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Élever son enfant autrement


S'engager

Publié par Catherine Dumonteil Kremer sur 6 Janvier 2006, 08:30am

Catégories : #Elever son enfant autrement

 
Vous avez bien lu, engagez-vous à ne plus jamais frapper vos enfants.
Plus "JAMAIS" cet engagement peut sembler très difficile, mais je suis là pour mettre dans votre pensée qu'il va falloir vous y engager.
Plus jamais de coups portés sur la personne qui vous aime le plus au monde, et que vous aimez le plus au monde. Plus de fessées, de tapes sur la main ou sur la couche, de brutalités diverses... Oh je sais bien que vous êtes la plupart du temps dans une grande colère quand cela vous arrive, que vous êtes démunis la plupart du temps devant votre enfant lorsqu'il essaie de faire ce qui est interdit. Mais le frapper n'est pas une solution éducative.
Le frapper c'est juste le signe de votre impuissance, et cela lui fait terriblement peur. Le mariage de l'amour et de la peur fait de terribles dégâts observables sur nos vies d'adultes.
 
Un rapport de l'OMS fait état des conséquences de la violence éducative, prenez-en connaissance, et arrêtez s'il vous plait de vous dire que ce n'est pas si grave !
 
Votre enfant mérite amour et protection tout comme vous le méritiez aussi quand vous êtiez petit et sans défense, et que vous n'avez peut-être pas été traité très humainement par vos parents.
J'insiste sur un point : ceci n'est pas une bonne résolution de début d'année qui flambe comme un joli feu de paille, ceci est un engagement que vous allez prendre auprès de vos enfants, et de vous mêmes. Mettez la barre haut, il se peut que vous craquiez, parce que la violence ordinaire que vous avez vécue dans votre enfance est quelquefois bien présente, mais essayez de ne pas considérer cela comme normal, ou banal. Reprenez-vous, excusez-vous, faites quelque chose pour évacuer votre colère ailleurs que sur vos enfants.
Observez-vous pour commencer : vos sensations quand vous êtes sur le point de craquer, soyez attentifs à ce qui vous fait sortir de vos gonds, écrivez-le. Essayez de voir ce que vous pourriez mettre en place lorsque ces moments critiques et dangereux surviennent. Je sais il n'y a rien de plus difficile que de tenter de donner ce que l'on n'a pas reçu mais c'est loin d'être impossible vous en êtes la claire démonstration.
On en reparle très bientôt.
Catherine Dumonteil Kremer

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Hélène - Carillon 20/04/2011 01:18



MERCI ! Merci pour cet article...


Il dit tout, ce qui déborde et qui fait gicler notre violence sur nos enfants, le repentir et les excuses, le fait de refuser la violence comme ordinaire, les difficultés à donner ce qu'on n'a
pas reçu - et à ne pas donner ce qu'on a reçu (de toxique)...


Je vais essayer de prendre cet engagement face à ma fille. De lui dire que je veux ne plus jamais lui faire de mal. Déjà quand ça arrive (pas souvent heureusement, mais déjà beaucoup trop souvent
quand même, quelle horreur à chaque fois...), chaque fois je lui ai redit que je n'ai pas le droit de lui faire de mal, que personne n'a le droit de faire de lui faire de mal, que je n'ai le
droit de faire de mal à personne. Enfin d'abord je m'efforce de l'écouter, dans sa peine, dans sa douleur, dans sa peur... et puis, je lui présente des excuses aussi, en rappelant donc toujours
cet interdit de faire mal.
Et il m'est déjà arrivé aussi, le calme revenu, de lui expliquer que si parfois, en colère, je lui fais mal, c'est aussi parce que quand moi j'étais petite, dans les mêmes circonstances mes
parents me faisaient mal - et que je n'arrive pas toujours à trouver une autre façon de gérer la situation...


 


J'espère ne pas faire encore faux en cela...


Merci pour les mots que vous posez, et qui me sortent tellement de l'isolement. Je me sens si souvent seule dans cette démarche de souhait de non-violence éducative ! (oui c'est parfois plus un
souhait qu'une réalité hélas... durs, durs les mots bien souvent...)



Corinne 13/03/2006 14:04

J'ai connu la fessée, la gifle, le martinet. C'est quelque chose que je ne veux pas reproduire. Je suis très choquée quand je vois les gens de mon entourage user de violence physique sur leur enfant. Même une tape sur les mains est de trop pour moi...Je m'interroge beaucoup sur la façon dont je vais m'y prendre. Je suis persuadée que le dialogue, la réflexion sont ce qu'il y a à faire. Avant même la naissance de mon fils, je me suis dit que je ne voulais pas de ce mode de communication. J'espère ne pas craquer sous un coup de colère.
 

corinne 19/02/2006 12:41

J'espère bien ne jamais frapper mon enfantJe me souviens trop de ma rage, de mon sentiment d'humiliation et de culpabilité parfois aussi quand j'ai reçu des fessées par exemple... trop souvent les parents frappent par peur, alors que l'enfant n'a même pas conscience du danger, au lieu de lui faire part de notre inquiétude, nous la transposons en violence... Ce que j'ai eu à subir, j'espère que je ne le ferai  jamais subir à mon fils

yael nahmani 07/01/2006 21:42

Coucou Francoise ;-)
Moi, je ne me sens pas de m'engager a ne plus frapper mes enfants. J'ai decide de ne pas les frapper, ca m'a quand meme echappe deux fois pour l'une et une fois pour l'autre, je ne sais pas si je pourrais tenir un tel engagement. En revanche ils savent que je suis contre, que je trouve que ce n'est pas une solution, etc... Si je le fais je m'excuse aussi aupres d'eux ensuite.
Yaël

madovani 06/01/2006 11:09

Bonjour !
C'est une question qui me revient régulièrement. Pourquoi mes relations avec mes enfants et mon mari sont conflictuelles alors qu'avec des inconnues ou des amies, je reste toujours dans le calme ? Que se passe-t-il donc pour que je traite ainsi les peronnes qui me sont les plus chères ?J'ai pris cette résolution de  ne plus frapper mes enfants il y a maintenant 4 ans. C'est une décision extraordinaire qui ouvre des portes insoupçonnées.En fait, il y a mille et une manières de vivre avec un enfant.Frapper n'ait qu'une manière de faire et une bien mauvaise. Bien sur parfois il m'arrive de taper. J'en suis toujours toute honteuse et je m'excuse auprès de mes enfants. Puis, quand je suis seule, je reviens sur la situation et j'essaye de comprendre ce qui s'est joué à ce moment là qui m'a amené à la violence. Ce n'ai jamais de la faute de mes enfants si j'ai donn" une claque ou me suis énervée mais c'est bien moi qui suis coupable et eux victimes.BisesFrançoise de Nantes
 
 
 
 

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