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Élever son enfant autrement


Faut-il condamner les parents ?

Publié par Catherine Dumonteil Kremer sur 15 Octobre 2013, 10:00am

Catégories : #Je lis - j'écoute

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C'est quand même une question très intéressante pour nous tous ! Faut-il condamner les parents. J'ignore si cette condamnation me réjouit... Et en lisant cet article j'étais assez étonnée, serions-nous entrain de changer de point de vue dans le fond ? Reconnaitrions-nous enfin la violence quotidienne exercée sur les enfants ? 

Sans doute cela peut-il être perçu comme un signe de progrès, j'ai quand même envie de dire quelques mots sur les condamnations, cela va-t-il  aider le père à ne plus frapper son enfant ? Comme toutes les punitions qu'elles émanent des parents ou de l'état, elles ont tendance à activer dans un premier temps la crainte d'être puni, alors cet homme peut-être la prochaine fois fera-t-il attention à ne pas se faire prendre. 

A moins qu'il tente de dominer sa colère et qu'elle finisse en cocotte minute explosive, dangereuse.... L'effet "jeprendssurmoi". 

Je ne lis nulle part que ce père a été orienté vers des formations parentales, des informations, des associations de soutien à la parentalité. Comment prendre les choses en main de ce côté-là quand on ne sait pas comment faire ? 

Je suis sceptique. Même si ce jugement reconnait le droit des enfants à vivre dans un environnement exempt de violence. 

 

L'autre élément qui a retenu mon attention c'est l'attitude de l'avocat du père, ou plutôt ses arguments. On voit là très clairement qu'il y a un gros travail à faire d'informations sur ce qu'est un enfant, ses besoins, ses dysfonctionnements. Selon les termes de l'avocat l'enfant était particulièrement difficile, et irrespectueux, je ne sais pas ce que l'on entend par là, mais ce petit garçon de neuf ans subissant la séparation de ses parents, n'a fait que manifester son chagrin en adoptant un comportement "difficile" pour son père. 

Il y a comme une de sorte compréhension inversée des réactions des enfants. Quand ils se sentent mal, les enfants réagissent comme ils le peuvent, mais quand on leur donne de l'attention, des jeux, de la tendresse plutôt que des punitions, ils ne tardent pas à se sentir compris et à avoir la sécurité dont ils ont besoin pour grandir. 

C'est Bernard Lempert qui disait que la punition est comme un coup de poing sur une blessure. Et quand il y a blessure, il y a souffrance, et la souffrance nous pousse à des comportements irrationnels.

Quand un être est blessé, il est nécessaire de lui apporter tous les soins dont il a besoin, il vivra peut-être une période de convalescence plus ou moins longue et il sera alors prêt à repartir en manifestant toutes les qualités humaines dont nous sommes tous dotés : la joie, l'amour, la créativité, la coopération...

 

Quand on raisonne ainsi on se rend compte que le père aussi est un être vraisemblablement souffrant, et si son acte demeure inacceptable il a pour autant lui aussi besoin de soutien pour lâcher la violence pour le plus grand bien de son fils et de sa famille !

 

Qu'en pensez-vous ? 

 

Bonne journée :-))

 

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

 

 

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PLEZENT 18/10/2013 21:44


Je note juste que dans cette affaire, il y un fond de séparation difficile et de garde d'enafant.... NE serait-il pas pensable que la mère ne sit pas totalement innocente non plus? Il est
possible d'imagniner qu'elle est montée son fils contre son père... Et que sachant son ex mari sensible et à fleur de peau, usée de se battre pour la garde de son fils, elle est prémédité son
acte afin qu'il craque ...... Et du coup, la mère a le champ libre pour demander la garde exclusive de son enfant, vu que le père est condamné .... Encore une fois ce que je note c'est que la
justice en copndamnant le père a fermé la porte à la garde alterné du père et de la mère...... Et une fois de plus, le père va être laisé, etpeut être tomber dans la déprime de ne pouvoir voir
son fils sufisament..; Et peut être commmettre l'iréparable : un kidnaping ou pire...... Avant de rendre son jugement, je pense que le juge auait du prendre en compte le facteur de la séparation
difficile..... Il serait bon que notre société se penche aussi sur cet aspect qui prive la plus part du temps les père de leurs droits.....

