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Voici pour vous une fiche de lecture écrite par une femme que j'aime beaucoup maman et médecin généraliste, elle a été indignée par le livre d'Aldo Naouri.

 

 

 

 

"Je me suis lancée dans la lecture du livre d’ Aldo Naouri « éduquer ses enfants, l’urgence d’aujourd’hui »  dans le but d’en faire une fiche de lecture.

Pour épargner aux autres la lecture de ce livre !

J’y ai été poussée par un entretien avec des professionnelles de la petite enfance, à qui je voulais présenter la proposition de signer avec les bébés. Elles ont été très intéressées, mais leur argument final et imparable a mis fin à notre rencontre : ce n’est pas bon car les bébés seront moins frustrés, la relation parents/bébé va devenir plus simple. Et tout cela n’est pas bon. Il faut frustrer les bébés, ça doit être compliqué de comprendre son enfant ! je n’ai pas pu répondre. En en reparlant autour de moi, on m’a dit « mais c’est le livre de Aldo Naouri qui fait recette, il révolutionne l’éducation ! »

 

Ce livre a fait couler et fait encore couler beaucoup d’encre et de salive. Qu’en ont retenu les personnes qu’il a convaincues : il ne faut plus parler aux bébés, on leur parle trop, il faut supprimer doudous, sucette, punir sans état d’âme, cadrer, frustrer ... pour échapper aux catastrophes promises dans le livre par ce vieux pédiatre. 

Il était nécessaire que je le lise pour comprendre ces positions.

 

«  Caresserais-je l’espoir que cet ensemble d’explications puisse amener tous les parents, et en particulier toutes les mères, à se promettre de suivre à la lettre les recommandations que je vais leur donner, Bien sûr que non ! Je ne suis pas assez naïf pour cela. Il y a beaucoup trop d’aveuglement, mais surtout de jouissance, à la clef ! La majorité des mères, devant les comportements de leurs enfants, sont en effet persuadées d’assister à la manifestation de leur « forte personnalité », ce dont elles sont ravies et n’entendent brider d’aucune façon. Il est d’ailleurs pratiquement impossible de les détromper……..( page 201)

 

 

Belle introduction pour ma fiche de lecture sur le livre d’Aldo Naouri… 

 

En fait, l’analyse de ce livre est complexe à faire, et cela explique son succès . Car tout n’est pas faux, tout n’est pas mauvais. Il a souvent raison :Il existe réellement des difficultés spécifiques chez de nombreux enfants…Mais….

 

Il y a des pages qui sont intéressantes, pleines de bon sens,(P.50, 56, 239, 240 et suivantes) de belles pages poétiques (, P.60-61) aussi, des pages qui ont l’air documentées.

Il dit même des choses intéressantes sur la différence entre frustration et privation. La privation étant de l’ordre du réel et la frustration de l’ordre du symbolique…( P.148)

Mais le tout est perdu dans un livre terrifiant, ce qui explique que le public, voire des professionnels,  n’aient retenu de ce livre que l’appel à l’autorité sans état d’âme et à la frustration bénie.

 

Il est hors de question de reprendre ses arguments, ce serait stérile et sans effet .

Mais il est important de situer le ton de ce livre .

Livre qu’il dit avoir écrit comme une mission, pour sauver les enfants , en véritable sauveur ,à condition qu’on l’écoute .

Car si on décortique le ton qui imprègne le livre, on ne peut plus rien en accepter .

C’est un livre plein d’angoisse (celle de l’auteur vis à vis de la mort certainement, pages 101, 113), plein de colère, plein de mépris contre les parents, de violence à toutes les pages .On comprend mal comment des professionnelles de la petite enfance ont pu adhérer aux propos sans voir la violence diffuse dans tout le livre.

 

Pour faire bref !

 

Il donne une image terrible de l’enfance «  qui asservit son entourage, page 35, », enfant présenté comme une boule de violence potentielle dès la naissance, (P.62) , enfant terrorisé par sa mère, enfant terrorisé par la mort, enfant cherchant à prendre le pouvoir absolu. Il faudrait citer aussi la violence des mots utilisés pour parler de l’enfant, monstre à dompter, dont la violence naturelle demande une vigilance extrême et inquiète !

 

Une image terrible des parents «  qui se repaissent impunément de leurs enfants, page 32 »,

et en particulier des mères ( on a du mal à comprendre comment les réactions de femmes n’ont pas été plus virulentes ?), une image un peu moins terrible des hommes !

Les relations entre homme et femme sont décrites longuement sous la forme d’une guerre dure.

