Stages et conférences à venir


Les prochains stages "Vivre en famille"
Les 30 et 31 mai 2009 à Paris
Les 6 et 7 juin 2009 à Nancy (Bar le duc
contact : monbebeautrement@gmail.com)
Les 13 et 14 juin 2009 à La Rochelle
contact : celine.petitdemange@free.fr
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"Elever son enfant...autrement"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Laplage

poser-des-limites.jpg"Poser des limites à son enfant 
et le respecter"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Jouvence

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"Relations frères soeurs du conflit à la rencontre"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Jouvence

jo_jouons_300_7cm.jpg"Jouons ensemble autrement"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Laplage





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Bonne lecture !

 

Au fil des jours

Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 06:26
Avant hier j'ai pris un bain, ça faisait vraiment longtemps que cela ne m'était pas arrivé, mmmmmmmh flâner dans un bon bain chaud... Il faut dire que mon dos s'est bloqué au moment de partir cinq jours, et sur ces cinq journées j'avais un projet personnel qui me tenait à coeur. Je l'ai donc annulé. Que faire quand on ne peut rien faire ?
La seule position qui m'allait c'était la position allongée...
Et bien j'ai écouté ceci dans mon bain :

Quelles splendeurs ces voix féminines, cette ambiance particulière m'a conduite ailleurs, et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Tous ces chants mystérieux m'ont ramené à mon plaisir de chanter, et à la place que je dois donner au chant dans ma vie. Et puis, puisque le fond de l'air était définitivement féminin ce jour-là j'ai achevé la lecture de ceci


Je l'ai ouvert sans vraiment y croire, et j'ai été surprise d'y trouver beaucoup d'encouragements et de motivations pour toutes les actions fondamentales entreprises par les femmes. Je dis merci à Jean pour sa valorisation des compétences féminines, ce livre peut donner du pouvoir et de l'énergie à toutes les femmes qui douteraient encore du fait que l'on a besoin d'elles et de leur travail pour faire évoluer le monde, sauver la planète, donner des conditions de vie humaine à nos enfants et petits enfants.
Elle évoque la création de cercles féminins, de nombreuses initiatives que je vois fleurir aujourd'hui vont dans ce sens.
Lundi je vous fais un post intitulé "Comment créer un cercle de femmes"
Et j'ai décidé de partager avec vous les initiatives des femmes de mon cercle un peu chaque jour.
Elles sont dispersées, mais nous nous rencontrons quand même une fois par an en famille. Et puis il y celles que je sens très proche mais qui sont très éloignées géographiquement. J'ai beaucoup de chance de pouvoir bénéficier de leur soutien, de partager leur richesse.
La suite dans deux jours je pars en Bretagne animer un stage.
Bon week end !

Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Au fil des jours
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 09:24
Hier, j'ai entendu parler d'une mère contrainte de reprendre le travail cinq jours après la naissance de son bébé. J'ai éprouvé un sentiment de tristesse pour cette femme que j'ai vu, le corps encore marqué par sa grossesse, un sourire figé sur les lèvres (jusqu'ou peut-on se couper de soi-même), il lui faut avancer coûte que coûte. Elle a choisi sa carrière et en a parfaitement le droit. J'ai été triste pour son bébé, la solitude qu'il vit doit être immense.
Et si... Si elle avait repris son travail son bébé en écharpe... L'histoire se serait souvenue d'elle comme de la première femme politique française refusant de se couper d'elle même, de sacrifier ce lien mère-bébé si précieux sur l'autel de sa mission de service public.
Cela aurait été une révolution ! Nous aurions été nombreuses (et nombreux) à sauter de joie face à cette insoumission à la loi du pouvoir masculin. Face à cet évènement, je me sens féministe, une féministe d'un nouveau genre, le genre féminin...
Ce que je souhaite pour 2009 c'est que cette année continue de se vivre pour vous tous sous le signe du lien et de la tendresse. Je souhaite que cette révolution tranquille et puissante progresse. La révolution des petits bouts qui vivent en peau à peau, qui son écoutés et compris, celle des parents qui parcourent chaque jour un peu plus de chemin vers eux-mêmes, celle des enfants dont on tient compte, des adolescents qui ont le choix de vivre autrement qu'entre quatre murs, celle de nos villages d'attachement fait de familles et d' amis avec lesquels les liens sont essentiels.
Une année pleine et riche, où l'on se dit que l'on gagne du temps en donnant des câlins, des bisous, en jouant pour le plaisir, en papotant avec nos amis, l'année des petits détails qui font de nos vies ce qu'elles sont, un chaos stimulant et joyeux !
Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Au fil des jours
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 05:58


