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"Elever son enfant...autrement"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Laplage

poser-des-limites.jpg"Poser des limites à son enfant 
et le respecter"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Jouvence

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"Relations frères soeurs du conflit à la rencontre"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Jouvence

jo_jouons_300_7cm.jpg"Jouons ensemble autrement"
Catherine Dumonteil Kremer
Editions Laplage





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Je lis, j'écoute

Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /2006 08:00

Vous vous souvenez de mon premier article ici "Rituels et red party" ?

Et bien voici un livre sur le thème des rituels en pratique. J'ai aimé son côté agréable à lire, et j'en ai tiré quelques idées.

Pourquoi j'aime les rituels : pour le côté intention pour soi ou pour l'autre. Intention spéciale. Par exemple quand j'ai participé au collier de mon amie  dont je ne parviens pas à retrouver l'article mais vous y arriverez. J'ai eu vraiment l'impression de faire quelque chose pour elle en pensant à elle,et seulement à elle et à son bébé.

J'aime beaucoup l'idée d'attentions concrètes de cette nature. Dans son livre Barbara nous donne une liste d'ingrédients, des exemples de rituels à nous de faire les notres à notre manière, j'apprécie cette liberté laissée au lecteur.

Qu'est-ce qu'un rituel ? "c'est un acte au cours duquel on unit métaphysique et physique afin d'introduire l'esprit dans notre existence matérielle." p29

Cela peut être aussi faire quelque chose pour reconnaitre, honorer, et soutenir un changement. C'est une action symbolique qui peut nous rapprocher de la dimension sacré de la vie.

Les composantes du rituels

l'intention

elle est très importante, c'est la base, ce que nous voulons faire, c'est le but du rituel.

La séquence

Tout rituel a un début et une fin, on peut marquer par une action le début du rituel, (allumer une bougie par exemple) et marqué la fin par une réflexion conclusive.

Un espace sacré (ou rendu sacré)

Des ingrédients

bougies de couleur, pierres, encens, huiles essentielles, musique, activités physiques, nourriture, seront utilisées pour le rituel.

Du sens

Il faut que le rituel que vous avez choisi parle à votre coeur si vous souhaitez que le processus fonctionne.

Pourquoi il fonctionne ? Une partie de votre cerveau ne fait pas la différence entre le rituel et la réalité. Si vous faites une chose avec l'intention de vous ressourcer et en mettant beaucoup d'attention dans cette action, il y a des chances pour que ce rituel fonctionne.

Pour ma part j'aime le côté célébration du rituel, sans attente, plutôt dans le but de fêter un passage par exemple, ou un état.

Vous trouverez dans le livre de Barbara une foultitude d'idées pour sacraliser votre quotidien.Bonne lecture.

Catherine Dumonteil Kremer

Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Je lis, j'écoute
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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /2006 11:53

Le sujet de l'apprentissage me tient à coeur parce qu'il concerne les contenus et les méthodes utilisées pour apprendre. Ce qui me passionne c'est de me demander quel type d'individus l'école produit-elle et l'impact que cela aura sur notre société. Il n'y a pas de sociétés sans individus, les parents font un énorme travail de production (de petits humains) et d'accompagnement, et l'école est l'une des nombreuses institutions où on apprend des choses.
 
Il se trouve qu'en ce moment je lis des articles traduits (Par Brigitte Guimbal) pour le congrés international de la non sco à Reims.
L'un d'eux a été écrit par Roland Meighan qui est professeur à l'université spécialiste des sciences de l'éducation. Cet enseignant a cherché à répondre à la question posée plus haut, il a d'abord essayé de faire un tri des lieux, groupes, institutions où on apprend quelque chose, cela va de l'école, en passant par les bibliothèques, les clubs de sport, les écoles de terrorisme, l'armée...etc...
Ensuite il s'est demandé quel type d'individus ces systèmes produisent. Si l'on s'attend à ce que l'école renforce l'objectif d'obtenir des êtres humains qui ne vont pas détériorer l'environnement ou les autres autour d'eux, et vont essayer autant que possible de faire un peu de "bien" autour d'eux on est déçu par ce que l'éducation nationale obtient, en fait je cite Roland Meighan

"Si ce sont nos intentions, et je propose qu’elles le soient, nous devons créer un système d’éducation qui nous donne une chance d’y parvenir. Le système actuel n’y parvient pas. Le système d’enseignement de contrainte des masses appelé ‘école’, avec une succession sans fin d'enseignements imposés appuyés par des punitions et d'autres loyens dissuasifs, ne va pas produire de telles personnes. Il va produire des gens qui, de manière générale, sont habitués à la mentalité tyrannique. Etant eux-mêmes contraints, ils sont prêts à contraindre les autres s’ils en ont l’opportunité. Il se peut que ce soit juste de la tyrannie avec un petit t, qui consiste juste à mener la vie dure aux autres, ou il se peut que ce soit de la tyrannie avec un grand T, qui consiste à être prêt à imposer son pouvoir sur d’autres personnes."

