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Élever son enfant autrement


La loi proposée par Edwige Antier

Publié par Catherine Dumonteil Kremer sur 30 Octobre 2010, 05:24am

Catégories : #Au fil des jours

Pour information, voici l'ancienne proposition de loi :

 

"L'enfant a droit à une éducation non violente. Aucun enfant ne peut être soumis à des châtiments corporels ou à toute forme de violence physique"

 

 

Voici le nouvel intitulé :

 

"Les parents et personnes qui s'occupent des enfants mineurs n'ont pas le droit d'user de châtiments corporels, d'infliger des souffrances morales, ni de recourir à aucune autre forme d'humiliation de l'enfant."

 

 

Je commenterai un peu plus tard... Mais déjà qu'est-ce que cela vous inspire ?

 

Catherine Dumonteil Kremer

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Jennifer 31/10/2010 11:24



Etant moi même en pleine remise en question de mes méthodes d'éducation, basées essentiellement sur les modèles que l'on m'avait donné, je dois avouer que les textes proposés semblent
complémentaires, mais insuffisant l'un sans l'autre... L'un parle du droit des enfants, ils sont humains tout comme les adultes, ils ont donc autant de peine, de joie, de colère ou de
compréhension que les adultes, seulement, ils ne savent pas encore bien les exprimer, les faire comprendre, et c'est bien aux adultes de leur montrer l'exemple et de les guider.


En revanche, il est bien de préciser que les parents ne sont pas seuls responsables de violences, notamment non physiques. Les violences d'humiliation sont dangereuses aussi.


Une des personnes ayant déjà donné son opinion (professeur surement!!) disait qu'elle serait bien embêtée si en demandant à un enfant de se taire pendant les leçons, elle se retrouvait avec un
dépôt de plainte. Je ne vois pas la demande de silence comme une humiliation en soit, sauf si le professeur utilise une caractéristique de l'enfant qui viserait à l'humilier. SInon, je ne vois
pas en quoi il serait humiliant de demander à un enfant de se taire en lui expliquant que cela gêne l'apprentissage de ses camarades tout comme le sien...


Maintenant, je me souviens qu'en primaire mes professeurs utilisaient souvent le tirage de cheveux ou d'oreilles pour punir les élèves, tout comme le coin ou les bons et mauvais points... Cela
représente des violences inadmissibles, et pourtant dans mon esprit aujourd'hui je ne le vois pas comme un souvenir négatif! C'est là tout le danger de notre société qui nous façonne comme
elle souhaite que nous soyons et non pas comme nous devrions être en tant qu'être humain...



mathilde 31/10/2010 02:10



Le choix de vocabulaire du 1er me semble + juste et + positif.


Le 2nd me donne l'impression que bah si tu fais quand même, tu seras puni ! Bref, contresens. Ca semble être juste un interdit qui ne donne pas lieu à une réflexion et à une éducation de
l'adulte.



Simon Sandrine 30/10/2010 22:42



Plusieurs lectures des deux textes m'ont été nécessaires pour arriver à comprendre ce que cela me faisait "à l'intérieur"...Surprise de savoir qu'une première proposition existait...j'aimerais
bien savoir de quand elle date!


Cela me ravit que soient spécifiées les différentes formes de violence, autres que physiques! Les souffrances morales et les humiliations de toutes sortes font aussi mal que les coups et restent
longtemps en nous...je pense même qu'elles sont plus vicieuses car il me semble plus facile de décider de ne jamais porter la main sur ses enfants et de réussir cet engagement. Par contre,
réussir à ne pas dire de paroles blessantes, ça c'est plus difficile. Controler ses gestes devient vite normal, facile...mais lorsque des paroles viennent à la bouche, amenées par des vécus
enfantins enfouis qui ressurgissent soudain, véhiculées par des pensées à vif, c'est souvent juste au moment ou on les dit qu'on sait qu'on n'aurait jamais dû!  En avoir au moins conscience
pour y réfléchir, demander pardon et essayer de ne plus recommencer est un moindre mal, peut-être...


Ce qui m'ennuie, c'est la formulation des deux phrases: je trouve plus forte la première "l'enfant a le droit..." cela fait texte de loi! Par contre, "les parents et personnes...n'ont pas le
droit...", cela me fait penser à la cour d'école :"t'as pas l'droit!" mais c'est fait quand même!!!


Voilà!



Nathalie 30/10/2010 12:00



Il me semble qu'une synthèse des deux énoncés serait plus complète.


Cette loi implique de pouvoir assumer des formations pour les parents et les éducateurs car sanctionner sans donner les moyens de se former à une éducation respectueuse n'a pas de sens. Les
dérives risquent d'être nombreuses surtout pour les professeurs qui ne reçoivent aucune formation en non-violence et se trouvent souvent assez démunis parfois ils se sentent agressés par
certaines désobéissances parce qu'ils n'ont pas appris à y faire face.


Il faut donc espérer que la formation des éducateurs sera complètée et celle des parents mise en place.


Je me questionne quant aux modalités d'application de la loi, personne n'a la même sensiblité; comment définir un cadre impartial ? comment éviter les phénomènes d'extrèmisme, de délation ou au
contraire de non signalisation de situations graves.....etc


Je suivrai la discution avec attention car c'est bien une question fondamentale signe heureux de l'évolution des mentalités.



isabelle 30/10/2010 11:31



Je trouve que la tournure de phrase à la voie négative n'est pas claire, j'aime toujours mieux quand une information est positive.


Et je crois qu'il est inutile d'interdire quelque chose si en contre partie on offre pas une ouverture sur soi.Je veux dire par là que quelqu'un qui a des graines de violence en lui, peut retenir
sa violence sur son enfant, peut être, mais cette violence reste toujours présente en lui et pourra resurgir de diverses façon sur autrui ou sur lui même, il est donc primordiale
d'apprendre à transformer sa violence...non?


je pense que ce texte (source village des pruniers) en dis long sur le respect de la vie (et donc par extension sur le respect des enfants):


            Conscient(e) de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé(e) à cultiver ma compréhension de
l’Inter-Être et ma compassion, afin d’apprendre comment protéger la vie des personnes, (et des animaux, des plantes et des minéraux.) Je m’engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne
soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je comprends que toute violence causée notamment par le fanatisme, la haine, l’avidité, la peur, a son
origine dans une vue dualiste et discriminante. Je m’entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour oeuvrer à transformer
la violence et le dogmatisme qui demeurent en moi et dans le monde.


j'espère que je n'ai pas été trop compliquée dans mon commentaire...désolée pour le pavé!!



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