Voilà la couverture ! Vous savez que c'est mon livre fétiche, et il a grandit avec moi. Lorsque je l'ai écrit je n'avais pour autre ambition que de partager ce que j'avais découvert au fil du temps avec mes enfants. C'était le livre que j'aurais voulu lire lorsque j'ai attendu ma première fille, évoquant toutes les possibilités humaines et respectueuses de parenter de la conception d'un enfant à sa période d'adolescence.
A ma grande surprise, j'ai reçu un nombre incroyable de témoignages de parents affirmant que ce livre avait changé leur vie. Ils étaient parfois bouleversés de trouver simplement ce qu'ils avaient au fond du coeur. C'est ainsi que je le vois, nous sommes passionnés par nos enfants, malgré nos blessures, nos difficultés, il suffit parfois d'une information, d'un témoignage, pour faire évoluer nos choix, nous orienter un peu plus vers ce que nous sommes.

C'était mon pari pour la première édition, réunir parents et professionnels-partenaires qui partageraient leurs expériences de vie au sujet de la grossesse, la naissance, le portage, l'hygiène naturelle, l'accompagnement bienveillant des enfants, l'apprentissage avec les pédagogies alternatives, l'instruction en famille etc.
De nombreux sujets qui restent les piliers de la deuxième édition qui s'est toutefois enrichie de nombreux autres thèmes, références et témoignages :  les rituels de grossesse, les pbs de sommeil des parents de bébé,  la langue des signes pour les tout petits, une large place a été donné à l'apprentissage auto-géré ou unschooling, d'autres surprises vous attendent au détour des pages de ce livre où quasiment chaque photo montre une famille engagée aux côtés de ses enfants.

Ce sont les lecteurs de la première version qui ont approfondi des sujets comme l'hygiène naturelle infantile par exemple, ou le portage dans le respect du corps du bébé et du bambin, au-delà de ces thèmes pratiques il y a chez ces parents une volonté de vivre en pleine conscience la vie de famille et de partager cela.

Etre parent c'est chaque jour devenir un peu plus soi même. Bien sûr vous trouverez informations et témoignages dans cet ouvrage sur une multitude de sujets, mais de nombreuses questions passionnantes restent sans réponse. Chaque jour je découvre et j'apprends, je vous souhaite de vivre cette même expérience. Ce livre est une invitation à vivre pleinement votre vie de parents, chaque chapitre est suivi d'un grand nombre de références pour ceux qui veulent creuser les thèmes abordés, c'est votre responsabilité que d'aller vers une information complète pour faire des choix éclairés pour vos enfants, et ce n'est pas toujours simple.
Les lecteurs d"Elever son enfant autrement" et les activistes du soutien à la parentalité m'ont donné une vision très positive de l'existence, leur énergie, leur courage, leur volonté de respecter la dignité de leurs enfants, et très souvent d'accompagner d'autres parents me motivent et continuent de m'inspirer chaque jour. Je profite de l'occasion qui m'est donné pour les en remercier.
J'ajoute que cette deuxième édition a été préfacée par Michel Odent, Isabelle Filliozat, et Bérangère Chapuis, les préfaces seront bientôt téléchargeables sur mon blog.