 

Sur quoi base-t-il son discours ?

            Sur des descriptions de familles clairement pathologiques, la grande majorité de ses vignette vécues . Qui aurait l’idée de ne pas alors partager son analyse ? Mais de l’exception, il tire des préceptes pour toutes les familles .

            Sur la dramatisation du monde actuel «  la perversion ordinaire qui a pris le pouvoir manie l’exclusion et la calomnie avec efficacité »

            Sur un ethnocentrisme étonnant : les menaces qu’il fait aux malheureuses mères donnant le sein au delà de ce qu’il trouve raisonnable ( «  je me disais que, jouissant égoïstement de sa place, elle ne pouvait pas imaginer le désordre qu’elle allait semer dans la vie future de ce bébé … et dans sa descendance !( p.195) ), semblent ignorer le reste du monde qui continue, depuis des millénaires,  à allaiter les bébés portés sur le dos de leur mère,  à la demande … sans dégâts planétaires semble-t-il .

 

            Sur des poncifs navrants (dont par exemple la prétendue baisse du niveau scolaire des enfants, menaçant à court terme la recherche française )

Sur des erreurs historiques et scientifiques, ou des horreurs . Sur la bestialité de nos ancêtres, (page 98) n’aspirant qu’à massacrer les petits, à castrer les jeunes, à s’entretuer, à « sauter «  les femelles ! D’où sort-il tout cela ? Même les animaux prennent soin des petits et en assurent le mieux possible la survie ; les hommes préhistoriques, nos pères, dont on peut imaginer la vie en regardant celle des tribus amazoniennes ou australiennes, respectent les enfants et vivent plutôt paisiblement . Quand il parle de la faible valeur de l’enfant dans l’histoire, il se base sur des écrits aujourd’hui remis en cause (je pense qu’il a du lire Elisabeth Badinter) . La mort d’un enfant a toujours été un drame, et dans tous les pays.

            Ses pages sur la mort d’un enfant sont affligeantes .Il ne comprend pas qu’on accorde plus d’importance à la mort d’un enfant qu’à celle d’un adulte ! (page 111).

            Il veut beaucoup insister sur le lien entre le physiologique et le psychologique, mais de façon caricaturale, il ne semble pas au courant des dernières recherches sur la prolactine paternelle . Sur l’attachement qui lui est lié dans toute espèce animale ,même chez les oiseaux !( page 223)

            De la même façon, il semble manquer des données sur l’acquisition du langage, (page 227)

Il parle aussi des enfants handicapés, là aussi sans aucun respect des familles , il sait tout sur tout et sauvera l’humanité défaillante !

 

Je ne peux pas citer toutes les pages où il se moque des mères avec une ironie mordante, sans aucun respect humain, il y en a trop ; des comparaisons hasardeuses et inadmissibles (comme comparer à une violeuse la mère inquiète qui force son enfant à manger) les termes utilisés salissent la personne qui les lit .

Ironie contre les familles recomposées, ironie contre les pauvres, (dépourvus de moyens intellectuels),ironie contre les pédagogues de tous genres,  ironie contre F.Dolto…qui n’a jamais remis en cause la nécessaire frustration symbolique dont il parle .

 

Et enfin, sa conclusion, qu’il voulait en apothéose, est seulement  terrible de nouveau : il termine sur Helen Keller, victime de l’amour excessif de ses parents – condamnés par des propos hallucinants-, mais sauvée par l’éducatrice et ses exigences .

Il se trompe totalement : ce qui a permis à Helen Keller de sortir de ses angoisses, ce ne sont pas seulement les règles de l’éducatrice ,mais c’est l’accès au langage .

Langage humanisant.

J’en suis le témoin chaque fois émue, de voir comment les troubles du comportement des enfants handicapés s’apaisent immédiatement dès qu’on leur donne un moyen de s’exprimer, de se dire . Je connais des adultes dont le traitement anti-psychotiques a pu être presque arrêté, après des dizaines d’années de camisole chimique, par la simple introduction de signes .

Ce n’est pas l’autorité, le cadre qui manquait à ces enfants débordés de leur angoisse , mais juste un moyen de communiquer !

Helen Keller a été sauvée par l’accès au langage, non pas par l’autorité de son éducatrice, mais par son acharnement à lui donner un moyen de communication symbolique.

 

Ce qu’il pensait être l’argument final, sa botte secrète, se retourne en fait contre lui et l’ensemble de son livre.

