"C'est important de faire une chose folle par jour, seulement pour rester sain d'esprit" Dorola.
Faites-vous des folies avec vos enfants ? Vous laissez-vous guider par l'imprévu ? Ou bien tout est-il prévisible, chronométré, plannifié ?
Pour une fois, débranchez le pilote automatique, jetez vous à l'eau et laissez entrer la fantaisie dans votre vie de famille ! ça pourrait faire l'objet d'un hebdo défi, il faudra que j'y songe...
Ambiance romantique et jolie lumière je trouve ? Et vous ?
Voilà nous l'avons fêté ce solstice ! Pierre nous a concocté un repas indien, nous avons dansé, on remet ça l'an prochain !
A demain...
Catherine Dumonteil Kremer
Hier j'ai eu la visite d'Hélène, j'ai eu plaisir à la voir, cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas rencontré, elle vit pourtant à 5 minutes de chez moi ! Elle est venue avec un documentaire sous le bras, nous voulions le voir ensemble, il s'agit d'un film assez court sur le thème de la communication facilitée. Vous connaissez ?
ça s'appelle aussi psychophanie (attention pas psychophonie). "Le concept de Communication Facilitée a été développé en Australie dans les années 1980 pour des enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale, par la pédagogue Rosemary Crossley.
C’est au départ, un processus de communication destiné à pallier l’absence de langage chez des personnes dans l’impossibilité de s’exprimer. Anne-Marguerite Vexiau, orthophoniste, a introduit en France la Communication Facilitée. Ses deux livres, "Je choisis ta main pour parler" chez Robert Laffont et "Un clavier pour tout dire" chez Desclée de Brouwer, témoignent de son expérience.
A partir de son travail auprès d’enfants handicapés, elle a découvert la valeur thérapeutique de la Communication Facilitée pour les personnes valides, enfants ou adultes, présentant un mal-être ou des troubles psychosomatiques. Cette utilisation thérapeutique s’appelle la Psychophanie, du grec "psyché" âme et "phan" mettre au jour. C’est un processus relationnel de communication qui révèle l’être profond."
Voilà l'historique que l'on peut trouver sur le site de la communication facilitée. Cela fait un bon moment que ce thème me fascine. J'ai lu les deux ouvrages d'Anne marguerite Vexiau "Je choisis ta main pour parler" et "Un clavier pour tout dire" aussi quand Hélène m'a parlé d'un film sur ce thème, j'étais intriguée et je souhaitais le voir mais aussi partager avec elle qui travaille beaucoup au contact d'enfants handicapés.
J'ai beaucoup apprécié de voir Anne Marguerite travailler avec ses clients autistes. En gros voilà ce que j'ai vu : elle prépare les enfants à utiliser leur index pour montrer des images par exemple, des objets, ils leur montre comment choisir en montrant. Ensuite elle propose des exercices qui vont muscler un index. Puis elle commence à travailler avec un petit clavier. Au départ (et pendant plusieurs années) elle soutient le bras et même le doigt qui va aller appuyer sur une touche du clavier. Mais c'est bien l'enfant qui décide ou aller. En lisant ses livres, j'étais à la fois fascinée mais aussi sceptique, ce qu'elle proposait me semblait à la limite de l'ésotérique. Pourtant en la voyant travailler, je ne peux pas me résoudre à conclure autrement qu'avec confiance.
Ce qui se passe est très important, et il ne faut surtout pas croire que c'est facile. Les enfants passent par des étapes, mais ce qu'ils expriment est essentiel. Comment négliger cette dimension qui leur permettraient enfin de ne plus vivre emmurés ? Ces enfants savent s'exprimer avec un clavier, ils savent lire mais ne peuvent pas le montrer. Anne Marguerite démontrent les énormes capacités visuelles qu'ont parfois les enfants autistes, ils enregistrent tout ce qui est écrit.