Bonne lecture !
Et n'oubliez pas de préciser à votre libraire qu'il s'agit de l'édition janvier 2009. En attendant je vends quelques exemplaires avec petit mot doux, faites-moi un mail si vous souhaitez en commander un.




Catherine Dumonteil Kremer



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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 07:50
Vous savez ça vous ? Suite à un post sur face book j'ai eu un certain nombre de commentaires et du coup j'ai envie de vous demander : comment faites-vous pour écrire régulièrement ?
Certains d'entre vous m'ont écrit : laisse décanter, l'écriture ça vient du coeur, oui certainement, mais ça vient aussi de l'action d'écrire.
En ce qui me concerne c'est un mélange de plusieurs ingrédients : je me nourris de mon thème, c'est la partie la plus simple pour moi. je lis des tas de livres, d'articles, et les idées surgissent souvent lorsque je suis en voiture, sous ma douche, ou en pleine nuit... Je me nourris en observant beaucoup, en devenant plus attentive aux détails, en parlant aussi.
Et puis, à un moment donné, il "faut" s'y mettre. Il y a des délais à respecter, et tant mieux ! C'est la partie la plus complexe, simplement le fait d'ouvrir mon fichier et de commencer, ou de poursuivre mon travail, commencer à écrire quoique ce soit et laisser remonter ce qui est déjà là.
Mon travail se fait aussi en écrivant, j'ai tellement d'idées qui viennent en écrivant ! C'est vraiment dommage cette résistance qui se met en place, j'essaie de la piéger d'une manière ou d'une autre puisque je finis par y arriver quand même !
Et vous alors ? Vous pourriez tous écrire des livres, vous en écrivez déjà, vous êtes chroniqueur, journaliste, vous écrivez un blog, comment faites-vous quand il y a contrainte ?
J'attends avec impatience vos réponses !
Catherine Dumonteil Kremer

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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 07:16
Article paru dans "Le monde" le 22 mai 2009, à réfléchir...
"Michel Godet, prof de prospective industrielle au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
La politique familiale menacée par la crise. Mesures à prendre pour rétablir la perte de niveau de vie des familles : -Versement des allocations familiales dès le premier enfant, quitte à les rendre imposables. C’est au 2e enfant que les femmes renoncent le plus souvent pour des raisons économiques.
- Tenir compte de la taille des ménages (quotient familial) pour le calcul de la CSG comme on le fait pour l’impôt sur le revenu (le montant de la CSG dépasse de 30% celui de l’impôt sur le revenu)
- Tenir compte de l’investissement en capital humain réalisé par les familles dans l’éducation de leurs enfants. Cette cotisation jeunesse chère à Jacques Bichot devrait être prise en compte dans le calcul des retraites par répartition.
- La femme d’ouvrier qui a eu quatre enfants et a cessé de travailler pour les élever verra ses droits à la retraite largement amputés par une carrière écourtée. Sans oublier que la même femme d’ouvrier touchera une faible pension de réversion puisque son mari a une espérance de vie de neuf ans inférieure à celle d’un cadre.
-Dans notre pays, c’est un vrai métier que d’être payé pour s’occuper d’enfants à condition que ce ne soient pas les siens ! Et l’idéal, du point de vue des retraites par répartition, est de ne pas avoir d’enfant et de cotiser au maximum, sans arrêt d’activité, pour des retraites qui seront payées par les enfants des autres. Pourtant, les familles qui éduquent leurs enfants font faire d’énormes économies à la société, elles reçoivent en moyenne 5000 à 6000 euros par enfant et par an, ce qui ne compense que partiellement le coût de l’enfant.
- Alors que le coût de la “non-famille”, c’est-à-dire le placement d’enfants dans une famille d’accueil, est trois fois plus élevé, six fois plus pour des structures d’accueil et exorbitant (180 000 euros par an !) pour les jeunes prédélinquants qu’il faut placer dans des centres éducatifs fermés. L’éclatement des familles est peut-être une affaire privée, mais la prise en charge de l’éducation (ou de la non-éducation) des jeunes est certainement une affaire publique.
- Il est normal de prendre aux plus riches pour donner aux plus pauvres, mais il faut le faire aussi au sein de chaque catégorie sociale en tenant compte de la charge des familles.
- En limitant le congé parental à deux ans, on entend inviter les femmes à reprendre au plus vite le chemin du boulot, comme si la vie quotidienne d’une jeune femme avec un ou plusieurs enfants en bas âge au foyer n’était pas active. L’idéologie dominante (l’emploi d’abord l’enfant après) conduit à un gaspillage de ressources : une place de crèche revient à 1200 euros par mois et par enfant à la collectivité. - Ne serait-il pas préférable de permettre aux hommes et aux femmes, qui le désirent, de s’occuper de leurs enfants et de bénéficier d’un salaire et congé parental maintenu à trois ans par enfant quelle que soit la différence d’âge entre les enfants ? (...) On pourrait prendre ce droit au congé parental à la carte et à temps partiel tout au long de la vie : au moment de l’adolescence des enfants ou pour s’occuper d’un parent âgé en difficulté.
- On compte 1,7 millions de familles nombreuses (trois enfants et plus) dont 350 000 familles très nombreuses (4 enfants et plus) et 200 000 familles monoparentales issues le plus souvent de couples séparés. Leur niveau de vie est de 30 à 40% inférieur à celui des couples actifs sans enfants à charge.
- Il serait justifié et urgent de leur attribuer une allocation spéciale de vie chère. Ces familles sont souvent d’origines modestes (40% des familles très nombreuses sont de référence ouvrière et un tiers d’origine immigrée). On ferait ainsi d’une pierre plusieurs coups : la politique familiale profite d’abord aux plus démunis et à l’intégration des enfants d’immigrés. La revalorisation de 3% des allocations familiales a été présentée par le président Sarkozy comme un “effort” qui donnera “un milliard d’euros de pouvoir d’achat en plus pour les familles”. En réalité, c’est un simple rattrapage comptable, prévu par les textes, découlant de l’inflation constatée en 2007-2008."
Ce texte m'a été transmis par Olivier Maurel.


