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Une pensée pour adoucir la journée

http://www.youtube.com/watch?v=vr3x_RRJdd4

Cette petite vidéo m'a mise de bonne humeur, et m'a mine de rien, recentrée sur l'essentiel !

Il y a des personnes qui ont pleuré en la regardant, d'autres qui ont été amusées, ou fascinées. Personnellement ce qui m'a touchée le plus c'est cette vieille femme qui s'approche pour recevoir un calin et ce grand homme qui se met à genoux pour lui en donner un. On peut penser qu'elle n'en reçoit plus depuis longtemps, et vous ?

La grande majorité des parents avec lesquels je travaille disent avoir manqué de contacts physiques affectueux quand ils étaient enfants, est-ce pour cela que cette vidéo tire des larmes à ceux qui la regardent ?

Les derniers "hugs" qui m'ont fait du bien ce sont ceux de mon frère. Il est venu deux jours chez nous avec son fils, et n'a pas cessé de chercher un contact physique affectueux avec moi... J'en reparlerai un peu plus tard...

En attendant, je vous souhaite une journée pleine de hugs chaleureux, les mots ne sont rien en comparaison de ces étreintes pleine de vie !

Catherine Dumonteil Kremer

Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 09:32

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"Ce n'est pas parce-que les choses sont difficiles que nous n'osons pas les faire, c'est parce-que nous n'osons pas les faire qu'elles sont difficiles" Sénèque.

Y-a-t-il des projets que vous aimeriez réaliser mais qui vous effraient à l'avance, vous voyez dans votre esprit un magma de difficultés, une tonnes de risques, et vous n'essayez pas de vous lancer ?
Cela peut aller de l'accouchement à la maison, à l'accompagnement  non violent de vos enfants, vous voudriez peut-être changer de métier, ou partir vivre dans un autre pays.
Peut-être aimeriez-vous arrêter de travailler pour passer plus de temps dans votre famille ? Voudriez- vous déscolariser vos enfants, mais vous avez peur de ne pas être à la hauteur du challenge ?

Voilà comment je fonctionne personnellement : comme vous, j'ai terriblement peur des conséquences de mes actes, je ne suis pas sûre de moi, je me remets souvent en question, je crains les risques. Mais j'ai aussi remarqué que lorsque je prends une décision, je sais enfin ou je vais et j'agis dans la direction que je me suis fixée. La difficulté pour moi réside dans le fait de se trouver entre deux chaises, de ne pas se déterminer, de se donner mille alibis pour ne pas agir. Je peux toujours trouver des raisons pour ne pas faire ce que j'aurais envie de faire et qui me fait si peur. Mais quand j'ai décidé, je passe de l'autre côté de la barrière et mentalement ça change absolument tout, je trouve des solutions au jour le jour, mon cerveau devient créatif, j'ai des idées, et ce parce-ce que je m'attelle à mon projet. Je me mets à me poser les bonnes questions, alors qu'avant toutes les questions que je me posais aboutissaient à une objection parce-ce que ma décision n'était pas prise.
Nous avons appris notamment à l'école, à faire comme tout le monde, à mesurer les risques, et à n'en prendre aucun, notre sens de la créativité était le plus souvent ignoré voire puni ! Ce sont des éléments qui sont encore en nous. Pourtant prendre des risques est la seule et unique manière de vivre, c'est mon point de vue, vous ne savez pas encore ou vont vous conduire vos enfants si vous les laissez faire, les remises en question vont être nombreuses, pour "votre" bien.
Vous méritez mieux qu'un quotidien étouffé par l'ennui !
Allez, au boulot !!!
Catherine Dumonteil Kremer

Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /Fév /2006 08:41

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Réponse de Bouddha aux questions trop théoriques sur la métaphysique :"Quand un homme a été blessé par une flêche, ce qui est important c'est d'extraire la flêche et de cicatriser la blessure, ce n'est pas de savoir le nom de l'artisan qui a fabriqué l'arc ni de quel arbre on a pris le bois qui a servi à faire la flêche."
 
J'aime bien cette image, car je la trouve très juste et vraiment "exploitable" pour notre quotidien. Qu'importe si je ne comprends pas toujours ce qui se passe chez mes enfants lorsqu'ils sont tristes par exemple. Je peux soigner "écouter", accompagner, sans comprendre les circonstances et les raisons exactes de ce chagrin qui se manifeste. Il est là, il suffit de lui donner de l'attention. Ceci fonctionne avec toutes les relations, il n'est pas necessaire de "savoir" ce qui s'est passé pour écouter, donner de l'attention, et du soutien.
 
 
Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /Fév /2006 08:00

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« …Le risque d’une aventure vaut mille jours de bien être et de confort. » Paulo Coelho « Véronika décide de mourir »

 

J’ai acheté ce livre dans une gare, en train je n’ai pas envie de lire alors que j’aurais tout le temps pour le faire, mais je n’y arrive pas vraiment.

J’ai pourtant lu quelques bouquins légers dont celui-ci fait partie.

Cette phrase, j’aurais pu la formuler moi même, car cela fait très longtemps que je pense à l’impact du confort sur notre vie quotidienne, y compris sur celle de nos enfants.

Personnellement sur ce plan j’ai été élevée dans du coton, et vraiment je ressens ce besoin d’éliminer les sources d’inconfort, et d’en faire un objectif alors que la vie c’est l’acceptation du risque, de l’inconfortable, du froid qui pique, de la fatigue, de l’absence de douche le matin, d’une nourriture plus que moyenne, etc…

Nous sommes endormis par le confort, et la vie passe, dans des maisons bien chauffées, avec une nourriture de choix, enfin tranquille, enfin anesthésiés.

Et surtout ne pas bouger, ne pas prendre le risque de pointer son nez dehors, il fait froid, ne pas changer de situations : le changement c’est la porte ouverte vers l’inconnu, c’est effrayant.

Au nom de la tranquillité on peut faire pas mal de choses vous ne trouvez pas ? Et dans le domaine de l’éducation, il y a du boulot.

D’abord à un moment où ils sont si agités les mettre à l’école, c’est déjà se ménager de cette précieuse tranquillité dont nous avons tant besoin ! Se séparer d’eux à un moment où ils ont tant besoin de nous, c’est ce que tout le monde fait, on se laisse endormir par ça aussi, la majorité le fait, c’est donc normal.

Vous ne savez pas quelles joies se cachent derrière l’acceptation de l’inconfort ! Vous ne savez pas à quel point la vie peut être imprévisible quand on la laisse agir. Parmi les  moments les plus heureux de ma vie il y a ceux que j’ai vécus sur la mer dans des positions très inconfortables, sans eau douce pour me laver, avec une impression d’humidité partout, ne sachant jamais de quoi allait être fait le prochain repas !

Ce que vous ignorez peut-être c’est que c’est vous qui avez les clés en main, c’est vous qui décidez ! Essayez au moins !

Les enfants sont une source d’inconfort considérable dans notre société mais je ne connais pas d’êtres aussi frais, stimulants, et joyeux ! J’ai partagé les meilleures périodes de ma vie avec mes enfants, et ça continue, il m’apprennent à sortir de ce confort paralysant, quelquefois avec une grande énergie !

Vous savez quoi ? Les maisons de retraites sont très bien chauffées, quelquefois j’ai l’impression que c’est presque cela qu’on recherche une vie sans risque et sans surprise où tout est prévu.

Jetez-vous à l’eau, prenez le risque de vivre ! Et venez raconter si vous en avez le temps.

 

Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /Fév /2006 07:15

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