Mardi 20 mai 2008
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16:33
Il est enfin sorti, c'est à mon avis un des meilleurs livres sur la naissance à la maison, conçu comme je les aime avec de nombreux témoignages de parents, et de professionnels. C'est un livre
émouvant, que j'ai vraiment envie de soutenir !
A lire et à offrir...
Voilà l'adresse du blog d'"Intimes naissances"
http://www.intimesnaissances.com/
Bonne lecture !
Catherine Dumonteil-Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer
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Jeudi 29 mai 2008
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08:24
Bonjour !
Ce petit mot pour vous dire que je serai demain aux journées des doulas, j'y animerai un atelier sur l'écoute.
J'espère y croiser certains d'entre vous.
Toutes les infos sont ici :
http://www.doulas.info/
Bonne journée !
Catherine Dumonteil Kremer
Jeudi 5 juin 2008
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La pièce de Karen Brody "Naissance" écrite en 2004 met en scène huit femmes racontant la naissance de leurs enfants.
Samedi soir dernier c'était la première représentation en France et en français. Je suis heureuse d'avoir été là.
Il serait difficile de décrire tout ce que j'ai pu ressentir pendant ce spectacle intimiste où j'avais un peu le sentiment d'être dans un groupe d'amies qui racontent. Mais elles ne se
contentaient pas de raconter, elles vivaient leurs souffrances, leurs interrogations, leurs joies, leurs craintes, et leur accouchement aussi, sur scène.
C'était magique, violent, et émouvant tout à la fois. Toutes nos espérances de femmes face à cet évènement unique, notre ignorance aussi, nos découvertes, le chemin qui se fait parfois petit à
petit, tout était là ; la soumission face à l'autorité du médecin, de la sage-femme, de la mère, on pouvait voir les petites filles derrière ces visages de femmes, et la révolte aussi,
l'exigence enfin qui gagne peu à peu du terrain, la vie qui réclame son du.
L'interprétation de chacune était magnifique, si juste. Certaines répliques résonneront longtemps en moi, j'en ai encore des frissons quand j'y pense.
Alors bravo à vous toutes, quel travail et quelle audace aussi ! Merci d'avoir crié, d'avoir gémi, d'avoir dépassé vos craintes pour vous engager aux côtés de toutes les femmes. Je me joins à
vous pour formuler le mot de la fin "je l'ai fait", après deux naissances médicalisées j'ai pu vivre mon accouchement dans ma bulle, c'est vrai j'en ai retiré une force particulière.
J'ai eu cette chance !
Encore merci et bravo à Mariane, Anne-Gaelle, Ivana, Valérie, Claire, Charlotte, Stéphanie, et à Dali d'avoir interprété et produit cette pièce, c'était une véritable réussite !
Pour en savoir plus :
http://www.birthonlaborday.com/bold/bold_film.html
Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer
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Jeudi 3 juillet 2008
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08:15
Avez-vous écouté le téléphone sonne sur le thème de l'autorité il y a quelques jours de cela sur France Inter ?
Pierre me l'avait signalé et j'ai de ce fait tendu l'oreille.
J'ai cru qu'ils allaient évoquer l'interdiction de la fessée demandée par le conseil de l'Europe. Ce sujet a été seulement effleuré, la france s'en moque apparemment, elle n'aurait envoyé aucun
représentant à la conférence de Zagreb où le sujet était discuté, contrairement aux autres pays qui prennent l'affaire très au sérieux si l'on en croit un article du nouvel
observateur paru cette semaine, signé par Claire Fleury.
Le seul évènement qui tourmente les spécialistes, c'est la fameuse gifle donnée à un élève de sixième par un enseignant. C'est le seul sujet de débat...
C'est là que le pédiatre Aldo Naouri entre en scène d'après lui, les enseignants ne sont pas assez soutenus... Et je suis d'accord avec lui, mais je n'avais pas attendu la fin de son raisonnement.
Les parents, adultes, devraient toujours donner raison aux enseignants lorsqu'un conflit les oppose à un enfant. C'était donc ça ! Voilà ce que monsieur Naouri entend par soutien !
