"Vous n'êtes pas ma famille, je n'ai pas envie de faire partie de votre famille, vous êtes tous des ratés, des pauvres cons, je vous déteste tous..."
Comment vous sentiriez-vous si votre enfant à l'âge de dix- huit ans vous parlait ainsi ?
C'est Dwane, un des personnages principaux de ce petit bijou d'optimisme et de tonus qu'est le film "Little miss sunshine" qui s'exprime ainsi.
Et la scène où il entre dans une énorme crise de rage fait partie de mes favorites. Elle montre une évidence : après une grosse déception on peut être terriblement en colère et s'en prendre à tous ceux qui sont là, la famille de Dwane est sa première cible. Mais c'est une famille aimante, et compréhensive, ça mérite d'être souligné, même s'il s'agit de cinéma. La situation problématique trouvera une issue inattendue émouvante de simplicité, mais je vous en laisse la surprise.
La deuxième scène que j'ai particulièrement aimée, c'est celle où toute la famille soutient Olive, c'est la scène finale, et c'est une magnifique preuve d'amour inconditionnel...
Je ne vous en dis pas plus, le film est sorti en DVD et il vaut vraiment la peine d'être vu, ici toute la famille a été enthousiaste !!!
Vous me raconterez vos impressions ?
Bonne journée.
Catherine Dumonteil Kremer
Jeudi 22 mars 2007
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07:03
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C'est ce que j'ai été porté à croire en regardant le film "La vie des autres", très austère pour ma deuxième fille quand même, je crois que nous n'oublierons ni l'une ni l'autre la dernière image, c'était très dur et plein d'optimisme ! (c'est ma perception en tout cas) Malheureusement l'histoire n'est pas tirée d'un fait réel !
Et nous avons vu également ensemble "Danse avec lui" et j'ai pensé à ma petite dernière et à sa passion des chevaux presque tout le long !
Un film sympa si on s'intéresse aux chevaux et à la communication subtile qui peut se mettre en place entre eux et nous.
La peur et le lien sont au premier plan.
Je ne vous en dis pas plus...
Bonne journée.
Catherine Dumonteil Kremer
Vendredi 2 mars 2007
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11:09
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Oui, je sais, vous n'avez pas eu le temps d'aller lire "pourquoi j'ai tué Pierre ?". Tant-pis j'ai envie de vous en parler un peu quand même.
Olivier est un petit garçon élevé dans une famille libertaire, dont les aspirations tournent autour d'un éventuel retour à la terre. Leur sexualité est vécue très librement, c'est intéressant de lire le ressenti de l'enfant sur cette question d'ailleurs.
D'après ce qu'en dit Olivier, ses parents sont "anti-curés" pourtant Pierre (curé de gauche) entrera dans leur vie. C'est un personnage chaleureux et sympathique, il deviendra l'ami de chacun dans la famille, et surtout celui d'Olivier. Olivier comme beaucoup d'enfant est ravi de cette amitié avec un adulte, il se sent exister, il se sent important, il aime cette relation où l'on tient compte de lui et de ses besoins. Pierre est un adulte qui partage beaucoup avec lui. C'est à neuf ans qu'a lieu la rencontre avec son nouvel ami, quand il aura 12 ans Pierre abusera de lui et le marquera de façon indélébile.
Si vous lisez la BD vous comprendrez facilement dans quel piège Olivier est tombé. Il considère que Pierre est son ami, et quand il lui demande un massage, il est étonné, trouve cela étrange, la situation le gêne, mais il dira oui, parce qu'il aime cet adulte qui est spécial pour lui, il se sent son ami, et refuse-t-on quelque chose à un ami ?
C'est une manière de voir la pédophilie, qui peut également expliquer qu'un enfant se laisse piéger, ce n'est pas une agression qui vient brutalement de l'extérieur à laquelle on pourrait dire non parce qu'elle est incompréhensible et terrorisante, c'est plus complexe, plus difficile.
Catherine Dumonteil Kremer
Samedi 24 février 2007
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05:59
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J'ai passé un très bon moment à lire cette BD, il s'agit du prix du public du festival d'Angoulême 2007.
Encore une occasion pour un adulte de prendre contact avec ses sentiments son vécu d' enfant, je ne veux pas aller plus loin et dévoiler le sujet. Olivier raconte sa vie et un évènement qui le marquera dans sa chair de façon définitive.
Voici une réflexion que j'ai retenue "Un môme c'est de la pate à modeler, tu poses tes doigts l'empreinte reste".
Vous resituerez cela dans le contexte, lisez-le ou faites le acheter par votre bibliothèque... Et venez raconter ce que vous en avez pensé, ce que vous avez ressenti.
Bonne journée !
Catherine Dumonteil-Kremer
Vendredi 23 février 2007
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08:55
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