoué, incompris, jugé, et pourtant source de plaisirs et de vie.

Dans ce livre j'ai trouvé une référence à Betty Dodson, une américaine , qui a permis à des centaines de femmes de mieux connaitre leur sexe. Et vous savez quoi ? Il y a quelques jours ARTE a diffusé un théma "vieillir et jouir sans rougir", encore une émission pleine d'humanité !

Ce que j'ai adoré dans le deuxième reportage, c'est voir Betty Dodson que j'ai reconnue, et j'en suis sûre quelques autres membres de sa bande de femmes qui ne s'en laissent pas raconter sur la sexualité. Leur propos est encore bien plus intrigant quand on connait leur âge : je crois que Betty a 76 ans, j'ai entendu parler des femmes de 85 ans, toutes avaient je pense plus de 65 ans et un sexe en état de marche, une libido encore, et une grande envie de vivre des relations sexuelles.

A un âge où la solitude les frappe bien plus, beaucoup étaient veuves, d'autres venaient de rencontrer l'amour tardivement, d'autres vivaient des relations étonnantes (Betty et son jeune amant vivent une expérience très particulière qui demande à chacun tolérance et respect, ils n'ont que quarante ans d'écart...) à un âge où on ne les voit plus, combien d'entre elles décrivent cette non existence de la personne âgée, la terrible indifférence du monde à leur égard, elles luttent ces femmes, afin que leur génération existe dans toutes ses dimensions. C'est  sûrement grâce à elles que ma vieillesse sera  plus excitante, et la vôtre aussi je pense.

Un  des commentaires dans l'émission disait ceci en substance : lorsque la génération du baby boom aura atteint 65 ans, il y aura énormément de femmes âgées, il y a des chances pour que ces femmes assument leurs besoins de sexe, pour qu'elles soient plus ouvertes aux relations sexuelles avec d'autres femmes, ou qu'elles trouvent des partenaires plus jeunes, qu'elles devront peut-être partager !

Comme le disait Pierrot :"Etonnant NON ?"

Bonne journée

Catherine Dumonteil Kremer

Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 11:35

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