Il faut donner raison à l'enseignant coûte que coûte. Pour ... sauvegarder les apparences ? Donner aux enseignants une illusion de toute puissance ? De contrôle absolu ? Pour faire en sorte
que l'enfant lui se débarrasse de cette même illusion de puissance ? Il ne faudrait pas qu'il pense avoir un peu de pouvoir le rejeton. Tout le monde doit se liguer contre lui.
Décidément je n'arrive pas à trouver ce qu'il y a de bon dans cette idée qui n'est pas très révolutionnaire, mes parents agissaient, ainsi, les adultes avaient toujours raison contre moi.
Il me semble que c'est ainsi que l'on produit des générations de personnes soumises à l'autorité, que de nombreux enfants n'oseront jamais parler des abus dont ils sont victimes, à quoi bon ? Quand
on sait que seul l'adulte a raison, comment pourrait-on tenter de le remettre en question ? Du point de vue de l'enfant ce parti pris est une catastrophe, mais c'est la place de l'enseignant qui
m'intéresse aujourd'hui.
Que peut bien penser, sentir un enseignant à qui on donne toujours raison, quelles que soient les mesures autoritaires prises à l'encontre des enfants ? Cela ne revient-il pas à nier ses problèmes
quotidiens. C'est un peu comme si l'institution lui disait :
Nous vous soutenons contre vents et marée c'est tout ce que nous pouvons faire, ne venez pas nous dire que vous avez des problèmes de discipline, seuls les mauvais enseignants en ont.
Ainsi la crainte d'être considéré comme incapable prend le dessus, et personne n'ose parler de ses difficultés, sauf peut-être dans les quartiers vraiment difficiles où on ne peut survivre
autrement.
Le soutien pourrait consister à regarder les problèmes en face, à les évoquer clairement, à tenter de trouver ensemble des solutions qui respectent jeunes et enseignants.
Etablir qui a raison n'est pas le centre du débat. Parler des besoins de chacun, se mettre en recherche de solutions, voilà ce qui me semble urgent aujourd'hui.
Si vous avez des idées, j'en ferai un récapitulatif à envoyer au ministère de l'éducation nationale ?
Bonne journée !
Catherine Dumonteil Kremer
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Lundi 15 septembre 2008
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Il semble bien que oui si l'on en croit cet article du monde, allez lire, et dites moi ce que vous en pensez...
http://jprosen.blog.lemonde.fr/2008/09/14/scoop-la-france-officiellement-et-discretement-contre-la-fessee-267/
Apparemment la signature du ministre de la famille n'a pas été rendue publique, William tu te demandes s'il faut en rire ou en pleurer, en tout cas l'auteur est clairement contre les châtiments
corporels dans la famille et invite tout un chacun à aller signer la pétition du conseil de l'Europe ici :
http://www.coe.int/t/transversalprojects/children/signatureonline/form_FR.asp
Et puis, j'espère que vous commencez à vous préparer à la prochaine journée de la non violence éducative, elle sera peut-être inhabituelle, ce sera la sixième édition en France coordonnée
par lamaisondelenfant.org, avec le
soutien de la ministre de la famille, nous allons nous sentir moins seuls ;-))) (Et si on ajoute Edvige, nous allons avoir le sentiment d'être le centre du monde !)
Bonne journée !
Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer
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Vendredi 10 octobre 2008
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Avant hier j'ai pris un bain, ça faisait vraiment longtemps que cela ne m'était pas arrivé, mmmmmmmh flâner dans un bon bain chaud... Il faut dire que mon dos s'est
bloqué au moment de partir cinq jours, et sur ces cinq journées j'avais un projet personnel qui me tenait à coeur. Je l'ai donc annulé. Que faire quand on ne peut rien faire ?
La seule position qui m'allait c'était la position allongée...
Et bien j'ai écouté ceci dans mon bain :
Quelles splendeurs ces voix féminines, cette ambiance particulière m'a conduite ailleurs, et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Tous ces chants mystérieux m'ont ramené à mon plaisir de chanter, et à
la place que je dois donner au chant dans ma vie. Et puis, puisque le fond de l'air était définitivement féminin ce jour-là j'ai achevé la lecture de ceci

Je l'ai ouvert sans vraiment y croire, et j'ai été surprise d'y trouver beaucoup d'encouragements et de motivations pour toutes les actions fondamentales entreprises par les femmes. Je dis merci à
Jean pour sa valorisation des compétences féminines, ce livre peut donner du pouvoir et de l'énergie à toutes les femmes qui douteraient encore du fait que l'on a besoin d'elles et de leur travail
pour faire évoluer le monde, sauver la planète, donner des conditions de vie humaine à nos enfants et petits enfants.
