Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La Parentalité Positive au quotidien

Articles, idées, astuces de la pionnière de la parentalité positive en France, Catherine Dumonteil Kremer

"Cheminer ensemble" numéro 4

 

http://www.nouvellesimages.fr/img_Les-trois-ages-de-la-vie-(detail)_Gustav-KLIMT_ref~CDE0152_mode~zoom.jpg

 

Je viens de prendre une décision, celle de publier les anciens numéros de "Cheminer Ensemble" ma newsletter, il n'y en a pas eu beaucoup et j'envisage de continuer à la publier mais, en rééditant les anciennes lettres, celles que je préfère je vais à nouveau vous solliciter... Témoignez s'il vous plait, répondez à mes questions, dans les commentaires ou en écrivant un mail, faites ce retour sur vous mêmes que vous ne prenez pas le temps de vivre... Cela nous enrichira tous !

Bonne lecture !

---------    

Aujourd'hui je me suis levée avec une sorte d'intention : celle de ne plus tomber dans le piège du mot "grand".
Je ne l'utilise plus depuis longtemps, puisque mes enfants ont grandi, mais je sens qu'il opère en moi lorsque j'y pense un profond changement d'attitude avec mes filles. Il faudrait que je remplace ce terme par le mot "adulte" d'ailleurs mais le procédé est exactement le même. Lorsque je me dis que l'un de mes enfants est adulte, je commence à le laisser tomber et à me dire qu'il n'a plus vraiment besoin de moi... Alors que ce n'est tout simplement pas à moi de le décider, je vois bien que mes enfants ont besoin de moi parfois comme des petits, et cela m'est souvent difficile à accepter, surtout lorsque cela vient de l'aînée. Pourtant si elles manifestent ces besoins-là c'est qu'elles ont leurs raisons !
Quel outil cet adjectif ! "grand", "tu es grand maintenant" : et oui, tu es grand il est temps que tu te passes de mon aide, et de mon soutien affectif, de mes câlins, tout ça c'est aux bébés que je le destine !
Ah il est arrangeant ce qualificatif-là !
... Sauf, qu'à un moment donné, les enfants ne seront pas assez grands pour prendre leur envol, et faire ce qu'ils auront décidé de faire, et oui aussi incroyable que cela puisse paraitre, ils sont grands quand cela nous arrange, et ils redeviennent "trop petits", ou "trop jeunes" lorsque nos peurs se manifestent et les retiennent en les infantilisant.
Tout ça est une question de point de vue, mais certains enfants n'ont jamais le bon âge, petits ils sont vus comme des grands, grands ils sont considérés comme s'il étaient petits ! Quand on est enfant, c'est incroyable de ne jamais atteindre l'âge requis pour être simplement considéré comme un être compétent qui peut avancer aussi par lui même ! On a l'âge "psychologique" que les parents nous attribuent, cet âge est fixé en fonction de leur ressenti et cela n'est pas très réaliste !
Il y a un âge que l'on a parfois beaucoup de mal à atteindre, celui où tous nos besoins sont considérés comme légitimes, les besoins de câlins, de départ, d'exploration, de nid, etc...
Qu'en pensez-vous ?
J'attends vos réactions sur : cheminerensemble@cdumonteilkremer.com

Bonne journée !
Catherine Dumonteil Kremer

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

Commenter cet article

acheter kamagra 06/05/2015 05:37

Juste parfait!

descombes silvia 11/02/2014 13:32


Rien que la verite

kamagra jelly 08/06/2012 20:47


YTres  insctructif! Merci encore

laurence barthélemy 04/10/2010 13:34



Cet article m'a fait tout de suite penser à la parole de Gandhi "sois le changement que tu veux voir dans le monde". Finalement, ne voyons nous pas nos enfants comme nous voyons le monde entier
? à travers le filtre de nos peurs, de nos besoins, de nos croyances.. en tout cas merci pour ces articles, je suis fan ! je lis, j'apprends.. je redeviens toute petite pour pouvoir
grandir enfin.



Zacharie 04/10/2010 08:09



très agréable !