 

Roland Meighan cite un rescapé des camps de concentration :" la lecture, l'écriture l'arithmétique sont importants uniquement s'ils servent à rendre nos enfants plus humains".

Il insiste sur le fait que la façon dont on apprend est aussi importante que ce que l'on apprend. On peut devenir un tyran instruit, cela ne fera pas avancer le monde.

D'ailleurs toujours d'après cet enseignant, la solution finale a été imaginé au cours d'une réunion où la moitié des partcipants avaient un doctorat. Cela qui ne fait pas du docteur une personne respectable !

Autre citation

"Don Glines, de Educational Futures Projects, USA, a fait cette observation plutôt provocatrice : les élèves sortis des meilleures grandes écoles traditionnelles ont contribué à perpétuer la majorité des problèmes de notre société. Ce sont les étudiants sortis d’Oxford, de Cambridge, de Harvard et de Yale qui détruisent l’environnement – pas tous bien sûr, mais ils sont les dirigeants des laboratoires sans éthique, ils sont les dirigeants des entreprises, ils sont les personnes qui recherchent de gros profits. (Glines, D. 1995, Creating Educational Futures Michigan; McNaughton and Gunn).

De quoi réfléchir sur le rôle et l'efficacité de l'école.

 

 

 

 

 

 

 

Même si les petits caïds de la rue nous irritent, ce ne sont pas eux qui font les gros dégâts. Ce sont les gens qui sortent de nos institutions. Si vous voulez savoir sur qui rejeter la faute, vous devez vous interroger sur ce que des systèmes comme les universités d’Oxford et de Cambridge font quand ils produisent les auteurs de ces actes dénués de principe, ces actes dangereux et mortels ? Il se peut que nos institutions vénérées soient plus partie prenante du problème que de la solution."

 

 

 

 

Le troisième constat est intéressant, on a étudié les conditions pour fabriquer des "génies".
La première : beaucoup d'attention de la part des parents.
La seconde des contacts limités avec des enfants du même âge et beaucoup de contacts avec des adultes chaleureux qui apportent du soutien.
La  troisième : un environnement riche en créativité et fantaisie.
(Les trois facteurs ci-dessous proviennent d’une étude menée par Harold G. McCurdy citée dans Leonard, G.B. (1970) Education and Ecstasy, (Education et extase) , London : John Murray )
 
Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Je lis, j'écoute
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Mardi 28 février 2006 2 28 /02 /2006 08:25
Grande nouvelle, il sort le six mars ! Et en version française, il s'appelera


"Le concept du continuum", je meurs d'impatience ! Vous savez quoi ? Je l'ai en anglais depuis des années, mais je n'ai pas dépassé les premières pages, je craignais de me laisser influencer avant d'écrire "Elever son enfant ... Autrement" !
Il n'y a plus qu'à attendre patiemment !
Catherine Dumonteil Kremer


Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Je lis, j'écoute
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Jeudi 9 mars 2006 4 09 /03 /2006 18:16


Autre sortie intéressante ces jours-ci, le livre de Pascal Deru, pour les connaisseurs je sais que vous savez qui il est, et vous attendiez tous son livre avec impatience !
Je suis un peu jalouse que ce livre sur le jeu sorte avant le mien, et en même temps Pascal a été une de mes nombreuses sources sur ce thème, c'est à lui que j'ai acheté mes premiers jeux vraiment intéressants et ludiques ! C'est grâce à lui que m'est venu l'idée il y a déjà une dizaine d'année d'animer des groupes de parents sur le thème du jeu. Et aujourd'hui le jeu fait partie du programme de réunions des parents ressources. Le jeu fait partie de mes stages "Vivre en famille" et c'est en grande partie à Pascal que je le dois, à son amour pour le jeu, pour les personnes, et les relations.
Je me souviens des lettres manuscrites de Pascal à la suite de question concernant ces boîtes un peu magiques capables de miracle relationnel d'après Pascal, tout était possible avec un jeu.
Avec une de mes amies, nous étions soupçonnées d'être un peu amoureuse de lui, tant la communication autour de son thème d'élection était fascinante. (Carole si tu me lis, tu te rappelles lorsque tu as acheté cette ravissante fleur de bois sonore que je t'avais empruntée pour une conférence ?)
Chez Pascal on pouvait trouver toute sorte de "connecteurs" entre les êtres !
Alors voilà ce livre sur le jeu aux éditions du souffle d'or, je sais par d'autres  qu'il le portait depuis longtemps en lui, et le voilà !
Il lui ressemble, c'est un poète, ces paroles sont chaleureuses, il nous parle de jeux de société mais aussi de rencontres, de plaisir de vivre !
Un livre plein de saveurs à mettre entre toutes les mains, y compris celles de ceux qui n'aiment pas jouer !
Catherine Dumonteil Kremer

