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L'école à la maison ou vivre ensemble

Samedi 31 décembre 2005 6 31 /12 /2005 08:00

Quand on ne va pas à l'école les relations ne sont pas simples, je veux dire les relations avec d'autres enfants. Je ne veux pas tomber dans les vieux poncifs, et autres images d'épinal faisant de l'enfant qui ne va pas à lécole un demi "sauvage", incapable de se socialiser. D'ailleurs j'ai écrit à ce sujet un article "Se socialiser malgré l'école" dans le numéro 3 de "Ressources Parents" (Comment vous n'êtes pas encore abonnés ?). A l'âge de mes enfants (11,12, 18) on a en général besoin de contact avec d'autres à peu près de la même génération. (ce sera l'objet d'un autre article).

Ma fille aînée a gardé une grande quantité de contacts avec des amis du lycée, et elle les voit très régulièrement, la plus jeune est très amie avec des enfants déscolarisés, (ils habitent malheureusement à 300 kms, elle y va de temps à autre) d'un autre côté il suffit qu'elle aille à la patinoire de Gap toute seule pour se trouver des copains, et la seconde a une copine que nous recevons régulièrement pour environ une semaine, Coline va également chez elle à un rythme régulier.

C'est de cette jeune personne là dont je voudrais vous parler aujourd'hui, elle est vraiment très chouette, j'apprécie beaucoup sa présence à la maison, elle est une espèce de petit rayons de soleil de plus, et la relation entre Coline et elle est très vivante, autrement dit : elles s'engueulent mais elle s'adorent, elles font un super tandem, elles ont même des projets professionnels ensemble qui les font gamberger pendant des heures. Tout ça pour dire qu'il n'est pas si simple de se trouver une amie branchée exactement sur la même longueur d'onde, à chaque fois que j'ai connu cela dans ma vie, ça m'a donné une immense joie et je suis contente que ma petite Coline vive cette relation-là.

Quand Agathe était déscolarisée, avant 8 ou 9 ans les contacts avec d'autres enfants n'étaient pas un besoin impérieux, mais après cette période en arrive une autre, où on a besoin de vivre des amitiés en dehors du cercle familial, on a besoin de construire quelque chose avec d'autres. C'est ce que j'observe avec mes enfants. Il y a le besoin de jouer sans limite de temps (impossible à l'école) plusieurs journées d'affilées, de discuter jusqu'à point d'heure, de partager des tas de trucs sans être contrôlé.

Quand c'est possible, c'est vraiment exaltant, et stimulant pour les enfants, ils vivent dans leur communauté propre indépendament des adultes.

La déscolarisation est très exigeante de ce côté-là, se mettre à la recherche d'amis pour nos enfants n'est pas très facile, mais c'est important, même si les conditions ne sont pas faciles, de considérer cela comme une priorité.

Bonne journée !

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Dimanche 1 janvier 2006 7 01 /01 /2006 08:00

Mais pourquoi donc les enfants ont-ils besoin d'autres enfants pour jouer avec eux ? Des idées ?

Des enfants du même âge je veux dire, enfin à peu près de la même génération. Mes amis sont de génération très différente, ma plus jeune copine a 23 ans je crois, et la plus âgée doit avoir plus de soixante ans.

Pourquoi les enfants auraient-ils besoin d'enfants ? J'ai bien une petite idée sur la question. C'est un passage de Christiane Rochefort dans "les enfants d'abord" qui m'y a fait penser. Ecoutez plutôt :

"Pour estimer à peu près ce qui a été retranché au niveau corporel il n'est que de comparer l'acuité des sens d'un enfant de trois ans, sa vitalité permanente, l'intensité de ses désirs, son regard, son émerveillement, sa tendresse, sa souplesse de chat et jusqu'à son sommeil avec ceux d'un adulte moyen. C'est comme une lampe qui s'est éteinte.On voit à l'oeil nu sur quels points cet adulte réussi modèle conforme, se rendant à son bureau par exemple, a été opéré : il n'utilise qu'une faible partie de son équipement sensoriel, sa musculature est plus ou moins atrophié, sa colonne vertébrale est soudée ou menacée d'effondrement, sa capacité respiratoire est réduite, son système nerveux autonome est bloqué, ses plexus sont noués, son énergie ne circule pas, il est dérythmé, son corps en est au point qu'il doit le préparer dans un "club" avant d'aller en vacances (s'il peut lui payer ça);

Sa sexualité est misérable, il est plein de maladies psychosomatiques et de dépressions, ainsi que de drogues diverses, son cerveau est un magnétophone, ses récepteurs son saturés, il n'a pas de regard, il dort mal. Ses émotions négatives le dominent; quant aux positives : il ne connait pratiquement plus la joie."  (Suite après la photo)

 
Conclusion : Si les enfants ont besoin de jouer avec d'autres à peu près de la même génération ce n'est pas qu'ils fassent une sélection par l'âge, bien au contraire, ils adorent que nous jouions avec eux, que nous pénétrions dans leur monde, mais en avons-nous l'énergie sur la durée ? Pouvons-nous jouer plusieurs jours d'affilé, sans limite ? Je vous laisse répondre à cette question pour vous mêmes. En ce qui me concerne je sais bien que j'ai perdu une grande partie de cette capacité d'émerveillement, cette énergie énorme, cette souplesse, cette présence à moi même quej'avais enfant... Mais je travaille à la retrouver !
 