On voit finalement comment, par un raccourci involontaire, on arrive à la nécessité absolue de donner un langage aux enfants .

Quant aux arguments donnés contre la proposition des signes avec les bébés, sous le prétexte que les bébés seraient alors moins frustrés( et si on lit bien ce qu’il dit, il ne le dit pas du tout), ils tombent totalement ! Donnons un langage aux enfants ! Donnons des signes aux bébés…."

 

Marielle Lachenal

Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 10:54

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Pendant quelques jours j'ai envie de partager quelques mails que j'ai écrit pour ma liste de discussion "Parents Conscients" qui a dépassé ses dix ans, et même sa onzième année sans que l'on fête son anniversaire ;-)))
Je te cite un poème que j'ai trouvé dans un bouquin en anglais, je te le traduis :
  
Demain, demain,
Ils m'aimeront
Si j'étais toujours douce, jamais en colère,
si je faisais exactement  tout ce que ma mère souhaite,
 ils m'aimeraient...
  
Si je ressentais ce qu'il faut sentir,
si je pensais ce qu'il faut penser
sans jamais me tromper,
ils m'aimeraient
Demain, demain,
ils m'aimeront...
  
Jeannette Meivogel
 
Ce poème me rappelle tous les faux espoirs que nous entretenons toute notre vie vis à vis de nos parents.
Mais quoique nous fassions la situation restera la même, ce sont bel et bien de faux espoirs. Dans la relation parentale il n'y a que nous qui puissions évoluer de manière à ne plus entretenir ces attentes. Et c'est difficile d'en faire son deuil...
Pour moi une des manières de faire une partie de ce deuil, ça a été de vivre ma colère et mon chagrin d'enfant, non pas en présence de mes parents mais dans un cadre de sécurité.
J'ai mis un coup d'arrêt à certains comportements en faisant un courrier à mes parents qui a été très efficace. Pour le reste, je me soigne, j'essaie de ne plus espérer de mes parents quelque chose qu'ils ne me donneront pas, je tente de ne pas l'espérer de quelqu'un d'autre non plus (de mon conjoint par exemple) parce que cette attente pour moi est vouée à l'échec.
La conséquence du travail c'est l'amour qui peut de nouveau circuler, mais la route est longue !
Bon courage à tous
Catherine Dumonteil Kremer
Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 08:10

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http://archive.filmdeculte.com/photo/film/farfromheaven/3.jpghttp://archive.filmdeculte.com/photo/film/farfromheaven/image.jpg

 

Ha ha, voilà un sujet qui excite mes petits doigts... Les tâches ménagères !
Tout d'abord Hélène merci pour ce long mail, je te rejoins sur chaque point... Notre invisibilité fait peur à tous les niveaux... Et pourtant !
Pour celles qui ne le connaissent pas je rappelle que mon livre favori (avec "L'adolescence autrement") celui qui a fait vibrer mon coeur de femme, "Elever son enfant autrement" seconde version évoque la question sur un plan pratique, politique et de développement de soi. Je vous renvoie donc à la partie "Profession Parents".
Cet échange a commencé par une formule qui m'est très familière dans la bouche des femmes dès qu'il s'agit de leurs enfants, de leur maison, de leur couple...
"Je culpabilise de"... Tu culpabilises de faire le ménage chez toi, moi je culpabilise de ne pas le faire... comme quoi ! Enfin, quand même de moins en moins, je me soigne depuis de longues années de ce fléau qui veut que l'on considère que ces travaux répétitifs et sans beaucoup d'intérêt soit savamment orchestrés de manière à se faire en même temps que l'accompagnement de nos enfants, et éventuellement en même temps qu'un boulot, à temps plein, c'est un peu toujours sur nous que ça DOIT retomber ! Nous on en a l'habitude, comme le dit Hélène être une femme acceptable, c'est avoir  6
 bras, un cerveau brillant (il le faut absolument si on veut survivre ;-), et puis il faut bien entendu prendre soin, de soi, ne pas se laisser aller, pour coller à cette image de la femme qui convient, gentille accueillante, souriante, qui cherche toujours des solutions pour soutenir tout le monde autour d'elle... La parfaite victime qui se retrouvera à cinquante ans complètement perdue, peut-être amère...
La femme sacrifiée, celle qui fait preuve d'abnégation ! Celle qui voulait coller à un idéal, l'idéal de la femme parfaite, de l'image de la femme parfaite... Celle qui joue un rôle, qui fait tout pour sauvegarder les apparences.
Pour moi elle est la l'abnégation, il suffit de se replonger dans les très vieux classiques : la bible. Allez donc lire le trente-troisième proverbe du livre des Proverbes. La description de la femme est étonnante...
"