Bonne journée !
Catherine Dumonteil-Kremer

Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Au fil des jours
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 07:14
Ce n'est pas plus tard qu'avant hier qu'on me l'a relatée...
Ce petit garçon d'environ 9 ans, en avait vraiment marre de rater ses autodictées.
Il décida d'y remédier. "Cette fois" se dit-il "je vais travailler si fort à mon nouveau texte, que j'aurais une bonne note..."
Et il fournit des efforts considérables pour atteindre ses objectifs.
Le jour de la fameuse dictée arriva. Je suppose qu'il s'est senti un peu inquiet et en même temps sûr de lui puisqu'il connaissait très bien son texte.
Le soir, une fois rentrée chez lui il annonce à sa maman :"Je suis sûre que je vais avoir une très bonne note".
Le jour où l'enseignante rendit les copies, il était fébrile et attendait avec impatience la sienne.
Et c'était fait, il avait réussi, il n'avait fait aucune erreur, alors pour quelle raison avait-il obtenu un 8 sur 10 ?
... Il avait oublié de souligner le mot "Autodictée"...
Quels sont les messages (plus ou moins visibles) que son enseignante a transmis à ce petit garçon, plein de bonne volonté.
"Ne crois pas que tu vas réussir si facilement", "Ton travail n'est pas parfait selon mes critères", "tu es puni parce-tu n'as pas écouté la consigne", "tu étais focalisé sur l'orthographe, mais ça ne suffisait pas !", "Tu dois respecter toutes les consignes, tu ne peux pas présenter ta copie à ta façon", "je suis là pour traquer tes fautes, pas pour t'encourager lorsque tu fais au mieux"etc.

