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Élever son enfant autrement


Des larmes salvatrices

Publié le 11 Septembre 2014, 03:09am

Catégories : #Au fil des jours

Photo Béatrice Mantovani

Photo Béatrice Mantovani

Alors la meilleure part, comment se débarrasser de ces sentiments difficiles liés à l'école ?

Je me souviens d'une rentrée spéciale pour ma fille aînée, après plusieurs années de déscolarisation, je reprenais le travail et elle le chemin de l'école. Dès qu'elle a eu le dos tourné, j'ai pleuré… J'ai pleuré tranquillement, je n'ai pas essayé de fuir mes émotions, de ravaler mon chagrin.

Ce genre d'opportunité m'a aidé à éliminer peu à peu toutes mes blessures d'écolières. Les souffrances que j'avais vécues à l'école ne m'ont plus autant parasité.

Mon rapport à l'autorité a changé. Je n'étais plus ni rebelle, ni soumise, simplement moi-même et contente de l'être !

 

La prochaine fois que vous vous approcherez de l'école de votre enfant, du collège ou du lycée, essayez de vous connecter à ce qui se passe en vous, simplement observez si vous y pensez. Et si vous l'osez laissez votre ressenti vous envahir, jusqu'à exprimer l'émotion qui est là toute proche.

J'ai pleuré de nombreuses fois dans ma voiture, après avoir accompagné mes enfants, ou chez moi lors d'un moment de calme après la tempête du petit matin où chacun court pour être à l'heure…

Il y a de multiples occasions de travailler, je pense aux rendez-vous pris avec les enseignants pour expliquer notre façon particulière de fonctionner sans punition, aux réunions parents professeurs, toutes ces situations où l'on peut se sentir un peu écrasé par l'autorité de l'institution. Il suffit d'être présent aux sentiments qui pointent le bout de leur nez dans ces moments clés et de penser à les travailler en amont par exemple, ou plus tard quand notre emploi du temps s'y prête.

 

Pour ma part, quand j'avais bien pleuré, je me sentais plus claire, et plus efficace aussi. J'avais plus de pouvoir sur moi-même, ce qui finalement m'a amené à écouter les demandes de déscolarisation de mes deux dernières filles quand elles se sont manifestées à l'école primaire.

 

Tout le monde ne peut pas déscolariser ses enfants, mais tout un chacun peut verser des larmes pour soigner son chagrin, et devenir un soutien efficace pour ses enfants scolarisés.

 

Dans la foulée je vous annonce que je serai le 9 octobre à 20 h 30 à Barcelonnette pour animer un débat après la diffusion du film « Être et devenir » de Clara Bellar au ciné Ubaye.

 

Que ce film a besoin de soutien pour sa sortie en DVD :

http://www.editions-instant-present.com/%C3%8Atre-et-devenir-dvd-souscription-p-70.html

 

Et que le numéro 9 de PEPS parlera des conditions pour un apprentissage optimal :-)

avec tout un dossier sur la créativité et comment la faire fleurir en nous et autour de nous !

Vous pouvez vous abonner ici :

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Catherine Dumonteil Kremer

 

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Carine 12/09/2014 11:26

Merci pour ces mots qui font beaucoup écho. Mon aîné vient de rentrer à la maternelle et toutes mes émotions d'enfant et de petites élèves se ravivent en moi, sans que je ne me laisse suffisamment le droit de les accueillir. Alors, merci pour cette autorisation.

Laurence 11/09/2014 08:10

merci pour ce rappel,
J'ai toujours eu le sentiment d'avoir adoré l'école. .. je me rends compte aujourd'hui que c'était parce que c'était toujours mieux qu'à la maison!
Mes deux plus jeunes sont scolarisés depuis un an dans une école avec des méthodes de travail dites différentes, mais déjà mon fils pleure qu'il ne veut plus y aller, qu'il ne veut plus qu'on l'oblige, qu'il ne veut plus écrire sans cesse au lieu de plonger avec délice dans ce qui le passionne... alors oui, je vais pleurer sur ce que ça fait résonner en moi...
encore merci Catherine, je ne partais pas dans la bonne direction!

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