Alors soyons clairs et honnêtes, aucun être humain n'a besoin d'être en contact seulement avec d'autres de sa génération, les enfants sont encore bien plus capables de demander un jeu à absolument n'importe qui qui les entoure sans faire preuve d'âgisme. Malheureusement nous sommes de bien piètres compagnons de jeu, vite fatigués, manquant d'intérêt pour ce qui se passe, ayant toujours bien mieux à faire !
Voilà pourquoi un enfant sera toujours nettement supérieur à un adulte pour ce qui est du jeu, il est endurant, stimulant, plein d'énergie, toujours prêt, capable de remettre à plus tard tout le reste (repas, rangement, bain, etc...) en donnant au jeu toujours la première place...
 
A réfléchir !
 
Catherine Dumonteil Kremer

 

 

 

 

 

Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /2006 09:23


ça fait assez longtemps que j'ai envie de vous parler de pédagogie, et là j'ai une occasion de le faire, mon amie Agnès O revient du colloque sur le thème de l'apprentissage autonome à Reims, elle m'a donné des liens sur la pédagogie Montessori que je trouve très intéressant. Parlons donc un peu de cette pédagogie si vous êtes d'accord.

Je vais le faire sur le mode du témoignage puisque j'ai suivi une formation de trois années pour comprendre, manipuler, et fabriquer le matériel Montessori. Au départ c'était vraiment quelque chose de miraculeux pour moi, j'étais emballée. Ma fille Agathe avait sept ans, je démarrais la non sco, et je me formais tout en fabriquant un matériel qu'elle dédaignait la plupart du temps.
Mais moi j'adorais ça, en plus je comprenais des notions scolaires qui m'avaient toujours échappées. Que serait devenue ma scolarité si j'avais dés le départ utilisé un tel matériel qui isole les difficultés, qui associe chaque notion avec une action concrète, qui ne piège pas l'enfant puisqu'il peut s'auto-contrôler à tout moment. Ainsi c'est par rapport à mes propres carences que j'ai imaginé les besoins de ma fille, non avec une perspective juste. Je sais qu'elle existe cette perspective puisque je finis par la trouver en travaillant sur moi, et en accumulant les expériences avec mes enfants, en les observant.


Notre formation était quasi religieuse, il fallait respecter toutes les règles données, au risque de rater quelque chose, et nous étions tous très inquiets à cette éventualité, en particulier la première année. Le matériel était soigneusement étudié, il fallait qu'il soit parfait et beau pour attirer l'enfant, ensuite il fallait lui présenter l'activité à faire une seule fois, à lui par la suite de s'entrainer pour retomber sur l'action juste, son inconscient s'imprégnant progressivement de toutes ces actions, nous pouvions passer aux différentes conventions plus tard, lorsqu'il maitrisait certaines notions. Je vous passe les détails, la liste serait bien trop longue.
Aujourd'hui, j'ai fait quelques progrés sur ce plan, je trouve toujours cette pédagogie très efficace, et en même temps pas adaptée à des enfants qui apprennent de façon autonome, c'est à dire sans méthode justement. Les enfants ont une envie naturelle d'apprendre qui va durer toute leur vie, ils commencent par poser beaucoup de questions, ils sont en mode enregistrement sans arrêt et écoutent toutes nos conversations, ils vivent des tas d'expériences qu'ils mettent en oeuvre eux-mêmes, ils jouent, et leur cerveau tourne en permanence.
Lorsque l'école intervient dans leur vie, ce processus naturel est complètement déformé. L'apprentissage devient assez vite une contrainte, ils ne peuvent plus apprendre seulement ce qui les passionne, il y a d'autres choses, et les voilà entrain d'essayer de se forcer à apprendre ce qui est totalement contre productif.



Apprendre ça se fait avec plaisir et passion, parce que c'est nécessaire pour la réalisation d'un projet, ou pas du tout.
En plus il y a l'évaluation qui planne au dessus de la tête de nos enfants, le contrôle, ça mériterait un article à part entière  ! Et la souffrance de se sentir moins, moins bien, faible, pas à la hauteur ! Les ennuis commencent alors que cette intelligence toute neuve qui fonctionnait si bien était prête à apprendre avec un grand élan d'enthousiasme. C'est là qu'intervient la pédagogie ! Elle sait réparer quelquefois les défaillances de l'école, mais au départ on en n'aurait pas besoin, si on ne projetait pas nos propres vécus scolaires sur nos enfants, si on ne se faisait une idée erronée de leurs besoins en matière d'apprentissage.