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Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /2006 05:33
 

"Zagazou" de Quentin Blake est sûrement un des meilleurs bouquins sur l'éducation non violente que je connaisse. C'est un album au format littérature jeunesse, je n'ai pratiquement rien trouvé de mieux pour expliquer ce qu'est un parent, ce qu'il peut faire...
Les personnages Georges et Bella sont un jeune couple très amoureux, ils jouent ensemble, mangent ensemble, font tout un tas de trucs côte à côte, quand ... Subitement un paquet arrive par la poste, de cette boîte surgit Zagazou, qu'en faire ? C'est un mystère...
Je vous passe les détails mais Zagazou se transformera tour à tour en vautour hurlant, en éléphant destructeur, laissant ses parents sans voix, à la fois surpris et désespérés.
Ce que je trouve amusant dans ce livre c'est que c'est un reflet de ce que nous pourrions vivre avec nos enfants, en gros ne pas trop nous inquiéter et attendre que les choses changent.
A la fin, zagazou se tranforme en grand singe velu, ses parents sont complètement au bout du rouleau, inquiets et effrayés, et puis un matin il se lève, il est devenu un être humain sociable, aimant, qui rencontre une fille à son tour, pendant que les parents eux se sont métamorphosés en pélicans !
J'aime beaucoup ce livre, et vous le trouverez sûrement en bibliothèque, il ne date pas d'hier !!!

Catherine Dumonteil Kremer
Par Catherine Dumonteil Kremer - Publié dans : Je lis, j'écoute
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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /2006 18:39

Un livre à ne pas rater si vous avez un bébé ou un bambin qui commence à peine à parler. Nathanaelle Bouhier-Charles nous initie à la langue des signes pour les bébés. Son propos est passionnant, convaincant, cela m'a fait regretter de ne pas avoir un bébé pour en faire l'expérience. L'histoire du petit Simon qui émet ses deux premiers signes "pipi et caca" dans la voiture de ses parents, c'est fascinant vraiment, je suis enthousiaste pour une raison au moins : voilà une manière de faire qui va permettre aux enfants préverbaux d'exprimer leurs besoins. Ce livre est un ouvrage très pratique, il n'était pas facile de "montrer" des signes dans un livre mais Nathanaelle et Monica ont réussi ce défi, c'est clair et très facile à exploiter en tant qu'outil concret. Les témoignages de parents sont riches et très motivants.
J'étais déjà vraiment intéressée par "l'hygiène naturelle infantile", ou le fait de vivre sans couches pour un bébé qui est écouté dans ses besoins d'élimination. Si vous souhaitez en savoir plus lisez  "L'hygiène naturelle infantile" de Sandrine Monrocher aux éditions Jouvence, il est vraiment complet pour un petit format très agréable à lire.



Nombreux sont les parents qui commencent ses techniques en France et qui ne peuvent que constater que les pleurs de leurs bébés diminuent, qu'ils comprennent bien mieux leurs demandes et y répondent par conséquent plus rapidement. Des faits qui font réfléchir, et qui montrent que les demandes du bébé peuvent être multiples. La langue des signes lui donne enfin la possibilité de l'exprimer avec clarté.
Je souhaite beaucoup de succés à ces ouvrages qui ouvrent la voie à une compréhension plus subtile et en même temps très efficace des enfants petits.

Catherine Dumonteil Kremer


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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /2006 09:58

Si vous avez déscolarisé vos enfants vous allez peut-être aimer ce livre, où l'on apprend que Léonard de Vinci, enfant, libre et souvent livré à lui même, a appris seul à écrire de la main gauche en commençant systématiquement par la page de droite. Voici ce que qu'écrit son père à son propos :"Il entreprenait des recherches dans des domaines différents, et une fois commencées les abandonnait".

John Lennon lui avait de très mauvais résultats scolaires, mal vus de ses enseignants car toujours entrain "d'inventer des remarques spirituelles".