Ouvre ta bouche, juge avec justice, Et défends le malheureux et l'indigent.
10
Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles.
11
Le coeur de son mari a confiance en elle, Et les produits ne lui feront pas défaut.
12
Elle lui fait du bien, et non du mal, Tous les jours de sa vie.
13
Elle se procure de la laine et du lin, Et travaille d'une main joyeuse.
14
Elle est comme un navire marchand, Elle amène son pain de loin.
15
Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, Et elle donne la nourriture à sa maison Et la tâche à ses servantes.
16
Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; Du fruit de son travail elle plante une vigne.
17
Elle ceint de force ses reins, Et elle affermit ses bras.
18
Elle sent que ce qu'elle gagne est bon ; Sa lampe ne s'éteint point pendant la nuit.
19
Elle met la main à la quenouille, Et ses doigts tiennent le fuseau.
20
Elle tend la main au malheureux, Elle tend la main à l'indigent.
21
Elle ne craint pas la neige pour sa maison, Car toute sa maison est vêtue de cramoisi.
22
Elle se fait des couvertures, Elle a des vêtements de fin lin et de pourpre.
23
Son mari est considéré aux portes, Lorsqu'il siège avec les anciens du pays.
24
Elle fait des chemises, et les vend, Et elle livre des ceintures au marchand.
25
Elle est revêtue de force et de gloire, Et elle se rit de l'avenir.
26
Elle ouvre la bouche avec sagesse, Et des instructions aimables sont sur sa langue.
27
Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, Et elle ne mange pas le pain de paresse.
28
Ses fils se lèvent, et la disent heureuse ; Son mari se lève, et lui donne des louanges :
29
Plusieurs filles ont une conduite vertueuse ; Mais toi, tu les surpasses toutes.
30
La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine ; La femme qui craint l'Éternel est celle qui sera louée.
31
Récompensez-la du fruit de son travail, Et qu'aux portes ses oeuvres la louent.

Et nous en sommes toujours à peu près là...
Pour moi l'abnégation piégeante, tentaculaire, est là... Dans le sacrifice de soi au profit d'éléments extérieurs qui sont de simples faire valoir, au profit d'un homme qui vit avec une deuxième mère prête à tout pour lui convenir, les enfants eux sont aimés mais ils ne sont pas forcément prioritaires dans le système.
Nous voilà enfermés bien loin du paradis, tiens d'ailleurs ce film l'avez-vous vu ? ("Loin du paradis" ?)
Cette famille des années cinquante bien sous tout rapport, très belle femme, père pourvoyeur de fonds très efficace, ravissante maison, enfants proprets, et gentillets, tout semble rouler... Et ... non ! Un immense désespoir se cache sous cette belle image de la famille idéale.
Le voilà l'idéal, notre idéal peut-être... Notre idéal d'enfant même, cet idéal de havre de paix,  celui que nous avons toujours voulu, ce refuge où tous nos besoins seraient comblés...  Il s'avère qu'il n'existe pas...
En faire son deuil n'est pas très facile, je vous l'accorde, mais du coup on se coltine la réalité qui elle est bien plus riche et passionnante et pénible aussi, épuisante de nos vies de familles.
Je connais chaque jour la jouissance d'être une femme et je l'ai écrit ici : http://www.cdumonteilkremer.com/article-pourquoi-j-aime-etre-une-femme-44780131.html

Je ne sais pas si ça ressemble à un idéal, mais bien sincèrement je ne le pense pas, le bateau sur lequel je suis embarquée prend l'eau bien souvent, les tempêtes sont énormes, j'essaie d'avancer en accordant la priorité aux êtres, les personnes avant les choses...
Et je maintiens que ce n'est pas un idéal, quelquefois je me dis même que cette histoire d'idéal, de parents parfaits nous permet de nous dire que finalement tout cela est inaccessible, alors que c'est juste là à la portée de nos coeurs...
C'est tout près, avec le cortège de fatigue, d'épuisement même, de remises en question, de retour sur sa propre histoire, de moments de béatitude aussi, et tout cela qui est très loin d'être idéal, qui nous pousse à comprendre, apprendre, à nous dépasser, nous rend incroyablement efficace.
Et ceci je l'ai écrit là : http://www.cdumonteilkremer.com/article-30610200.html