Dans ce cadre-là ou pour répondre à un questionnement qui nous dépasse, je dis mille fois oui à Montessori ou à toute autre méthode, en même temps je crois utile de ne pas perdre une énergie précieuse pour fabriquer du matériel sans aucun intérêt (enfin selon mes critères). Pourquoi se donner tant de mal avec le domaine vie pratique ? Les cadres de boutonnage et autre, un enfant qui vit dans une famille quelle qu'elle soit n'aura-t-il pas l'occasion de faire l'expérience du boutonnage (sur lui même d'ailleurs, le cadre ne lui enseigne pas la même chose). Il fera aussi celle de l'épluchage, du lavage des mains, etc... S'il vit dans sa famille, il parviendra à acquérir tout cela très naturellement sans matériel ! C'est quand même le premier choix en matière d'apprentissage !

Si vous êtes un fana de Montessori vous vous êtes probablement rendus compte que son matériel de math est vraiment très spécial, c'est ce qui m'a le plus attirée d'ailleurs. Mais il y a d'autres éléments, et principes qui sont intéressants. On en reparlera, d'ailleurs peut-être dans Ressources Parents (Comment ? Vous n'êtes pas encore abonné ? lol vous avez le temps de réparer cette erreur ;-)))
Avec internet vous avez aujourd'hui ce que je n'avais pas à l'époque de ma formation. Des sites, du matériel en photo, des tas d'explications d'expériences, des listes de discussion...
Les derniers liens dont Agnès m'a parlé sont particulièrement intéressants, et soutenant pour les parents qui se lanceraient dans une telle aventure et pour ceux qui ne savent pas trop comment expliquer à un enfant qui demande quelque chose qu'ils n'ont eux mêmes pas vraiment saisi. C'est l'occasion d'apprendre ensemble finalement !
Vous y trouverez du matériel à imprimer gratuitement, une aide en ligne pour fabriquer le matériel, ce sont de véritables mines d'or en anglais, mais bien franchement je suis sûre que vous avez de beaux restes de cette langue, il suffit de s'y remettre un peu et c'est gagné !
http://groups.yahoo.com/group/montessorimakers/
Sur cette liste vous allez trouver un tas de ressources concrètes, et un soutien à la flylady pour fabriquer le matériel. Il y a des liens sur d'autres, notamment montessori share, ça parle tout seul un titre pareil. Aller dans la rubrique fichiers si vous voulez du matériel tout fait.

Autre site où on trouve du matériel gratuit à imprimer
http://www.montessorimaterials.org/index.htm

C'est classé par matières et c'est vraiment passionnant, il n'y a plus qu'à imprimer en fonction des demandes de vos enfants, cela évite quand même de se casser la tête avec la pédagogie et de se sentir à l'aise quand les petits posent des questions.

Vous allez trouver des tas d'autres liens sur ces deux sites. Amusez-vous ! Moi ça me donne l'occasion de revenir sur des choses oubliées, ou jamais apprises, j'aime bien finalement maintenant que je n'ai plus de pression y revenir, en particulier en botanique, je n'y connais rien, et je me rends compte que je prends plaisir à faire un lien entre la nature qui m'entoure et les fichiers montessori de botanique.

Bonne journée !

Catherine Dumonteil Kremer







Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /2007 06:55
Est-ce parce que l'école ne remplit pas sa mission ?
"Toutes les évaluations sont formelles à cet égard. A la fin d'une scolarité, même réussie, le savoir véritablement engrangé est d'une grande pauvreté. Un an après la fin du secondaire, 30 pour cent des bacheliers français de série S, ne savent pas établir un lien entre l'ADN (acide désoxyribonucléique), les maladies génétiques, ou leur propre hérédité ; 60 pour cent ne connaissent toujours pas les spécificités respectives d'un atome, d'une molécule et d'une cellule ; 80 pour cent sont incapables de décrire la trajectoire du soleil dans le ciel ; 80 pour cent ne peuvent établir de relations entre la organes ; 90 pour cent ne repèrent pas les principales étoiles, et 100 pour cent ne savent pas dessiner une carte même approximative de l'Europe... Quel décalage par rapport aux prétentions outrancières des programmes scolaires ! Et quel constat dramatique pour cette institution..."
" A dix ans 40 pour cent des élèves ont des difficultés de compréhension d'un texte de dix lignes, 11 pour cent ne saisissent pas le sens des mots usuels, 25 pour cent ne maîtrise pas la conjugaison, 25 pour cent n'arrive t pas à exécuter une consigne précise, 35 pour cent n'effectuent pas une soustraction ou une division à une décimale, 66 pour cent n'effectuent pas une soustraction ou une division à deux décimales, 33 pour cent ne peuvent pas reproduire une figure géométrique, 66 pour cent ne savent pas calculer l'aire d'un carré ou d'un rectangle."

