Je sais, je vous avais promis un article sur la fête des mères pour lundi, mais voilà, je n’ai toujours pas internet et je me demande à quel moment je
serai reliée à vous tous !
Mais, heureusement Francis est là avec son cybercafé familial de quartier !
Vous vous rappelez que j’avais déjà écrit un texte intitulé "Pourquoi j'aime être une femme ?", et puis ma réponse à Elisabeth Badinter « Pourquoi j’aime être un chimpanzé ? »
Et voilà que j’ai trouvé une source d’inspiration dans une encyclopédie des années cinquante, l’encyclopédie de la femme. Une lecture édifiante pour toutes les femmes qui voudraient connaître la source des conditionnements inhérents à leur sexe.
Je vous en livre ici un passage :
«Education des filles : Elle doit se faire dans le sens le plus altruiste. Le rôle de la femme dans la vie est de tout donner autour d’elle : confort, joie, beauté, tout en gardant le sourire, sans faire figure de martyre, sans mauvaise humeur, sans fatigue apparente.
C’est une lourde tâche. Il faut entraîner notre fille à ce renoncement perpétuel et heureux. Dès la première année, elle doit savoir spontanément partager ses jouets, ses bonbons, et donner ce qu’elle a autour d’elle, surtout ce à quoi elle tient le plus. » Encyclopédie de la femme chez Fernand Nathan 1950.
Alors ? Qu’est-ce que vous en dites ? Etonnant, indignant, édifiant, éloquent, révoltant ?
1950 ce n’est pas si vieux, je suis née en 1962, ma mère en 1930, autant dire que cette « philosophie » était dans l’air, comme un poison étouffant les femmes.
En lisant cela je me dis, tiens ce n’est pas très étonnant que les femmes se sentent mal à l’aise à l’idée d’affirmer leur volonté, à l’idée de dire non, stop ! Une femme c’est souriant, aimable, compréhensif, une femme que l’on peut aimer doit convenir, penser à chacun dans sa famille… C’est une loi non écrite, sinon elle sera taxée d’emmerdeuse, de mal b….., on l’accusera d’être victime d’un syndrôme prémenstruel… Et pour la remercier on a inventé ce jour : La fête des mères ! Pour la remercier du sacrifice permanent qu’elle fait de sa vie, elle se sacrifie à ses enfants à son partenaire, et elle mérite bien un cadeau de la part de ses enfants, petits ingrats qui doivent intégrer cette donnée, leur mère s’est bel et bien sacrifiée pour eux ! Bien sûr une femme sacrifiée, c’est un paquet de souffrances non exprimées, elle prend sur elle, elle finit par devenir amère, violente physiquement ou psychologiquement avec ses enfants, ou avec elle même…
Mais ça ne fait rien, ses enfants doivent lui dire merci ce jour-là, ils doivent lui montrer des signes de reconnaissance par le biais de cadeaux et de poèmes !
Sacrée fête des mères ! qui contraint les enfants à « honorer » leurs parents quels que soient les traitements subis, qui les poussent parfois à espérer qu’en faisant un cadeau, en lisant un joli poème, peut-être cette fois-ci leur maman les aimera pour ce qu’ils sont…
Vous savez ce que j’en pense ? J’ai le sentiment que c’est à moi de remercier mes enfants d’être ce qu’ils sont, de m’avoir subie quand j’étais à la recherche d’un mode d’accompagnement acceptable, d’avoir vécu à mes côtés en m’aimant inconditionnellement malgré mes souffrances, de m’avoir montré à quel point c’est merveilleux d’être une femme…
Pas une femme sacrifiée, mais une femme qui jouit à chaque instant de ce qu’elle est… Un femme qui refuse le sacrifice, mais qui sait se dépasser, une femme qui sait faire de bons choix pour elle-même, une femme puissante qui accompagne la vie sous une forme ou une autre…
Alors si nous revisitions ce petit passage,
« Les petites filles ont besoin que l’on respecte leur connexion à elle même, le pouvoir qu’elles ont sur leur vie en dépend… Il est important qu’elles sachent demander, explorer, chahuter, agir parce qu’elles ressentent du plaisir à le faire, comme tout être humain soumis à ce traitement, elles seront capables d’élaborer une connexion aux autres, une forme d’empathie, doublé d’une écoute d’elles mêmes qui leur permettra de mener une vie pleine et riche en expériences de toutes sortes. »
Par exemple…
Cela dit, pour mon boulot de mère j’aimerais recevoir une prime annuelle d’environ 20 000 euro, je crois que cela me montrerait que l’on prend en considération cette énorme tâche qui consiste à être parent ;-)))
Militons pour une prime de 20 000 euro par enfant xD
Bonne journée à tous !