Jean-Luc 02/10/2010 09:02



Vous avez 100% raison, le rôle des parents est d'accompagner les enfants vers l'âge adulte, leur donner de la confiance en eux par l'amour et les encouragement et petit à petit les laisse
rprendre leur envol, jusqu'à l'autonomie complète.


Alors la relation sera autre, une relation de bienveillance réciproque, d'échange d'égal à égal, chacun apportant à l'autre ce qu'il a à  apporter: les idées nouvelles pour ... "l'enfant" je
dirais plutôt le fils ou la fille, l'expérience pour le parent.



MARYSE 01/10/2010 21:39



J'ai 64 ans. Ce n'est que depuis quelques années que j'ai pris conscience d'être suffisamment grande (vis à vis de tous les autres adultes) pour oser dire non ou oui quand je le désirais. Malgré
un mari très ouvert, une prise de conscience de la liberté depuis 1968 , j'ai toujours eu mille peines à m'extirper de ce carcan "ne pas exprimer ses émotions" et rester sur des on-dits, de
la peur d'être juger, et de ne pas rentrer dans le moule si je m'exprimais.


Aujourd'hui je suis vraiment libérée, mais il a fallu que j'arrive à plus de 50 ans, pour vivre le bonheur de la liberté, car rare sont les parents qui apprennent à leurs enfants à être
vraiment autonome. Je n'ai jamais reçu de calins, je n'ai pas su en donner à mes enfants : il leur a fallu grandir sans cela. Ce mot "tu ne seras jamais grande" résonne encore en moi comme si
c'était hier !!!


Aux jeunes mamans je propose de faire très attention à ce mot qui peut faire autant de merveilles que de dégats. Amitiés.



Catherine Dumonteil Kremer 02/10/2010 08:36



Merci Maryse pour ce témoignage, je suis très contente que vous lisiez mon blog !!!


 


 



ayala 01/10/2010 11:47



C'est pareil pour moi, je ne me sens pas "grande" pour ma mère. Mais pas forcément dans le bon sens. Je sens qu'elle a beaucoup fait à certaines époques pour me garder petite. Aujourd'hui je suis
aussi très indépendante mais j'ai aussi besoin d'elle, mais d'une façon qui me déplait. J'ai le sentiment qu'elle m'a gardé petite - et elle fait la même chose avec mon frère - parce qu'elle a
besoin de moi, de nous. Elle serait perdue si nous devenions complètement indépendant d'elle. Alors elle a ses tactiques pour nous garder sous son aile, et nous, petits que nous sommes, restons
jusqu'à ce jour incapables de tout à fait mettre la clé sous la porte, quitte à revenir vers elle en adultes. C'est fort malcommode et je crains d'avoir la même attitude avec mes enfants...


Merci pour le message !


Ayala



Catherine Dumonteil Kremer 02/10/2010 08:39



Je vous trouve très juste, nous ne sommes pas fait pour devenir dépendants de nos parents, nous avons à gagner en autonomie tout au long de notre vie ! Bonne route alors !



Anne-Marie 01/10/2010 10:50



Ca tombe à pic tiens! Et ça me donne de bonnes pistes de travail.... Dont je te ferai part prochainement, promis...


Bisous



Catherine Dumonteil Kremer 02/10/2010 08:39



Ah oui j'espère bien, j'attends la suite avec impatience...



Fantini 01/10/2010 10:46



...j'ai 36 ans mais je ne suis jamais sentie "grande" avec ma mêre.


Je suis très independente mais J'AI BESOIN D'ELLE!


Le fait de savoir qu'elle est là pour moi, pour m'écouter, me consoler, me gronder etc etc etc comme elle a toujours fait....bref le fait de savoir qu'elle est là encore et toujours et rien n'a
changé avec l'âge...me permet d'affronter la vie, les difficultées, les choix de tout les jours avec beacoup plus d'assurance!


Je profite Catherine de vous remercier 1000 fois de votre accompagnement constant dans ma vie de maman ;-)



Catherine Dumonteil Kremer 02/10/2010 08:40



Merci à vous de participer en tout cas...