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Je lis, j'écoute

Et vous aussi....
Grande nouvelle, il existe enfin un livre (en français) qui répertorie les recherches ayant pour objet l'impact du maternage sur le cerveau des mères. Il aurait pu être question des pères aussi, mais bon, je pense que le sujet ayant été longtemps occulté pour les femmes. Pourquoi étudier les femmes ? Puis après la période MLF pourquoi étudier les ressorts même de l'oppression féminine ?
J'en profite pour faire un clin d'oeil aux auteurs de "Avorter" dont j'ai parlé précédemment, la seule chose que je conteste dans votre ouvrage c'est l'affirmation qu'il n'existe pas d'instinct maternel fondée seulement sur la lecture de "L'amour en plus" d'Elisabeth Badinter, qui démontre du reste exactement l'inverse de ce qu'elle veut démontrer. L'instinct maternel existe bel et bien, il se tisse et devient solide à condition que l'on laisse la proximité faire son travail. Ce qui n'était pas le cas à une époque, celle qu'évoque Elisabeth Badinter : naissance vécue dans des conditions difficiles, enfants en nourrice dès le premier souffle... Bref, c'est un autre sujet, mais je souhaitais en dire deux mots quand même. La lecture de

"Le cerveau des mères : Ou comment la maternité rend les femmes plus intelligentes" de Katherine Ellison (chez marabout) m'a réjouie. J'y ai appris ce que je pressentais depuis longtemps, et ce que certaines féministes américaines avaient déjà évoqué dans leurs ouvrages. Notre état de mère nous oblige à être plus rapide, plus intuitive,  plus sensible, nous motive, nous rend plus intelligente à tous les niveaux. Quand on voit le défi que constitue la vie avec un bébé, un bambin, un enfant un adolescent... On ne peut que se rendre à l'évidence. ça fait des mois que je souhaite vous en parler, vous à qui on raconte peut-être que votre cerveau est moins compétent depuis que vous êtes parents, ne vous laissez pas écraser par ces jaloux qui vous entourent ;-)))). C'est le contraire vous devenez plus efficaces de jour en jour. J'aime décidément beaucoup cet ouvrage qui démontre que l'intelligence des mères est spécifique, particulière et qu'elle peut être utilisé dans le monde du travail bien entendu, en vue de son amélioration.

Je vous encourage à vous faire un cv en référence à ce livre, ne vous laissez pas faire , votre expérience de parents est unique et précieuse, on a besoin de vous ! J'espère que l'époque où on s'arrachera les mères de famille de retour sur le marché du travail n'est pas loin...
Petit commentaire personnel sur ce livre. Si le fait d'élever des enfants nous rend plus compétent, le fait de les élever sans violence, en respectant leur dignité nous rend probablement géniaux !
Autre sujet que l'auteur aborde : la compétition de plus en plus importante dans le monde, elle dit qu'elle conseille à son enfant de travailler à l'école, car les petits chinois et indiens lui dameront le pion, ou quelque chose dans le genre. Personnellement je pense que la solution est de sortir de ce système compétitif. Ne plus lui accorder cinq minutes d'attention. Je n'accompagne pas mes enfants pour qu'ils aillent s'entredéchirer pour faire leur place au soleil, ils feront leur vie, dans un monde plus humain, celui que nous sommes entrain de construire et qui prend de plus en plus de place. Vous ne trouvez pas ?
Pour conclure, une question : si élever un enfant nous rend plus intelligente, que se passe-t-il quand on en accompagne plusieurs, c'est la multiplication des neurones et des synapses non ?
 Je suis quand même amère à cause des Nathanaëlle B-C, Anne Marie B, Emmanuelle S, qui ont quatre enfants, elles, et je ne parle pas de Ingrid VDP, quand je pense à elle je suis verte de jalousie...
Heureusement qu'il y en a qui reste avec moi dans le peloton de queue hein Sandrine MZ ?

Des bises à toutes les femmes merveilleuses que je connais, et à toutes les autres qui ont choisi ce chemin difficile du parentage !