(Ces chiffres je les ai trouvés dans le livre d'André Giordan "Apprendre" aux éditions Belin. André Giordan est agrégé de biologie, docteur en biologie et en sciences de l'éducation, professeur à l'université de Genève et directeur du laboratoire de didactique et épistémologie des sciences.)

Est-ce pour cette unique raison que mes enfants ne vont pas à l'école, et bien non, j'ai appris cela au fil du temps et mes enfants étaient déjà déscolarisés, cela bien sûr me conforte dans mon choix, et pourrait m'aider à résister aux exigences de niveau exhorbitantes que peuvent avoir les inspecteurs lors des contrôles effectués chez les enfants non scolarisés. Enfin cela aurait pu m'aider, maintenant que mes enfants ont des cours par correspondance, nous n'avons plus de contrôles annuels.

Est-ce parce que l'école n'est pas un lieu de socialisation ?
Se socialise-t-on au contact d'une seule génération ? Ou sont les adultes, les personnes âgées, les petits enfants ? La socialisation peut-elle se faire dans un milieu insécurisant ? Ou on n'a pas choisi ses soi disant "camarades", où la compétition règne, où le conformisme ne laisse aucune place à la créativité ?
Peut-on espérer que les enfants apprennent la coopération dans un milieu où on leur demande la plupart du temps et aux moments clés (ceux qui consistent à évaluer leur connaissance) de ne pas aider leurs amis ?
A l'école les enfants apprennent à considérer les adultes comme des ennemis, ou en tout cas à faire semblant de les mépriser.
A l'école, au collège, les adultes jugent, évaluent, critiquent, sanctionnent, surveillent... Ces actes prennent le pas sur le soutien, l'enseignement, l'écoute dont les adultes des communautés éducatives font aussi preuve en France. La plupart des enfants, et des jeunes apprennent à résister à ces pressions, ce qui ne leur laisse que peu de temps pour l'apprentissage.
(Voir le numéro 4 de Ressources Parents)
Comment se socialiser dans un milieu où aucune remise en question de ce qui est fait ne peut exister ? Comment devenir un citoyen responsable quand tout ce que l'on demande aux jeunes scolarisés c'est d'obéir ?
Comment dans ces conditions acquérir l'esprit critique qui fait défaut me semble-t-il à bien des adultes parmi nous ?
(La suite demain ...)

Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 08:00
Est-ce parce que l'école, le collège, rendent les enfants dépendants de l'autorité ? Contrairement à ce que l'on peut penser, l'école ne donne pas aux enfants l'autonomie dont ils auraient besoin à un certain âge.
Ils ne peuvent prendre aucune décision, même celle d'écrire avec un stylo de couleur ne leur appartient pas, les feuilles "doivent" appartenir à une catégorie x ou y, leur couleur également, au risque de contrarier l'enseignant... Si vous êtes parents vous vous souvenez probablement des listes d'exigences professorales, de la crainte de vos enfants de ne pouvoir les satisfaire...
Quand leur explique-t-on le bien fondé de ces exigences, en leur donnant la possibilité de ne pas les satisfaire dans la mesure où du matériel reste de l'année précédente qui pourrait être écoulé ? Cela dépend beaucoup de l'adulte face à eux.
A quel moment demande-t-on aux enfants ce qu'ils voudraient apprendre, et comment ils souhaiterait acquérir le savoir faire choisi ? Pour éviter de répondre jamais, je vais répondre que ce n'est pas le cas dans l'immense majorité des collèges et des écoles de France. Pourtant je crois qu'aujourd'hui personne ne remet en question l'importance de la motivation dans l'apprentissage. Pour autant, je n'ai pas l'impression qu'il en soit tenu compte à l'école.
L'éducation nationale tient-elle compte des récentes découvertes en neurosciences cognitives ? J'ai découvert sur internet un rapport des plus intéressants sur les liens que l'on pourrait d'ores et déjà établir entre le fonctionnement du cerveau et l'apprentissage.
Ce rapport émane de l'OCDE qui a mis en place le CERI, Centre pour la recherche et l'innovation dans l'enseignement. L'objectif du Ceri est d'établir des liens entre plusieurs disciplines (neurosciences, éducation, santé, politique, psychologie) et d'en tirer des conlusions pour ce qui est de l'apprentissage. On peut constester l'action de l'OCDE, mais ce rapport est vraiment édifiant et je vous recommande d'aller le lire et de faire circuler le lien autour de vous tant il lève le voile sur l'incapacité pour l'école telle qu'elle est aujourd'hui de remplir sa mission.
Quelques citations éloquentes tirées de ce rapport :