Bien sûr me direz-vous cette histoire est on ne peut plus banale, l'enseignante croit qu'elle est perfectioniste alors qu'elle détruit la motivation de cet enfant, ses efforts et sa capacité à être autonome. Dans quelques années on lui reprochera de ne pas l'être lorsqu'il posera la question :"il faut que je souligne le titre ?"
Catherine Dumonteil Kremer
 
Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Au fil des jours
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 08:45
18831467_w434_h_q80.jpg Je n'ai pas vu la fin de l'année passer, ça a été étrange, divers sentiments parasitaient  mon quotidien. Je n'avais pas l'élan d'écrire quoique ce soit sur le thème des voeux.
Jusqu'à ce matin, voilà un jour nouveau paisible et plein de fraîcheur : il a neigé ici, tout est blanc et lumineux.
Et puis je sors peu à peu de la rédaction d'un livre qui m'a énormément appris... Et hier justement je suis tombée sur une perle ! Une citation de de ce psychologue au nom imprononçable : Csikszentmihalyi...
"Ce qui est exceptionnel ne peut pas être normal !" C'est bien dit non ? Et ça m'a donné envie de vous souhaiter une année d'exception dans tous les domaines. Vous vous plaignez souvent du regard des autres qui évaluent de façon parfois très négative votre façon d'être avec vos enfants... Vous déplorez que vos choix de vie soient jugés et quelquefois traînés très rudement dans la boue... Consolez-vous vous êtes exceptionnel, la morose normalité ce n'est pas pour vous. Je vous invite cette année à vous laisser vivre ce que vous souhaitez vraiment sans vous encombrer du regard d'autrui qui tend à vous ramener à une normalité rassurante, confortable, alors que l'exceptionnel vous tend les bras... Ne vous laissez pas faire par cette routine épuisante qui envahit parfois vos vies par simple facilité, revenez à vos rêves, à vos projets... Vous deviendrez ainsi des modèles inspirants pour vos enfants mais aussi pour les normatifs qui vous entourent qui ne sont rien d'autre que des individus apeurés à l'idée de faire évoluer leur façon d'être et qui ont bien besoin de vous.
Alors ne perdez pas un instant, allez-y, foncez !
Affectueusement
Catherine Dumonteil-Kremer

Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Au fil des jours
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 10:15
http://www.yvesmichel.org/editions/wp-content/images-auteur/author-3.jpg Ah la la ! Il se passe des évènements parfois... Tenez, par exemple, il y a peut-être une quinzaine de jours, je tombe en panne avec mon merveilleux véhicule de seize ans cette année, une vieille princesse pleine d'énergie quand elle l'a décidée.
J'étais fort ennuyée, et j'ai appelé mon compagnon à l'aide. Après avoir acheté un jeu de cosses pour aider ma seconde maison à redémarrer, elle était probablement contrariée par le froid, nous branchons les fils rouges et noirs comme indiqué sur la notice (j'en profite pour vous avouer que nous ne sommes pas spécialement bricoleurs dans la famille !).
Malheureusement, aucun signe de retour à la vie de ma titine...
Quand tout à coup, surgit de nulle part (mais plus certainement de son bureau ;-))) apparait un homme, souriant, et décidé à nous prêter main forte.
Avec beaucoup de gentillesse et de délicatesse, il tente de comprendre ce qui se passe. Et... Au moment où je décide que j'en ai assez, et que j'abandonne ma voiture jusqu'au lendemain... Mon moteur démarre ! Et c'est à ce moment-là qu'il me dit :"Il faut toujours aller jusqu'au bout !"
Et je le connais ce refrain-là. Ne pas baisser les bras, essayer de se dépasser et de trouver des solutions.
C'est ce que je fais pour d'autres sujets, et vous aussi, même si parfois vous êtes un peu fatigués et découragés... Même si quelquefois vous avez le sentiment d'avoir abandonné vos résolutions concernant l'accompagnement de vos enfants, ne baissez pas les bras. Il y a des périodes de doutes, d'épuisement, mais il y a aussi l'intense satisfaction de voir nos enfants nourris et heureux !
Pour conclure, l'homme de la situation n'était autre que Yves Michel le fondateur des éditions du Souffle d'Or.
J'en profite pour vous inviter à acheter les livres de cette maison d'éditions, chez qui je n'ai aucune action, mais dont j'ai envie de célébrer la cohérence !
Bonne journée à tous !
Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Au fil des jours
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 10:29
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:hopJOqlZ8B6X9M:http://www.dinosoria.com/mammifere/chimpanze-d-16.jpg
Qu'est-ce que j'aime être une femme ! Vous n'imaginez pas...
Je me vautre dans la jouissance de mon sexe ;-) Mais depuis quand exactement ? Chez moi les filles étaient très valorisées, survalorisées même au détriment des garçons. J'ai été élevée par une combattante, une de celles grâce auxquelles j'ai pu faire des choix, vivre ma vie... Elle ne tolérait aucune différence de traitement entre mon frère et moi. Mon père était interchangeable avec elle, nous préparant nos repas lorsque nous rentrions entre midi et deux de l'école, du collège ou du lycée. Certaines tâches lui étaient dévolues : le linge par exemple. Parler de cela en classe me valait les sarcasmes de certains enfants chez qui le père lisait son journal les doigts de pieds en éventail et donnait un puissant exemple à ses enfants.
Bref, pour moi être une fille c'était un peu équivalent au fait d'être un garçon. Que pouvait-il y avoir de différent ? C'était presque dangereux de l'évoquer ou d'y penser...
Mon premier bébé
Et puis mon premier bébé a montré le bout de son nez, et j'ai commencé à comprendre vaguement dans mon corps ce que j'étais seule à pouvoir vivre. Ma grossesse a été divine ! J'étais dans un état d'euphorie permanent... C'était délicieux d'être enceinte, je me sentais privilégiée...Jusqu'au jour où mon obstétricien a décidé de me contraindre à l'arrêt de travail... J'en pleurais ! Mais pourquoi une telle injustice ! Mon boulot me passionnait et j'étais en pleine forme. J'avais beaucoup de mal à comprendre mes collègues de travail parlant de congé parental, de difficultés à reprendre une activité ! Quelle folie ! Arrêter de travailler...
Après la naissance de mon bébé, je reprendrais mon activité au plus vite, il serait gardé chez moi, cela ne m'empêcherait nullement de m'en occuper !
Comme prévu j'exécutais mes plans, sous péridurale ma fille vint au monde, et je tombais immédiatement amoureuse de ce petit être que j'avais portée neuf mois. Pour elle j'étais prête à me dépasser, à faire en sorte que sa vie soit un fleuve réjouissant et tranquille. J'ai découvert un comportement que je ne me connaissais pas auparavant, j'étais devenue selon les termes de mon paternel "super chiante"... Je travaillais certes, mais n'importe qui ne pouvait pas faire n'importe quoi avec mon bébé ! Il était une priorité pour moi. La mère chimpanzé était entrain de refaire surface.