Catherine Dumonteil Kremer
Bonjour à tous,
Bonne nouvelle, la formation "Accompagner les Parents" aura lieu à Paris à partir du mois de novembre 2010.
Voici les dates :
6 et 7 novembre 2010
4 et 5 décembre 2010
8 et 9 janvier 2011
5 et 6 février 2011
5 et 6 mars 2011
2 et 3 avril 2011
7 et 8 mai 2011
4 et 5 juin 2011
Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire, ou prendre des renseignements par mail :
cdumonteilkremer@gmail.com
ou par téléphone : 04 92 56 14 01
Le programme est ici
Bonne journée à tous !
Catherine Dumonteil Kremer
Bonjour à vous tous,
c'est aujourd'hui la septième journée de la non violence éducative... Peut-être allez-vous participer à une manifestation organisée dans votre région, peut-être faites-vous partie des nombreux
organisateurs qui se mobilisent autour de cet évènement... Et j'espère dans ce cas que vous avez pensé à signaler ce que vous faites à Yannig Raffenel qui se charge cette année de mettre en ligne
toutes vos initiatives (yannig@raffenel.com).
Pour ma part j'ai eu envie de saisir quelques mots dans une conversation que j'ai vécue hier soir... Les circonstances sont banales, mon compagnon avait invité quelques amis alpinistes, nous ne
nous connaissions pas... L'un d'entre eux est enseignant en collège, je lui pose quelques questions sur son métier... C'est difficile, il en a parfois assez et puis "Je ne souhaite pas à mon pire
ennemi de telles conditions de vie" dit-il, il parle de ce qui est imposé aux jeunes, du collège comme d'un lieu où s'exprime une grande violence...
Sur le moment, je le rejoins, je sais que le collège est un lieu très pénible à vivre, et puis au matin, ça me travaille encore "Je ne souhaite pas à mon pire ennemi de telles conditions de
vie"... Comment cela est-il possible ? Pourquoi cet accord tacite, cet aveuglement ? Pourquoi leur imposer ce que nous serions bien incapables de subir maintenant que nous avons le
choix ?
Alors pour cette septième journée de la non violence éducative, j'ai eu envie de mettre l'accent sur les conditions de vie de nos enfants, peut-être pourrions-nous penser à leur faire une "bonne"
vie à chaque instant ! Lorsque l'on évoque la violence éducative ordinaire, les punitions, les fessées, on pense beaucoup aux répercussions qui se font sur la vie de l'adulte que notre enfant va
devenir, mais une des premières conséquences de la violence c'est de rendre leur quotidien triste, sans espoir...
Mon objectif pour cette journée, va être de répertorier tout ce qui rend la vie de mes enfants joyeuse et stimulante, il y a fort à parier que ni fessées, ni punitions, ne feront partie du
lot, je vous propose de m'envoyer un petit mail avec une liste de ce qui rend vos enfants heureux, tout ceci sera mis en ligne sur le site de La Maison De L'Enfant.
catherinedumonteilkremer@yahoo.fr
A vos marques, prêts... ;-)))))
Catherine
Dumonteil Kremer