Catherine Dumonteil Kremer

Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 07:56

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"Cet épisode massacrant je dois le restituer. Pourtant il a bien fallu que je m'en sépare pour ne plus voir resurgir l'intolérable. Paris, 1952, j'ai dix-sept ans. Presque.Mes premiers émois, le désir. Je rencontre un jeune homme. Je suis amoureuse, ce sera l'élu. Je fais l'amour avec lui deux fois, le risque est encouru. Plus de règles. Au lycée je hante les toilettes, je scrute, attente terrifiante. Rien.
Vais-je lui annoncer ? Rendez-vous hâtif "je n'y peux rien". Possibilité de piqûres de je ne sais quoi. Il me conseille des tours de manège. Je suis enceinte. Mes parents n'en sauront rien. Dès que ce sera visible je me tuerai. Un dimanche soir on dîne en famille. J'ai un malaise. A peine réanimée j'avoue.
La violence paternelle est effroyable, ma mère reste muette.
Moi je veux mourir ou alors être libérée de ce poids-là. Je ne suis pas prête. Je me sens trop petite. De toute façon on ne me consulte pas. Mon père, gynécologue doit rester à l'abri de tout soupçon. Ce sera un monsieur, juste lui, sans assistance. Je me rends seule au rendez-vous. Ma mère en bonne épouse, a obéi. Elle ne m'accompagne pas. Prudence. Je suis allongée sur une table de cuisine. Il m'injecte un liquide soi disant relaxant, un placebo ?
Comment mettre en mot ce qui me râcle, me déchire, m'ampute. Tout mon corps livré à cette torture. Je me mets à hurler. Il dit :"Tu ne criais pas quand..." Humiliation. Il a le pouvoir. Mais il faut savoir ce que je veux. C'est terminé, le curetage. Je me lève, chancelante.
Soulagée, épouvantée."
Témoignage tiré de "Avorter, histoire des luttes et des conditions d'avortement des années 1960 à aujourd'hui" Collectif IVP, éditions Tahin Party.



Si nous devions faire un catalogue des souffrances de nos soeurs liées à la sexualité, à l'avortement, la contraception, cela demanderait un travail colossal et la liste serait sombre, triste, angoissante... Je crois que n'importe quelle femme peut ressentir en elle les sentiments dont parle cette jeune fille.
Des femmes et des hommes, ont lutté pour notre dignité d'êtres humains. Et c'est l'objectif de cet ouvrage collectif que de le montrer.
L'histoire de la contraception et de l'avortement ce n'est pas qu'une succession de textes de lois, mais ce sont des luttes de femmes qui n'ont pas baissé les bras, qui ont toujours affirmé avec force "Notre corps nous appartient".
(la suite demain...)

Catherine Dumonteil Kremer

 

Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 06:18

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J'étais entrain de m'endormir sur mon voyage de noce, (voir plus haut) quand soudain je me suis souvenue... J'avais promis de parler de la sortie de deux livres.
J'ai une sorte de vieille tendresse pour les éditions Tahin Party. Ils ont réédité "Insoumission à l'école obligatoire"(une nouvelle fois) de Catherine Baker (pour ceux qui veulent savoir l'effet que peut faire la lecture de ce livre rendez-vous à la page 318 de la nouvelle édition d'"Elever son enfant autrement"). Personnellement j'aime beaucoup ce livre, il est très revendicatif, et ce n'est pas le seul qu'elle ait écrit, il y a aussi "Les cahiers au feu" mais est-il toujours édité ?

Et puis il y a "avorter, (ou l'ai-je "rangé" celui-ci...)
Désolée pour cet incident technique, il vous faudra patienter quelques heures...
Bonne journée !
Catherine Dumonteil Kremer

Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 05:31

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Grande nouvelle je vais me remarier..."Encore !" diront certains, que les mauvaises langues se taisent, cette fois-ci c'est la bonne !
L'élu de mon coeur n'est autre que le Doctor Barefoot, je passe des heures déllicieuses avec lui, c'est un enchantement. Tous les livres de développement personnel vont désormais me sembler fades à côté de ses écrits pétillants. Pierre (je garde Pierre quand même on ne sait jamais ;-))) légèrement jaloux s'est exclamé: "Mais tu ne sais même pas comment il est !" Ce n'est pas complètement faux, mais un homme qui me fait autant rire (et je ne plaisante pas, je ris aux éclats en lisant, ce qui est rare) peut être ce qu'il est, cela n'a pas d'importance !
Nous partons en voyage de noces à Port Crau (oui les îles lointaines sont beaucoup trop courues), je sais j'avais reçu la même proposition de Georges Clooney l'an dernier mais bon, tout le monde peut se tromper, hein ?
Comme je suis partageuse, voilà un recueil de chroniques qu'il écrit pour "the observer", et je confirme qu'en les lisant on se sent déjà mieux, le sourire aux lèvres, prêts à affronter les vicissitudes de la vie avec enthousiasme!
Bonne lecture !

Catherine Dumonteil Kremer

Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 07:22

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