Elle évoque la création de cercles féminins, de nombreuses initiatives que je vois fleurir aujourd'hui vont dans ce sens.
Lundi je vous fais un post intitulé "Comment créer un cercle de femmes"
Et j'ai décidé de partager avec vous les initiatives des femmes de mon cercle un peu chaque jour.
Elles sont dispersées, mais nous nous rencontrons quand même une fois par an en famille. Et puis il y celles que je sens très proche mais qui sont très éloignées géographiquement. J'ai beaucoup de
chance de pouvoir bénéficier de leur soutien, de partager leur richesse.
La suite dans deux jours je pars en Bretagne animer un stage.
Bon week end !
Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer
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Vendredi 9 janvier 2009
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Hier, j'ai entendu parler d'une mère contrainte de reprendre le travail cinq jours après la naissance de
son bébé. J'ai éprouvé un sentiment de tristesse pour cette femme que j'ai vu, le corps encore marqué par sa grossesse, un sourire figé sur les lèvres (jusqu'ou peut-on se couper de soi-même), il
lui faut avancer coûte que coûte. Elle a choisi sa carrière et en a parfaitement le droit. J'ai été triste pour son bébé, la solitude qu'il vit doit être immense.
Et si... Si elle avait repris son travail son bébé en écharpe... L'histoire se serait souvenue d'elle comme de la première femme politique française refusant de se couper d'elle même, de sacrifier
ce lien mère-bébé si précieux sur l'autel de sa mission de service public.
Cela aurait été une révolution ! Nous aurions été nombreuses (et nombreux) à sauter de joie face à cette insoumission à la loi du pouvoir masculin. Face à cet évènement, je me sens féministe, une
féministe d'un nouveau genre, le genre féminin...
Ce que je souhaite pour 2009 c'est que cette année continue de se vivre pour vous tous sous le signe du lien et de la tendresse. Je souhaite que cette révolution tranquille et puissante progresse.
La révolution des petits bouts qui vivent en peau à peau, qui son écoutés et compris, celle des parents qui parcourent chaque jour un peu plus de chemin vers eux-mêmes, celle des enfants dont on
tient compte, des adolescents qui ont le choix de vivre autrement qu'entre quatre murs, celle de nos villages d'attachement fait de familles et d' amis avec lesquels les liens sont essentiels.
Une année pleine et riche, où l'on se dit que l'on gagne du temps en donnant des câlins, des bisous, en jouant pour le plaisir, en papotant avec nos amis, l'année des petits détails qui font de nos
vies ce qu'elles sont, un chaos stimulant et joyeux !
Catherine Dumonteil Kremer
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Jeudi 22 janvier 2009
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Voilà la couverture ! Vous savez que c'est mon livre fétiche, et il a grandit avec moi. Lorsque je l'ai écrit je n'avais pour autre ambition que de partager ce que
j'avais découvert au fil du temps avec mes enfants. C'était le livre que j'aurais voulu lire lorsque j'ai attendu ma première fille, évoquant toutes les
possibilités humaines et respectueuses de parenter de la conception d'un enfant à sa période d'adolescence.
A ma grande surprise, j'ai reçu un nombre incroyable de témoignages de parents affirmant que ce livre avait changé leur vie. Ils étaient parfois bouleversés de
trouver simplement ce qu'ils avaient au fond du coeur. C'est ainsi que je le vois, nous sommes passionnés par nos enfants, malgré nos blessures, nos difficultés, il suffit parfois d'une
information, d'un témoignage, pour faire évoluer nos choix, nous orienter un peu plus vers ce que nous sommes.
C'était mon pari pour la première édition, réunir parents et professionnels-partenaires qui partageraient leurs expériences de vie au sujet de la grossesse, la naissance, le portage, l'hygiène
naturelle, l'accompagnement bienveillant des enfants, l'apprentissage avec les pédagogies alternatives, l'instruction en famille etc.