Einstein est terriblement lent, il met des heures à répondre aux questions qu'on lui pose, il ne parvient pas à apprendre par coeur. Plus tard il dira : "Les professeurs m'ont fait à l'école primaire l'effet de sergents, et au lycée, de lieutenants."

Winston Churchill quitte sa nourrice à huit ans pour intégrer l'école préparatoire d'Ascot. "Je comptais les jours et les heures qui me séparaient du moment où je quitterais cette odieuse servitude pour retourner à la maison et rnager mes soldats en ligne sur le plancher de la nursery." "Quand ni ma raison, ni mon imagination ni mon intérêt n'étaient excitées, je ne voulais ni ne pouvais apprendre". Il est souvent puni Winston, et  puni en Angleterre cela signifiait  fouetté.

Walt Disney est scolarisé à huit ans, il préfère d'ailleurs l'école car son père est d'une extrême sévérité. A neuf ans il sera obligé de faire la distribution de journaux avec son frère et son père, il se lève à trois heures et demi le matin !

Ce qui est frappant chez tous ces hommes et femmes au destin exceptionnel, (vu de l'extérieur en tout cas), ce sont les conditions pénibles de leur vie d'enfant, la rudesse avec laquelle ils ont été traité, les évènements douloureux qui se succèdent dans leur famille, l'absence d'espoir, la tristesse, et l'absence de compréhension pour ce qu'ils sont.

Vous en tirerez les conclusions que vous souhaiterez tirer, pour ce qui me concerne, j'ai l'impression que ce succés est du à un mélange de liberté, d'anticonformisme, et de violentes souffrances qu'on n'a pas d'autres choix que de transformer pour survivre.

Les gens heureux n'ont pas d'histoire, j'en suis de plus en plus convaincu.

Bon week-end à tous.

Catherine Dumonteil Kremer

 

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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /2006 06:23

J'ai oublié de vous donner les références du livre dont j'ai parlé hier :

Il s'agit de "l'encyclopédie des cancres, des rebelles et autres génies" de Pouy, Bloch, et Blanchard chez Gallimard jeunesse.

Bon dimanche.

Catherine Dumonteil Kremer

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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 07:10

Je devrais ajouter, "je regarde" parce-que j'adore le cinéma !

Le dernier film que j'ai vu avec mes enfants c'est "L'homme de sa vie" de Zabou Breitman. Je ne veux pas vous raconter ce film, simplement vous dire, que je l'ai ressenti plus que regardé. Je trouve le regard de Zabou très sensuel-sensoriel. On voit pas mal de pieds nus, des petits pieds et des grands, des qui marchent sur le carrelage froid, ou sur les parquets qui craquent, des pieds tout doux tout petits qui vont rejoindre maman dans son lit.

Il y a ce voile tout simple, bousculé par le vent qui n'a cessé d'attirer mon regard, et puis il y a cette magnifique scène où Charles Berling s'allonge aux côtés de son père mourant, un père qui l'a renié, blessé, et qu'il rejoint malgré tout à la fin  de sa vie, ressentant peut-être qu'il ne reste de lui que l'essentiel.

Il y a cette torture que procure le sentiment amoureux !

Allez le voir si ça vous tente, c'est un merveilleux spectacle doublé d'une sensibilité rare...

Catherine Dumonteil Kremer

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Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /2006 07:48

J'ai souvent l'impression que mon lit est un nid, il n'y a encore pas si longtemps mes trois filles y venaient, discuter, jouer, rire, faire des câlins avec moi...

Ce lit c'était un refuge, un véritable lieu chaud et tendre... La semaine dernière j'ai regardé un documentaire sur Simone Veil, dés les premières minutes on l'entend dire "mon plus grand fantasme c'est d'avoir un loft avec un grand lit rond où toute ma famille pourrait venir", et elle se met à expliquer que pour elle son lit est un radeau où les enfants viennent contre les parents.

On la voit d'ailleurs deviser avec une amie, rencontrée dans les camps allongée sur son lit. Ce que dit cette dernière est étonnant."Je ne t'enviais pas d'être arrivée là avec ta mère, moi je n'aurai pas pu, je me sentais libre, je n'avais plus personne." Elles étaient de jeunes adolescentes de dix- sept ans, mais elles n'avaient vraisemblablement pas reçu la même "éducation" de la part de leurs parents. Simone Veil adorait sa mère, elle dit d'ailleurs n'avoir jamais pu accepter sa mort, c'est cette mère qui faisait que sa vie d'enfant était plus humaine.

On peut se demander comment était le quotidien de son amie, pour qu'elle en arrive à se sentir libre dans un lieu aussi terrifiant...

Bonne journée à tous.

Catherine Dumonteil Kremer

 

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