"Plus nous en apprenons sur le cerveau humain, en particulier les premières années de l’existence, moins nous sommes à l’aise avec le modèle traditionnel de la salle de classe et le programme imposé de l’éducation formelle. Ce soucis est particulièrement pertinent par exemple, lorsqu’on cherche à évaluer les mérites respectifs pour le nourrisson, de la mère et de la crêche, pour l’enfant de la scolarité à domicile et de l’éducation formelle ; pour l’adolescent de ses intérêts naturels et des programmes nationaux. Il semble douteux que la configuration actuelle de l’éducation de la jeunesse soit conçue pour encourager l’imagination et la créativité, l’autonomie, et l’estime de soi. Pour tous les âges mais spécialement pour les jeunes, il est nécessaire de reconsidérer l’importance du jeu, le rôle du stress (vu à la fois comme un défi et comme une menace), et les implications de la diversité humaine. "

« Aujourd’hui l’idée que l’intelligence humaine puisse être strictement limitée ou présente en faible quantité paraît des plus bizarre. »

« La seule chose que l’on puisse affirmer avec certitude à propos des limites de l’intelligence humaine (telles qu’elles sont mesurées par l’intelligence scolaire) c’est qu’elles sont inconnues et qu’elles continuent de déjouer nos prévisions » p 21

 

« Les groupes humains tendent à se conformer à une norme perçue. Les groupes résultants d’une ségrégation le font de façon encore plus forte que les groupes à population variée. Comparons le comportement d’enfants à l’école et en famille, ou d’adultes au travail et à la maison. La présence d’un groupe de pairs, à l’école ou sur le lieu de travail, peut conduire à un comportement conformiste. Notre conduite semble plus libre dans un contexte plus varié. Nous sommes davantage en mesure d’être nous mêmes, et d’accomplir notre potentiel, lorsque nos pairs ne sont pas là pour nous limiter. »

 

« Un système conçu pour trier et récompenser les plus capables peut-il être réformé de façon à aider tous les élèves à réaliser leur potentiel ? Ou si une réforme est impossible l’avenir de l’éducation passe-t-il par une révolution ? »

 «Traditionnellement un programme scolaire se compose de trois éléments : connaissances, compétences et attitudes. Et les programmes scolaires traditionnels ont tendance à placer les connaissances au dessus des compétences, et les compétences au-dessus des attitudes.

L’expérience de la vie et du travail suggère un ordre de priorités différents : Attitudes, compétences et connaissances. Les attitudes positives (responsabilité, espoir, confiance en soi, confiance dans les autres ) sont la clé d’une vie réussie et d’un travail gratifiant.

Certaines compétences ( communication, travail en équipe, organisation, résolution de problèmes ) sont elles aussi essentielles. Maintenant qu’une immense partie des connaissances du monde est accessible dans les livres ou sur l’internet, il devient moins important de pouvoir la stocker dans son cerveau. Le défi est de créer une société apprenante et non une société de la connaissance pour le 21 ème siècle, société qui exige un programme ASK. (attitudes, skills, knowledge, le verbe ask signifiant demander.)"

" Comment font les gens pour apprendre au mieux ? Et ou aiment-ils le mieux apprendre ?

Certains préfèrent apprendre chez eux, d’autres au travail, d’autres à l’université. La réussite remarquable de la scolarité à domicile pourrait avoir des implications révolutionnaires. Il existe apparemment une multitude de styles d’apprentissages, définies par exemple en fonction d’un médium (l’œil, l’oreille, la main) ou d’un type d’intelligence préféré, ou encore du sexe, de la préférence pour la théorie ou la pratique, de la méthode, par incréments ou en commençant par la fin, ainsi de suite. Nous sommes encore loin d’avoir élaboré une théorie adéquate, et une analyse pratique des styles d’apprentissages.

Ce que nous savons c’est que la réussite est probable si l’apprenant a
une grande assurance et une bonne estime de soi, a une forte motivation pour apprendre,"

 

Je n'ai pas pu m'empêcher de souligner en gras la remarque ci-dessus... Vivant en France j'ai parfois l'impression que les parents qui ne scolarisent pas leurs enfants sont vus comme des marginaux qui n'ont aucune conscience des besoins de leurs enfants, quand je lis ce rapport j'ai plutôt le sentiment que ces familles ont un savoir, une expérience de valeur à partager avec l'institution Education nationale. Tout comme les enseignants ont aussi à nous apprendre, lorsqu'ils sont passionnés par leur métier !

 

Allez vite le lire,


 

La suite demain...

Catherine Dumonteil Kremer









Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 07:15
"Car la machine scolaire oeuvre à d'autres dessins qu'à ceux qu'elle proclame. Elle prétend former l'individu, la personne, le citoyen, l'homme et la femme ; de fait elle produit des singes savants, des consommateurs, des sujets dociles, des abrutis rompus aux ruses utiles pour obtenir une place dans la société et s'y maintenir. D'où sa passion pour les têtes bien pleines or rien n'est plus vide qu'une tête bien pleine." Michel Onfray.