De nombreux sujets qui restent les piliers de la deuxième édition qui s'est toutefois enrichie de nombreux autres thèmes, références et témoignages : les
rituels de grossesse, les pbs de sommeil des parents de bébé, la langue des signes pour les tout petits, une large place a été donné à l'apprentissage auto-géré ou unschooling, d'autres
surprises vous attendent au détour des pages de ce livre où quasiment chaque photo montre une famille engagée aux côtés de ses enfants.
Ce sont les lecteurs de la première version qui ont approfondi des sujets comme l'hygiène naturelle infantile par exemple, ou le portage dans le respect du corps du bébé et du bambin, au-delà de
ces thèmes pratiques il y a chez ces parents une volonté de vivre en pleine conscience la vie de famille et de partager cela.
Etre parent c'est chaque jour devenir un peu plus soi même. Bien sûr vous trouverez informations et témoignages dans cet ouvrage sur une multitude de sujets, mais de nombreuses questions
passionnantes restent sans réponse. Chaque jour je découvre et j'apprends, je vous souhaite de vivre cette même expérience. Ce livre est une invitation à vivre pleinement votre vie de parents,
chaque chapitre est suivi d'un grand nombre de références pour ceux qui veulent creuser les thèmes abordés, c'est votre responsabilité que d'aller vers une information complète pour faire des choix
éclairés pour vos enfants, et ce n'est pas toujours simple.
Les lecteurs d"Elever son enfant autrement" et les activistes du soutien à la parentalité m'ont donné une vision très positive de l'existence, leur énergie, leur courage, leur volonté de respecter
la dignité de leurs enfants, et très souvent d'accompagner d'autres parents me motivent et continuent de m'inspirer chaque jour. Je profite de l'occasion qui m'est donné pour les en remercier.
J'ajoute que cette deuxième édition a été préfacée par Michel Odent, Isabelle Filliozat, et Bérangère Chapuis, les préfaces seront bientôt téléchargeables sur mon blog.
Bonne lecture !
Et n'oubliez pas de préciser à votre libraire qu'il s'agit de l'édition janvier 2009. En attendant je vends quelques exemplaires avec petit mot doux, faites-moi un mail si vous souhaitez en
commander un.
Catherine Dumonteil Kremer
Dimanche 5 juillet 2009
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Vous savez ça vous ? Suite à un post sur face book j'ai eu un certain nombre de commentaires et du coup j'ai envie de
vous demander : comment faites-vous pour écrire régulièrement ?
Certains d'entre vous m'ont écrit : laisse décanter, l'écriture ça vient du coeur, oui certainement, mais ça vient aussi de l'action d'écrire.
En ce qui me concerne c'est un mélange de plusieurs ingrédients : je me nourris de mon thème, c'est la partie la plus simple pour moi. je lis des tas de livres, d'articles, et les idées surgissent
souvent lorsque je suis en voiture, sous ma douche, ou en pleine nuit... Je me nourris en observant beaucoup, en devenant plus attentive aux détails, en parlant aussi.
Et puis, à un moment donné, il "faut" s'y mettre. Il y a des délais à respecter, et tant mieux ! C'est la partie la plus complexe, simplement le fait d'ouvrir mon fichier et de commencer, ou de
poursuivre mon travail, commencer à écrire quoique ce soit et laisser remonter ce qui est déjà là.
Mon travail se fait aussi en écrivant, j'ai tellement d'idées qui viennent en écrivant ! C'est vraiment dommage cette résistance qui se met en place, j'essaie de la piéger d'une manière ou d'une
autre puisque je finis par y arriver quand même !
Et vous alors ? Vous pourriez tous écrire des livres, vous en écrivez déjà, vous êtes chroniqueur, journaliste, vous écrivez un blog, comment faites-vous quand il y a contrainte ?
J'attends avec impatience vos réponses !
Catherine Dumonteil Kremer
Jeudi 23 juillet 2009
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Article paru dans "Le monde" le 22 mai 2009, à réfléchir...