Certaines scènes m'ont énormément touchées : un petit garçon qui écrit qu'il veut être laveur de voiture mais qu'il sait que ça n'est pas possible, il pleure en tapant sur le clavier, Anne Marguerite en voix off explique que c'est la première fois que ce petit pleure dans son cabinet. Il y a aussi celui qui décline les effets de sa maladie, il écrit "la maladie me lamine", la maladie me fait mourrir", la maladie me ridiculise"... Il y a celui qui raconte un accident de voiture ignoré de toutes les personnes présentes, il sera confirmé par la suite. Et celui qui vit énormément de colères et qui exprime qu'il enrage de ne pas pouvoir se dire comme ses frères et soeurs.
J'ai trouvé Anne Marguerite très honnête, elle parle aussi de la "suggestion" possible de l'accompagnant on peut se demander qui écrit. C'est l'objet des formations à la communication facilitée : éviter la suggestion et les enfants autistes sont très sensibles à cela, c'est en tout cas ce qu'elle dit. Voilà comment s'est déroulée mon après-midi, il y a un être qui veut communiquer en chacun d'entre nous, et permettre cela à ceux qui sont coincés en eux mêmes est un sacré objectif !
Bonne journée à vous tous.
Aujourd'hui nous allons fêter le solstice avec mes filles... Un repas aux chandelles, peut-être quelques chants pour le retour de la lumière ! Il y a quelques temps que j'ai noté l'absence de rituels dans nos vies... Nous n'appartenons à aucune confession religieuse, pour autant nous avons besoin de nous réunir pour célébrer ! Aux états-unis il existe toute une littérature sur les rituels païens, et j'ai envie de m'en inspirer.
Voici entre autre ce que j'ai trouvé sur internet concernant la célébration des premières règles. Vous savez peut-être que j'ai trois filles et le sujet est assez approprié pour nous. J'ai lu tout un article concernant les "red party". Il s'agit d'une fête organisée pour la jeune fille qui vient d'avoir ses premières règles. Ce que je trouve intéressant c'est le côté préparation qui met en relation la mère et la fille. La dimension célébration dans l'intimité : On va y inviter des filles et des femmes que l'on aime beaucoup. Cette idée de fête pour les femmes me plaisait énormément, revaloriser la féminité, la célébrer... Avoir des attentions très particulières pour l'enfant qui devient femme.
Voilà en vrac ce que j'ai aimé dans ce que j'ai lu : Faire des voeux pour la vie de femme de la jeune fille, les écrire sur des jolis cailloux, organiser un repas sain aux chandelles, lui faire des cadeaux porteurs de sens : un journal intime, des jolies serviettes périodiques lavables avec une boîte pour les ranger, des bijoux symbolisant la lune (par exemple), un livre que l'on aura fabriqué sur sa vie d'enfant (ça c'est moi qui l'ajoute et c'est mon intention), acheter une jolie robe dans les tons de rouge et de blanc pour la célébration.
Au cours de la célébration il y a un moment ritualisé que j'ai particulièrement aimé : La fille tient un objet qui symbolise son enfance, ce peut-être un ours en peluche, ou quoique ce soit d'autre, elle se dirige vers les femmes présentes qu'elle aime en laissant derrière elle son ours, elle est accueillie chaleureusement dans le cercle féminin... Et on lui redonne son ours parce qu'elle aura le droit de redevenir enfant à n'importe quelle période de sa vie.
Ensuite les femmes racontent des anecdotes à propos de leur vie de femme, elles témoignent, elles peuvent également évoquer la vie d'autres personnes de sexe féminin qu'elles admirent tout particulièrement. Je vois ce moment comme quelque chose de très intense, il me fait penser aux ateliers de co-écoute sur le thème des femmes quand chacune dit pourquoi il si merveilleux d'être une femme !
C'est vrai que c'est magnifique d'être une femme, chaque jour qui passe je prends un peu plus en compte cette réalité.
(Vous saurez ce que nous avons finalement décidé à propos de ce rituels au prochain épisode !)