Cette citation est tirée de la préface du livre de Gilles Geneviève " La raison puérile. Philosopher avec des enfants ?", j'ai envie de vous parler un peu de cet ouvrage que j'ai vraiment aimé lire. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à partager l'expérience d'un auteur. C'est Pierre, mon compagnon qui m'a offert cet ouvrage et je dois dire que mon premier réflexe a été un mouvement de recul ! Qu'est-ce que cela peut cacher un titre pareil ? "Enseigner" la philosophie à des enfants ? Encore un livre pour enseigner quelque chose à des enfants, mais quand les laissera-t-on tranquilles ? Je me trompais lourdement sur la démarche de Gilles Geneviève qui raconte l'expérience de l'atelier de philosophie pour enfant de l'université de Caen. Les enfants sont volontaires pour s'y rendre, l'adulte (en l'occurence l'auteur) y est seulement facilitateur, il a à coeur de se rendre presque invisible, laissant toute la place à l'expression des individus qui sont là pour poser des questions et en parler ensemble.
Il n'est pas là pour évaluer, pas plus pour donner son avis d'ailleurs, il prend des notes et reste à l'écoute humblement. J'ai senti de la part de Gilles Geneviève un immense respect des enfants, une grande confiance aussi dans leur capacité de réflexion, un lâcher prise : il se laisse mener par le groupe, si le débat attendu n'a pas lieu, inutile de forcer les choses, tout le groupe en fait l'expérience. Au fil des pages on partage ses enthousiasmes, ses déceptions, ses considérations, il rend compte de chaque questionnement, chaque débat sans jamais émettre aucun jugement sur la parole des enfants, aucun sous entendu, aucune ironie.
A ma grande surprise, j'ai retrouvé mes valeurs dans cet écrit, l'écoute (avec des références à Gordon notamment), le jeu (Gilles Geneviève parle de jeux coopératifs assez brièvement), le non jugement, l'acceptation de l'autre avec ses différences, le refus d'une école où l'élève est seulement soumis à l'adulte...etc...
Ce livre est truffé de réflexions à propos de l'école, ce qui me permet de revenir à mon sujet avec celle-ci par exemple :
"De même penser l'école comme une sorte de marche-pied permettant d'entrer gaiement dans la grande famille du salariat, n'est-il pas pernicieux ?

Cette façon de faire n'est-elle pas percluse de présupposés économiques, politiques, philosophiques pour tout dire ? Car pouvons-nous accepter de laisser nos jeunes, ceux que nous revendiquons comme "la chair de notre chair" immoler leur enfance sur l'autel de l'ascenseur social ? Qui dans cette nouvelle et laïque version du sacrifice d'Abraham, retiendra notre bras ? C'est nous-mêmes qui les conduisons au martyre en les contraignant à consacrer le plus clair de leur temps à leurs études-Des dizaines d'heures chaque semaine, autant voire plus que bien des salariés- Et en leur disant implicitement, ou explicitement, "travaillez maintenant vous serez heureux plus tard".Mais de quel bonheur s'agit-il ?
Sans l'énoncer clairement, l'expression "ascenseur social" assimile le bonheur au confort matériel, aux postes de pouvoir."  La suite est édifiante, mais je suis obligée d'interrompre là ma citation, mais vraiment  lisez ce livre de Gille Geneviève, je suis sûre que vous ne le regretterez pas !
Voici une nouvelle raison qui fait que mes enfants ne vont pas à l'école, parce qu'elle leur volerait leur enfance, et leur enfance n'a pas de prix !

Catherine Dumonteil Kremer








Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 07:39
Il y a une chose que j'ai constatée dans le comportement de mes filles, qui sont toutes allées à l'école malheureusement... (Agathe n'a fait que le primaire à la maison, et Coline et Claire en sont sortis en début de CE2 et CM1.) C'est qu'elles ont perdu trois éléments moteurs pour l'apprentissage.
Le premier c'est le questionnement, ou autrement dit la curiosité. A force de vivre la contrainte scolaire où on est forcé d'apprendre ce qui ne nous intéresse pas et où la plupart des questions ne sont pas au programme, on se lasse. Les questions restent sans réponse, une information en grande quantité dont on ne perçoit pas toujours le sens doit être stockée par tous les moyens en nous, cela a pour effet d'anesthésier la curiosité.
Les petits enfants en sont naturellement pourvu, ils traversent des périodes où ils posent quinze questions par jour, et des questions auxquelles nous ne savons pas toujours répondre (mais qu'avons-nous donc appris à l'école ?), c'est ainsi que pourrait se faire l'apprentissage de façon souple et naturelle. Ce qui se passe à l'école fait que le savoir que l'on avait envie d'acquérir le plus souvent dans un état d'excitation intense, est devenu un travail imposé, la plupart du temps morne et insipide, du coup on a tendance à se braquer de façon systématique contre ce qui pourrait être un grand plaisir dans nos vies.
Le deuxième élément c'est la motivation, et si vous êtes parents de bambins vous savez combien leur volonté est forte, ils veulent vraiment et ce de toutes leur force. Cette volonté si elle n'est pas brisée par l'éducation sera une excellente base pour la motivation. Cette motivation qui manque tant aujourd'hui aux enfants et aux jeunes ! Cette motivation dont on parle souvent en salle des profs essentiellement pour déplorer son absence. Et bien elle était présente en abondance en chacun d'entre nous, elle nous poussait à l'action. Et je me demande pourquoi cette motivation disparait (j'ai quand même des embryons de réponses), et comment on peut la préserver.
Le troisième c'est l'estime dans leurs capacités à apprendre, liée à l'habitude de considérer l'erreur comme un drame.
A force d'être évaluée, surveillée, à force de ne pas être considérée et appréciée pour ce que l'on est, on engrange un sentiment d'échec assez fort.
On se dit qu'on ne comprend pas, et qu'on ne comprendra jamais, on fait des erreurs et au lieu de les considérer comme des signes de bonne santé, on s'en désespére en se jugeant nul et inapte. On baisse rapidement les bras, considérant comme anormal le temps mis pour assimiler quoique ce soit.