Emmanuelle F. 17/10/2013 16:09


Ce père a besoin d'aide, c'est certain. Mais l'aider ne changera pas la société, et le changera difficilement lui.
On sait bien que réparer un adulte est plus difficile que d'éduquer un enfant avec bienveillance. Personnellement, je suis pour une loi, et pour que cela grince un peu des dents sur 1 ou 2
générations. Afin que la 3ème soit libérée de ce fléau.
Bien à vous.
Emmanuelle

verstraete 16/10/2013 20:52


Bonjour,


Tout d'abord après avoir lu l'article je me suis dite deux choses :


1) Est-ce que la sanstion est appropriée à l'acte? De quelle manière elle sera éducative pour le papa?


2) Quel impact cette condamnation aura sur la relation "père-fils" / "mère-fils" / "ex-femme-ex-mari"?


Ensuite j'ai lu des commentaires qui m'ont profondément touchés : comment est-ce possible qu'à notre époque les gens soient si peu informés sur le développement d'un enfant, sur ses besoins? Car
les croyances soint fortes "il deviendra un délinquant"etc.Et quel aveuglement sur le pouvoir émotionnel.


C'est comme si il y avait du mauvais en l'enfant et qu'il fallait absolument le faire souffrir pour qu'il aille bien.


J'ai découvert l'analyse transactionnelle à laquelle je me suis formée puis la Communication Non Violente où je me suis également formée car je vois les résultats d'une relation vraie et
respectueuse avec soi d'abord et ensuite, plus facilement après, avec les autres? Chez les enfants l'écoute des émotions a une telle puissance ...


J'anime des groupes de réflexion parentale que j'intitule "on ne naît pas parent, on le devient". L'intention sous-jacente c'est d'être en empathie avec ces hommes et ces femmes qui découvrent un
nouveau monde celui du rôle parental. Comment faire avec son enfant lorsque, en même temps, nous sommes nous-même touché émotionnellement? Soutenir, accompagner chaque parent à son rythme c'est
un travail minucieux. Moi-même j'évolue : il y a ce que j'aimerai tant offrir à mes enfants et toutes ses blessures dont je dois faire la cicatrisation petit à petit. Et cette fameuse estime de
soi ! Punitions, sanctions, reproches, chantages : tout cela m'a appris à refouler à être blesser dans mon âme. J'ai déjà beaucoup de mal à m'estimer comment en faire l'apprentissage à mes
propres enfants quand on sait que les enfants apprennent par imitation?


Stéphanie


 

Amélie 16/10/2013 12:32


Vous soulevez le problème principal : quel est le soutien offert aux parents pour leur permettre d'élever leur enfant sans violence ?


Chacun fait avec l'éducation qu'il a reçu et avec son caractère. Certains ont la chance inouie d'avoir un calme olympique... 


Je suis bien évidemment contre la violence faite aux enfants mais je dois avouer que je n'y arrive pas toujours. Me retrouver devant un tribunal pour avoir mis une fessée ? Je serai pour
lorsqu'il y aura une vraie aide fournie aux parents. J'apprends à éduquer sans violence grâce aux livres que j'ai pu m'acheter... Il devrait y avoir une vraie promotion de l'éducation non
violente et des guides et conseils gratuits pour les parents. 

fanfreluche 16/10/2013 09:07


Moi aussi ca me pose question.


Le pénal, donc la répression, est utilisé envers les personnes qui porte atteinte physiquement à toute autre personne que les enfants. Donc la logique voudrait que ce soit aussi appliqué
pénalement pour une personne qui frappe un enfant.


Après est-ce bien heureux? Il me parait évident qu'un accompagnement aux parents est nécessaire. 


Ayant été éduqué au chantage, à la menace, à la fessée etc. Il m'a fallut lire beaucoup, pratiquer énormément pour mettre en place un semblant d'ENV. Je n'ai jamais tapé mon fils, mais j'ai crié,
hurlé (effet jeprendsurmoi...), j'ai pincé, j'ai lutté contre moi même des heures entières, j'ai perdu contre moi même, j'ai gagné et je gagne de plus en plus souvent. 


Il m'a été NECESSAIRE d'apprendre l'enfant, d'apprendre à faire autrement.


 


Rester dans le pénal, c'est dire au parent pas le droit de taper, mais le reste...


Ca me rappelle un député français, qui se prononce sur la possibilité d'une loi :


"je pense qu'il y a d'autres façons de punir"...


Ben moi, ca m'a fait froid dans le dos.


 

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