J'ignorais jusque-là son existence, je la niais même à l'occasion. J'avais parfois envie de l'ignorer, je n'avais nullement le temps de la prendre au sérieux. Pourtant elle me poussait à me soucier de mon bébé avec une insistance invraisemblable. Je lisais plein de livres et appliquais soigneusement les consignes dictées par certains spécialistes du moment, dont Dolto faisait partie.
Et si je le faisais avec tant d'application c'était uniquement à cause d'elle, la mère chimpanzé en moi qui me disait que cet enfant était plus important que tout, qu'il ne fallait surtout pas lui faire de mal.
Je faisais ce que je pouvais... Et puis, quand ma fille eut atteint son huitième mois, je suis devenue enseignante. La mère chimpanzé me sussurait depuis un bon moment que mon bébé avait besoin de moi, que j'avais besoin de lui, il me fallait du temps, j'ai choisi de travailler trois fois moins.
Et c'était vraiment excitant de vivre aux côtés de cette enfant qui grandissait, et n'avait qu'une hâte : avancer, progresser, exister à la façon des hommes.
Avec mon deuxième enfant, j'ai rencontré les délices de l'allaitement mmmmmmmmmmmmiam !
Le plaisir était partagé, mon bébé était rose de plaisir et j'étais pleine de fierté de le voir grandir grâce au lait de mes seins. Tiens, si on m'avait dit ça pour la première... Si j'avais su que c'était si bon à vivre... J'ai été un peu bernée je pense, on m'a fait croire qu'il s'agissait d'un simple choix, que biberon et seins étaient équivalents ! Et bien dès la première tétée j'ai su que non, et je n'ai pas eu besoin de consulter la kyrielle d'études existantes à ce sujet. Maman chimpanzé était là, j'écoutais mon corps, ses sensations, ce simple contact de la bouche de mon bébé avec mon sein, ses regards entre nous qui en disaient long sur cette relation qui démarrait. Non, je ne me séparerais pas de ce bébé-là pour aller m'occuper des enfants des autres. C'est mon premier congé parental qui commence et je me retrouve face à trois années de liberté pour vivre avec mes enfants. Quelle chance ! C'est une autre vie qui commence...
Un troisième enfant arrive, il nait à la maison... Surprise, je me découvre une puissance dont je n'avais pas soupçonné l'existence, JE mets au monde mon enfant !
Je n'ai plus peur de grand chose, je me sens complètement femme... Et de plus en plus chimpanzé :-)))
Avec cette dernière fille mes poils ont poussé et j'ai de plus en plus envie d'aller jouer dans les arbres... Elle a tété plus de sept ans, et s'est niché au creux du lit familial de longues années...
J'ai tant appris sur moi même, les autres, l'importance de répondre aux besoins des enfants... Je suis devenue plus rapide, plus sociable, plus intelligente, plus vivante...
C'est vrai, j'aurais aimé pouvoir faire des choix éclairés dès mon premier enfant. J'aurais bien aimé que l'on me dise clairement quelles seraient les conséquences de mes choix. Non seulement sur mes enfants, mais sur moi même, sur mon plaisir de vivre, d'être !
J'aurais aimé que mon enfant soit mis au premier plan et non pas relégué à l'arrière, la querelle féministe prenant toute la place. Les enfants ont-ils des droits ? Il me semble que oui, pourtant quand je lis les articles de certaines féministes des années soixante-dix, je me demande si nous ne nous faisons pas une fois de plus piéger. Les enfants sont les générations de demain... Comment sortir des impasses où nous nous sommes fourvoyées si nous ne sommes pas capables d'avoir un regard critique sur l'accompagnement que nous leur prodiguons. Dans ce débat les enfants sont une fois de plus quantité négligeable. Alors qu'ils sont peut-être l'unique priorité qui vaille la peine que l'on réfléchisse... Parents, non parents (n'importe qui peut-être allié des enfants et apporter sa contribution) nous avons à trouver des solutions ensemble.
Je suis une femme, et je souhaite à toutes mes soeurs de découvrir à quel point il est bon d'être une femme que l'on ait ou pas des enfants. Je voudrais un monde où on me considère aussi en tant que mère, où l'on voit mon travail comme le plus important qui soit, où on me facilite la tâche au maximum ! Je voudrais un monde où mes choix de femmes soient respectés que je veuille travailler ou m'occuper de mes enfants 24 heures sur 24. Quand j'ai fait le choix de travailler, j'aimerais un soutien de manière à ce que je puisse me recharger, et accomplir mon travail de parent. J'aimerais la même chose à la maison, la possibilité de me recharger, et de ne pas succomber à l'épuisement qui me guette parfois. Pour conclure un peu abrubtement :
laissez-moi vivre ! Bonne journée à tous, je retourne faire la sieste avec mon compagnon dans mon arbre ;-))) Je crois que lui aussi aime me voir jouir de ma dimension féminine...
A suivre...
Catherine Dumonteil Kremer


Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Au fil des jours
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