La suite demain...

Catherine Dumonteil-Kremer



Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /2007 06:55
L'école s'empare d'une grande partie du temps familial, vous l'avez sûrement remarqué, nos enfants lorsqu'ils ont fini leur journée, ont encore des devoirs à faire. Ce travail est une corvée pour la plupart des parents que je connais, encore une occasion de lutter contre son enfant, tant on a le sentiment que l'école détermine son avenir, tant on nous demande d'être solidaire des enseignants, de "suivre" nos enfants !
Je connais des parents qui appréhendent la fin de journée, ils savent que leurs enfants essaieront de résister à cette pression, à juste titre du reste, après 6 à 8 heures de présence à l'école, pourquoi faudrait-il encore se mettre au travail !
L'école s'empare d'une partie du temps familial, mais elle en colore l'intégralité.
En jugeant de la "valeur", du "niveau" d'un enfant, en transmettant des évaluations régulières à la famille, elle modifie parfois la perception que les parents ont de leurs enfants. Ces derniers seront alors jaugés en fonction de leurs résultats scolaires et ce dans tous les domaines de leur vie.
Si vos enfants vont à l'école, ne laissez pas l'institution vous dire que votre enfant est "mauvais" ou "bon".
Votre enfant parvient plus ou moins bien à s'adapter à des conditions d'apprentissage qui ne correspondent que rarement à son fonctionnement. (Je ne sais pas si vous avez pu lire ce rapport du CERI dont je parlais dans un article précédent).
Les résultats qu'il obtient ne sont qu'un reflet de la difficulté qu'il rencontre à se faire entendre.
Les parents d'enfants qui obtiennent de"bons" résultats scolaires vivent dans l'idée qu'ils sont tranquilles avec leurs enfants, qu'il n'y aura pas de "problème". Il faut vivre dans la peau d'un enfant pour se rendre compte qu'on attend vraiment autre chose de la part de ses parents (Vous vous rappelez ?).
Nos enfants sont merveilleux, compétents, uniques, ils ne demandent qu'à apprendre, ils sont passionnés et très intelligents, l'école nous déconnecte trop souvent de cette réalité. Et plus grave elle déconnecte nos enfants de cette évidence.

Bonne semaine !

Catherine Dumonteil Kremer

Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /2007 08:22
L'école pourrait être un lieu de vie très riche pour les enfants et les adultes.
C'est une histoire qui démarre assez bien : les enfants adorent apprendre, les adultes sont motivés, aiment travailler avec eux, sont parfois passionnés par leur discipline.
Et pourtant tout ça ne fonctionne pas très bien... Si mes enfants ne vont pas à l'école c'est aussi parce que l'institution laisse ses enseignants faire face à des situations ingérables et ne prévoit que très peu de soutien pour eux.
Les enseignants qui débutent sont souvent déracinés, mutés à des centaines de kms de chez eux, ils se voient souvent attribuer des classes difficiles, et se retrouvent hurlant et désespérés, face à des groupes d'adolescents cumulant les difficultés et déchargeant leur agressivité sur ces adultes qui devront rapidement choisir la voie de la séduction, ou celle de l'autoritarisme pour survivre. Une troisième voie existe pourtant !
Avec une agrégation ils seront à peu près assurés de travailler en lycée où les jeunes ont d'autres attentes, et sont un peu mieux lotis.
Cela dit n'est-ce pas un peu paradoxal que les plus qualifiés se retrouvent avec les classes les plus simples à gérer ?
Encore un paradoxe de cet ascenseur social qui ne joue plus son rôle depuis longtemps...

Bonne journée.