Alors les tâches ménagères pour moi c'est l'arbre qui cache la forêt ! La jungle de nos attentes d'enfant, de ce que nous ont montré nos parents... Tiens d'ailleurs je me suis toujours demandée pourquoi mes amies les plus bordéliques avaient souvent des histoires d'amour très longues et des enfants avec des hommes élevés par des mères maniaques... Un acte malicieux (voire diabolique) émanant de nos blessures de petits pour nous aider avec ce sujet-là ??? A moins que ce ne soit l'inverse, tout est possible...
Mais en tout cas, je n'ai pas l'intention de passer ma vie à jouer un rôle, à entretenir une image idéale, et à la transmettre tranquillement à mes filles. Ma vie me surprend, jusqu'au bout je crois que je serai surprise et même électrisée par ce qui se passe lorsque l'on abandonne nos croyances, nos conditionnements, lorsqu'on se laisse aller, que l'on s'abandonne à la rencontre avec sa vie...
Mes enfants m'ont accompagné dans toutes ces découvertes, et m'ont parfois donné des coups de pieds afin que j'arrête de vivre dans cet espèce de désespoir tranquille, que je me montre autrement qu'un "gentil mort vivant" selon les termes de Marshall Rosenberg... Le dépassement que j'ai vécu pour répondre aux besoins de mes enfants m'a faite avancer considérablement... Et je n'ai jamais eu le sentiment de me sacrifier...

Alors oui à flylady (qui est une femme puissante ;-)))) oui à tout ce qui peut nous aider à vivre nos vies sans trop de dommages, mais dans l'unique but de retrouver nos esprits, notre vitalité, notre joie de vivre ! (Et côté joie de vivre les petits ont des choses à nous apprendre...)
Dans le but que nous comprenions qu'il y a de véritables priorités et s'en occuper c'est avoir un impact sur l'avenir de notre société, notre fonction est politique y compris lorsque nous nous appliquons à jouir de nos existences !
Donc je propose que nous devenions visibles en tant que parents, que nous cessions de dévaloriser le travail que nous faisons, c'est une tâche colossale, je ne vois rien de plus important, et en même temps nous pourrions laisser tomber l'image de la femme idéale, qui est-elle ? on pourrait creuser ce sujet-là aussi...
Mais cette image est un leurre qui produit d'énormes tensions en nous, ces tensions nous empêchent d'être fières de nous ! Sur tous les plans...

Un sujet si banal d'où surgit la passion, mmmmh c'est ce que je préfère et vous ?

Catherine Dumonteil Kremer








Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 12:56

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Bonjour à tous,

voici mon programme pour les mois à venir :

 

 

Les stages "Vivre en Famille" auront lieu les :

 

25 et 26 septembre 2010 à Strasbourg

 

9 et 10 octobre 2010 à Paris chez Natbé

 

16 et 17 octobre 2010 à Limoges

 

30 et 31 octobre 2010 à Gap

 

20 et 21 novembre 2010  à Lyon

 

 

 

Les conférences

 

Le 11 septembre à Perpignan organisé par le réseau d'écoute d'appui et d'accompagnement des parents local, la conférence aura lieu à 11 heures sur le thème des relations frères soeurs, renseignements au secrétariat du REEAP des Pyrénnées Orientales : 04 68 85 86 16

 

J'animerai le 19 septembre pour la fête du maternage du Havre organisée pour l'association maternet'lait une conférence le matin sur le thème "Accompagner l'adolescence" et un atelier l'après midi sur le thème "Accompagner les enfants sans violence : les alternatives"

Tous les renseignements sont là : fête du maternage

 

 

La formation "Accompagner les parents"

 

Elle démarre en novembre 2010, le programme est ici

 

Les dates

 

Et il est encore temps de vous inscrire en appelant le : 04 92 56 14 01

 

Ou en m'écrivant un mail à : cdumonteilkremer@gmail.com

 

 

Colloque

 

J'interviendrai au colloque de la Fédération Française de Psychothérapie "AMOUR et .CHÂTIMENTS", et Psychanalyse le 23 octobre à Paris eu musée social, 5 rue les cases, dans le septième.

 

Là encore vous pouvez vous inscrire en contactant la fédération au : 01 44 05 95 50

 

De nombreux intervenant seront présents : Martine Herzog-Evans, Olivier Maurel, Thomas D'assembourg, Maud De Bauer Buquicchio, etc. Cette initiative est placée sous le haut patronage du Conseil de l'Europe, et de Jack Lang ancien ministre, député du Pas-de-Calais.

 

 

 

Bonne rentrée à tous !

 

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

 


 


 


Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 09:19

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