"Michel Godet, prof de prospective industrielle au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
La politique familiale menacée par la crise. Mesures à prendre pour rétablir la perte de niveau de vie des familles : -Versement des allocations familiales dès le premier enfant, quitte à les
rendre imposables. C’est au 2e enfant que les femmes renoncent le plus souvent pour des raisons économiques.
- Tenir compte de la taille des ménages (quotient familial) pour le calcul de la CSG comme on le fait pour l’impôt sur le revenu (le montant de la CSG dépasse de 30% celui de l’impôt sur le
revenu)
- Tenir compte de l’investissement en capital humain réalisé par les familles dans l’éducation de leurs enfants. Cette cotisation jeunesse chère à Jacques Bichot devrait être prise en compte dans
le calcul des retraites par répartition.
- La femme d’ouvrier qui a eu quatre enfants et a cessé de travailler pour les élever verra ses droits à la retraite largement amputés par une carrière écourtée. Sans oublier que la même femme
d’ouvrier touchera une faible pension de réversion puisque son mari a une espérance de vie de neuf ans inférieure à celle d’un cadre.
-Dans notre pays, c’est un vrai métier que d’être payé pour s’occuper d’enfants à condition que ce ne soient pas les siens ! Et l’idéal, du point de vue des retraites par répartition, est de ne pas
avoir d’enfant et de cotiser au maximum, sans arrêt d’activité, pour des retraites qui seront payées par les enfants des autres. Pourtant, les familles qui éduquent leurs enfants font faire
d’énormes économies à la société, elles reçoivent en moyenne 5000 à 6000 euros par enfant et par an, ce qui ne compense que partiellement le coût de l’enfant.
- Alors que le coût de la “non-famille”, c’est-à-dire le placement d’enfants dans une famille d’accueil, est trois fois plus élevé, six fois plus pour des structures d’accueil et exorbitant (180
000 euros par an !) pour les jeunes prédélinquants qu’il faut placer dans des centres éducatifs fermés. L’éclatement des familles est peut-être une affaire privée, mais la prise en charge de
l’éducation (ou de la non-éducation) des jeunes est certainement une affaire publique.
- Il est normal de prendre aux plus riches pour donner aux plus pauvres, mais il faut le faire aussi au sein de chaque catégorie sociale en tenant compte de la charge des familles.
- En limitant le congé parental à deux ans, on entend inviter les femmes à reprendre au plus vite le chemin du boulot, comme si la vie quotidienne d’une jeune femme avec un ou plusieurs enfants en
bas âge au foyer n’était pas active. L’idéologie dominante (l’emploi d’abord l’enfant après) conduit à un gaspillage de ressources : une place de crèche revient à 1200 euros par mois et par enfant
à la collectivité. - Ne serait-il pas préférable de permettre aux hommes et aux femmes, qui le désirent, de s’occuper de leurs enfants et de bénéficier d’un salaire et congé parental maintenu à
trois ans par enfant quelle que soit la différence d’âge entre les enfants ? (...) On pourrait prendre ce droit au congé parental à la carte et à temps partiel tout au long de la vie : au moment de
l’adolescence des enfants ou pour s’occuper d’un parent âgé en difficulté.
- On compte 1,7 millions de familles nombreuses (trois enfants et plus) dont 350 000 familles très nombreuses (4 enfants et plus) et 200 000 familles monoparentales issues le plus souvent de
couples séparés. Leur niveau de vie est de 30 à 40% inférieur à celui des couples actifs sans enfants à charge.
- Il serait justifié et urgent de leur attribuer une allocation spéciale de vie chère. Ces familles sont souvent d’origines modestes (40% des familles très nombreuses sont de référence ouvrière et
un tiers d’origine immigrée). On ferait ainsi d’une pierre plusieurs coups : la politique familiale profite d’abord aux plus démunis et à l’intégration des enfants d’immigrés. La revalorisation de
3% des allocations familiales a été présentée par le président Sarkozy comme un “effort” qui donnera “un milliard d’euros de pouvoir d’achat en plus pour les familles”. En réalité, c’est un simple
rattrapage comptable, prévu par les textes, découlant de l’inflation constatée en 2007-2008."
Ce texte m'a été transmis par Olivier Maurel.
Bonne journée !
Catherine Dumonteil-Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer
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