Catherine Dumonteil Kremer


Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /2007 08:07
Depuis la quatrième,  je déteste les maths, malheureusement je suis obligée de m'y confronter à nouveau  avec la déscolarisation de mes filles.
En plus C est en quatrième, c'est à ce niveau que j'ai commencé à perdre pied... C'est drôle même en faisant d'énormes efforts de concentration, impossible de me rappeler quoique ce soit des profs de math que j'avais en quatrième et en troisième !
De la seconde à la terminale en revanche j'ai eu le même, une véritable catastrophe pour moi !
En cinquième je comprenais tout en math, tout paraissait simple et ouvert, pourtant j'ai rarement eu un prof aussi rigide, il était malgré cela très pédagogue.
ça fait deux ans que j'évite les maths en faisant intervenir un de nos jeunes amis qui lui les adore, auprès de mes enfants. Mais cette année, il nous lâche pour cause d'études en Angleterre ! Argh, c'est bien ma veine, il va falloir que je fasse face à cette phobie des maths... Mais comment faire, je les évite soigneusement, je les contourne, à chaque fois que je lis un énoncé quelconque mon coeur se serre presque, mon estomac se noue, ma tête est vide, je le sens bien ! Rien ne se passe !
J'ai essayé de me faire expliquer certaines choses par une de mes amies qui est fana de maths, ça a fini par se terminer très mal, elle m'expliquait les concepts comme elle les comprenait, moi je ne comprenais rien du tout et j'avais l'impression de rester sur le carreau, pire d'être stupide !
J'ai acheté "les maths pour les nuls", bof, pour moi c'est presque un livre de math ordinaire à quelques détails près, rien de très amusant !
Heureusement comme toujours les copines sont là... Je commence par S qui m'a prêté un logiciel " les maths pour les nuls en terminale" ... Trop pour moi ça, en plus en terminale S, je l'ai fermé dès la page d'accueil, je le garde pour le jour où je me décrèterai douée en math.
J'en parle ensuite avec AO, elle me dit tape sur google "phobie des maths" tu verras bien, en anglais il y a des tas de sites... Si on mélange les maths et l'anglais je crois que je suis perdue. Enfin je teste, et je trouve pas mal d'éléments, et j'en trouve même en français.
D'abord le blog d'une collègue : élucubrations mathématiques
einstein.jpg


Elle décrit ses progrès et ce qu'elle utilise pour s'en sortir, j'aime bien sa démarche, j'espère qu'elle continuera à partager son chemin ! Einstein? (c'est son pseudo) s'est rendu chez une thérapeute spécialiste du blocage en math : Anne Siety
 Anne S est l'auteur de deux ouvrages :"Mathématiques ma chère terreur" chez pluriel
11AMNX4YN4L.-AA115-.jpg Je ne l'ai pas encore lu, en revanche j'ai attaqué "Les mathématiques apprivoisées"
math-matiques-apprivois-es.jpg Chez Hachette et mes enfants le lisent également à l'occasion. Pour une fois miracle je comprends tout ! En plus ce sont des bases, et je ne saurai m'en passer si je veux continuer dans cette découverte du monde mathématique. Car j'ai quand même le sentiment très net qu'un monde m'est totalement fermé, et malgré ma crainte j'ai le désir de le découvrir.
Ensuite il y a eu le mail d'LN sur la liste de discussion de  LAIA, association regroupant des parents non scolarisants.

Elle m'a donné pas mal de pistes et de références de bouquins, et dans tout ça j'ai sélectionné "le théorème du perroquet", S l'avait également lu et beaucoup aimé.
Moi j'adore ! Vraiment, sincèrement ne riez pas, j'ai passé la semaine à raconter à mes enfants des hitoires à propos de Thalés,  de Pythagore, de Tartaglia... C'est une véritable conversion, Einstein? si tu me lis, il te le faut absolument celui-là ;-)))))
C'est un vrai plaisir ce Denis Guedj et en plus contrairement à ce que je fais habituellement, je lis toujours une quinzaine de livres à la fois, là je suis devenue monomaniaque, je ne veux pas sortir de cette atmosphère pleine de rebondissements, et de délices mathématiques... Oui, oui vous m'avez bien comprise, les maths pourraient devenir délicieuses.
51GXKC85D4L.-AA240-.jpg
Du coup j'ai aussi acheté "Le zéro" et "Le mètre du monde" du même auteur.
J'ai essayé de trouver une conférence de Denis Guedg et j'en ai trouvée une ici :
http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=97

Sur le thème les concepts peuvent-ils être de bons personnages de fiction ?

Elle est croustillante !

Et puis  j'ai fini par trouver ce site qui est une pure merveille !
"Le matou matheux",

matheux1.gif
j'ai rarement vu quelque chose d'aussi bien conçu, j'aime beaucoup, et mes filles aussi. Du coup nous savons ou aller pour travailler les maths, en plus c'est très ludique et progressif, tout à fait ce qu'il nous faut !

Suite au prochain épisode !

Bonne journée !

Catherine Dumonteil Kremer
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Par catherine dumonteil kremer - Publié dans : L'école à la maison ou vivre ensemble
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